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Posté par le 16 mai 2009 dans Politique municipale, Projet Montréal

Mon discours en tant que candidat de Projet Montréal à la prochaine élection

discours d'investiture 2009

Depuis le 12 mai dernier, je suis officiellement investi en tant que candidat de Projet Montréal dans le district DeLorimier.

Mais bien que la soirée d’investiture se soit déroulée devant près de 200 personnes et que les membres nommaient six candidats distincts (dont la colistière du chef), le journal La Presse n’a pas trouvé pertinent de mentionner quoi que ce soit sur l’événement. Pourtant, ce même journal n’avait pas hésité d’afficher à la une de la Cyberpresse le fait que l’ex-chef du Bloc-Pot se présentait comme candidat indépendant dans le district Jeanne-Mance. Mais heureusement pour la petite histoire, mon discours a été enregistré par la caméra de Bruno Dubuc.

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Voici donc l’essence de ce qui m’anime en politique municipale… ce discours que je porte en moi. Toutefois, j’ai beau être fier de la construction de ce discours, vous constaterez que je suis plutôt un tenant de la lecture expressive que du discours pur. À chacun ses forces; les miennes étant manifestement plus dans le texte que la présentation! En ce sens, je vous refilerai donc, ci-dessous, le texte en question.

—///—

(1.    introduction et présentation)

Amis, familles, camarades, voisins,
M. le député,
Ma grande famille éclatée du Plateau !

•    Aujourd’hui, c’est un flot naturel qui me mène à vous : afin de solliciter votre appui comme représentant et candidat de Projet Montréal dans le district DeLorimier.

•    Ayant passé 90 % de mon existence dans ce quartier, le Plateau m’habite… et je vis à travers lui.

•    Il faut dire que j’ai grandi dans l’axe de la rue Laurier : ma mère habitait le Mile-End et mon père devant le parc Laurier. À 9 ans, ma mère eut la chance d’intégrer une Coop : la Coop La Loge sur la rue Clark. C’est dans ce cadre social que je compris que l’organisation et la solidarité étaient à la base de notre qualité de vie.

•    Du côté de mon père, très impliqué dans l’organisation du PQ (à l’époque), je grandis littéralement dans la culture politique. Durant plusieurs années, j’étais même le facteur attitré pour distribuer le courrier aux membres.

•    Et d’ailleurs, je profiterai de l’occasion, aujourd’hui pour remercier mon ami d’enfance, Fred Poulin, qui m’a souvent aidé à terminer cette tâche militante.  Franchement Fred, arriverais-tu à dire le nombre de journées où nous avons serpenté le quartier à cette tâche ?

•    Par la suite, ma mère a déménagé à Vancouver, mon père, lui, sur la rue Papineau. Pour ma part, je me suis expatrié deux ans dans Rosemont… non sans réaliser que les loyers dans mon quartier étaient dispendieux.

•    Deux ans plus tard, j’ai rapatrié mes amis du secondaire dans un logement de la rue Delorimier. Une aventure qui s’est terminé, après 3 séances à la Régie du logement, lorsque nous concédèrent la reprise du logement par le propriétaire.

•    Maintenant, depuis 10 ans, je vis dans un grand logement de la rue Berri… encore et toujours en colocation.


(2.    Logement social)

Bon, je vous parle beaucoup des mes anciens logements, mais c’est pour vous exprimer que :
•    Le logement, ce n’est pas seulement un lieu de résidence, c’est l’ancrage d’une personne dans sa société, c’est là où se construit l’individu qu’il deviendra.

•    Puis, c’est vrai, bien que beaucoup d’indigènes du quartier aient participé au développement de cet environnement qui fait l’envie du monde aujourd’hui, beaucoup des miens se sentent menacés d’être éjectés du Plateau,  par la spéculation, illégale, sur nos logis.

•    D’ailleurs, en passant, pour solutionner ce problème et défendre les locataires, dire qu’il suffirait de rendre accessible un registre des baux.

•    Ici, il faut donc impérativement comprendre que la spéculation est un ennemi, non seulement elle nous dé-solidarise en reprogrammant l’échelle des valeurs collectives (le profit avant la vie), mais la mixité sociale est au cœur de notre identité, elle est synonyme de notre richesse culturelle et de notre harmonie.

•    Ensuite, oui, je suis troublé par l’exode de mon tissu social. Principalement, de celle des jeunes familles. Finalement, c’est comme si notre quartier n’était pas un si bon environnement pour fonder une famille.

•    Évidemment, l’une des raisons de cet exode, est que les loyers sont trop chers… qu’il n’y a pas assez de logements adaptés aux familles.

•    En ce sens, l’Est du Plateau est un territoire intéressant, car il résiste bien à la gentrification. Subséquemment, il  demeure ainsi un gros potentiel d’aménagent pour les jeunes familles.

