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Posté par le 10 novembre 2008 dans Politique municipale, Société

Les Noirs en politique. Quelques explications à Christine Mitton

démocratie

Un texte en réaction à l’article de la journaliste Laura-Julie Perreault, publié le 8 novembre 2008, intitulé A quand un premier ministre noir au Québec ?

Suite à la lecture de cet article, la moutarde m’a carrément monté au nez. En effet, non pas que je sois en désaccord avec le sujet, loin de là, mais je me sens quelque peu visé par les propos de Christine Mitton dans l’article en question. D’entrée, vous devez savoir que Mme Mitton est l’une des deux candidates que j’ai vaincue à l’élection municipale de 2005 à Montréal (en tant que colistier de Richard Bergeron , le chef de Projet Montréal).

Manifestement, mon ex-adversaire ne comprend toujours pas les raisons de sa défaite à cette élection. Or, puisque des médias ne cessent de suggérer l’idée simpliste que la peau noire de Mme Mitton y serait pour quelque chose, il est temps pour moi de donner quelques explications sur ma victoire.

Image de prévisualisation YouTube Cette thèse, reprise dans l’introduction de l’article de Laura-Julie Perreault, trouve sa source dans le documentaire « allez voir le nègre que les gens viennent d’élire! » du réalisateur Russell Ducasse. Bien que ce documentaire soi bien intentionné et pertinent dans son ensemble, je pense que la conclusion de Ducasse fut préconçue dans le cas de la défaite de Christine Miton. En effet, son objectif étant de corroborer son sujet, ce dernier ne s’est pas donné la peine d’analyser la dynamique électorale en profondeur.

Avant tout, à l’ère de Barack Obama justement, je trouve irresponsable de suggérer le supposé racisme des électeurs de mon quartier. Non seulement cette idée insulte l’intelligence de mes 3078 électeurs, mais en plus, elle évacue tout le crédit de ma propre campagne. N’en déplaise à la paresse intellectuelle de certains médias et à l’orgueil de Christine Mitton, je trouve arriéré de ramener la politique à une simple question de couleur. Franchement, ne vous est-il jamais venu à l’esprit que les électeurs du district DeLorimier avaient simplement voté pour les idées de Projet Montréal ? Et je vous pose la question, pensez-vous vraiment que la couleur de peau à Mme Mitton soit (ou devrait être) un attribut plus déterminant que l’introduction du chef de Projet Montréal au conseil de ville ?

Le district de DeLorimier est celui à l’extrême Est du Plateau Mont-Royal

Ainsi donc, Mme Mitton affirme qu’elle ne saura jamais pourquoi elle a perdu en 2005. Pourtant, si elle avait daigné retourner mon appel téléphonique après l’élection, elle aurait pu avoir des éléments de réponse. Pour sa décharge toutefois, il est vrai que les candidats de l’équipe Tremblay souffrent d’un complexe de sur confiance. Mais ce que Mme Mitton se borne à ne pas vouloir comprendre, c’est qu’en ma personne, elle affrontait le colistier du chef de Projet Montréal dans une lutte triangulaire contre la conseillère sortante. Et justement, c’est cette dynamique qui fût la principale raison de me choisir colistier dans le district DeLorimier.

Résultats de l’élection municipale dans le district DeLorimier (arrondissement du Plateau Mont-Royal) le 6 novembre 2005 :
Nombre total d’électeurs inscrits: 24 418
Nombre total de votes exprimés: 8 664 (35,48%)

  • Carl Boileau (PM) : 3078 votes (36,53%)
  • Christine Mitton (UCIM) 2 838 votes (33,69%)
  • Christine Poulin (EBVM) 2 509 votes (29,78%)

Pour revenir au sujet des Noirs en politique, Mme Mitton sera peut-être étonnée d’apprendre que durant toute cette campagne électorale en 2005… je ne savais même pas qu’elle était noire. Bien sûr comme tout bon citoyen, j’avais vu les pancartes électorales, mais je n’avais pas prêté une attention particulière aux couleurs des candidats. Donc, vous déduirez que jamais ce détail ne m’est venu aux oreilles en porte-à-porte. C’est tout dire du racisme suggéré de mes voisins et électeurs potentiels.