•    Il va de soit, l’enjeu principal de ce district est l’éventuel espace libéré par le déménagement du garage de la STM.

•    Autour de ce projet, si nous orientons cet espace aux logements sociaux, nous pouvons certainement articuler une vision familiale dans l’Est du Plateau.

(3. l’Est du Plateau et famille)

Une autre raison qui contribue à l’étalement urbain, c’est évidemment, l’incessante hausse de la circulation de transit automobile,
Ici, vous connaissez l’équation :

Plus de voitures dans notre quartier=
•    + de pollution,
•    + de saleté,
•    + de bruits,
•    + de stress urbain,
•    + d’insécurité,
•    + d’agressivité,
•    + d’accident,
•    + voir… plus de morts
•    Et pendant que notre milieu de vie se dégrade, que fait l’administration Tremblay ? Hé bien, elle augmente le parc automobile de l’Île afin de faire travailler les Frank Catania de ce monde !

•    Concrètement, à l’heure où les calottes glacières fondent, à l’heure où le smog s’accroit en haut de nos têtes… Et bien les priorités d’Union Montréal seront d’utiliser l’argent de nos taxes pour :

•    reconstruire l’échangeur Turcot en aspirateur à voiture
•    transformer la rue Notre-Dame en autoroute, puis
•    construire un nouveau pont pour l’autoroute 25, évidement en PPP.

Mais heureusement, il y a des solutions !

(4.   Piétonisation de l’avenue du Mont-Royal)

•    La première, évidemment, c’est de voter pour Richard Bergeron à la Mairie. 

•    Puis après, voter pour une majorité d’élus de Projet Montréal dans le Plateau. En ce sens, un premier effet concret de ce changement de garde au Conseil d’arrondissement sera… la piétonisation de la rue Mont-Royal.

•    À cet effet, nous soumettrons 4 scénarios distincts afin de bien consulter l’ensemble de la population sur ce changement.

•    Et ici, je profiterai de l’occasion pour souligner l’évolution positive des relations entre commerçants et résidents.

•    Fort des exemples de la piétonnisation de la rue Ste-Catherine et bientôt de la rue St-Paul, autant les commerçants comprennent maintenant leurs avantages économiques de  piétonnier pour attirer davantage de clients, autant les résidents comprennent que le succès de nos commerces de proximité est au cœur de notre richesse culturelle.

•    Car, comme le dit Laure Waridel, si acheter c’est voter, et bien acheter dans le Plateau… c’est voter pour nous.

•    Par ailleurs, en freinant la circulation automobile de transit, Mont-Royal piétonnier sera le point de départ d’une deuxième solution.

(5.    Les Quartiers verts)

•    Ici, laissez-moi vous proposer un plan, un plan que j’ai ramené de mon expérience comme stagiaire à l’Hôtel de Ville de Paris.

•    Un plan, qui consiste en l’élaboration… de quartiers verts. Concrètement, des zones délimitées résidentielles, végétalisées et libérées du trafic de transit par des aménagements distinctifs.

•    Pour en savoir plus concernant exactement la teneur de ce projet, je vous invite à lire mes propositions que je soumettrai au congrès à ce sujet.

•    Alors, voilà, dans le Plateau, il est temps de reprendre possession de notre territoire, il est temps de dépasser la logique individualiste de l’automobile… et il est temps de penser aux prochaines générations.

(6.    Conclusion)

•    Il y a quatre ans, je me suis donné corps et âme pour faire élire notre chef et donner un premier siège à Projet Montréal. J’ai réussi ma mission. Maintenant, je trépigne à l’idée de retourner en porte-à-porte, pour encore, convaincre nos concitoyens de nos projets pour l’avenir.

•    Mais, cette fois, en 2010, ma mission sera de pouvoir travailler avec cette formidable équipe que nous construisons ce soir, d’autant plus que l’exceptionnelle intelligence de notre chef pourra être mise au profit du quartier.

•    Alors, maintenant, il n’y a pas de place pour l’autosatisfaction et le relâchement de l’action. Au contraire, notre responsabilité face à l’avenir et la confiance de nos concitoyens nous fixe une feuille de route.

•    Bien sûr, l’heure est grave d’un côté climatique. Bien sûr, les solutions sont difficiles; mais nous gagnerons… nous gagnerons en disant que c’est possible… possible ensemble.

•    La preuve, il y a deux ans, qui aurait cru possible l’élection de Barack Obama ? Qui aurait cru possible l’élection de mon politicien préféré ?


•    Amis, familles, camarades, voisins !

M. Le député

•    Je vous demande l’honneur d’être l’équipier de la très compétente Josée Duplessis. Je vous demande, à nouveau, d’être votre candidat dans Delorimier.

•    Merci

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2 Commentaires

  1. t’aurais du me le dire je travaille pour le 24h, j’aurais pu en pârler a mon affectateur.

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