Pour moi, ce qui sautait aux yeux sur la fameuse affiche électorale de l’UCIM en 2005, c’était l’horrible slogan débilitant et l’image carton du maire Tremblay

Contrairement à la favorite de l’establishment, il n’y a jamais eu aucun média pour parler de mon rôle sur ce qui s’avère encore la réalisation de ma vie. Pourtant, au nom d’une vision de l’avenir, j’ai donné un an de ma vie (bénévole) pour atteindre cet objectif… que j’ai réussi! Donc, vous comprendrez que mon salaire ne résidant ni dans l’argent, ni dans la reconnaissance, je suis passablement frustré que l’on s’intéresse davantage à la couleur de mon ancienne adversaire plutôt qu’à la pertinence idéologique de mon parti.

Alors, voilà, dans cette histoire, il m’offusque que l’on s’étonne de la «mystérieuse» défaite de Christine Mitton plutôt que de la singulière victoire de Projet Montréal. Et, plus inacceptable encore, il me désole que l’on réduise cette élection avant-gardiste au supposé vote raciste de mes concitoyens. Franchement, ne jugez-vous pas que l’arrivée du tramway à Montréal et notre vision de la ville qui s’ensuit soit d’autrement plus importante que la couleur de peau des candidats ?

Martin Luther King disait qu’il rêvait d’une société où nous serions jugés pour nos caractères respectifs. Si cet idéal doit s’appliquer, encore faudrait-il faire de la politique avec les idées plutôt que sur l’image. Maintenant, libre à vous d’être cohérent avec l’application de ce principe.

J’ai le rêve qu’un jour mes quatre enfants vivront dans une nation où ils ne seront pas jugés pour la couleur de leur peau, mais pour leur caractère
– Martin Luther King

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5 Commentaires

  1. Tiens, ici-bas, voilà qui donne raison à mes électeurs ayant voté pour une intelligente voix d’opposition plutôt que de valider la politique de corruption du maire Tremblay

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/200811/11/01-38715-montreal-a-contourne-sa-propre-charte.php

    Montréal a contourné sa propre Charte

    L’administration du maire Gérald Tremblay a fait fi de l’opinion de ses propres juristes et contourné la Charte de la Ville de Montréal pour privatiser et fusionner deux importantes sociétés paramunicipales qui, ensemble, gèrent des actifs immobiliers d’environ 300 millions de dollars, selon une enquête réalisée par La Presse.

    Selon la Charte, la Ville devait demander l’autorisation du gouvernement du Québec pour fusionner la Société de développement de Montréal (SDM) et la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM). Le comité exécutif de la Ville, alors dirigé par Frank Zampino, a décidé de passer outre à cette disposition, car cela aurait pris trop de temps à son goût. Il a plutôt décidé de les convertir en organismes à but non lucratif et de les fusionner en vertu de la Loi sur les compagnies, le 1er janvier 2007.Cette décision, en apparence technique, a des conséquences concrètes. Sous la direction de Martial Fillion, ancien chef cabinet du maire, la SHDM s’est en partie comportée comme si elle n’avait pas à suivre toutes les règles de fonctionnement de la Ville. Elle s’est ainsi engagée à verser 15,8 millions de dollars à l’entrepreneur Frank Catania, alors qu’aucun règlement municipal ne l’autorisait à agir de cette façon.

    Toujours sous la direction de M. Fillion, la SHDM a prétendu qu’elle n’était plus assujettie à la Loi d’accès à l’information, ce qui était faux. Elle refuse toujours de dire qui a répondu à un appel d’offres lancé il y a deux ans, et qui a finalement été accordé à Frank Catania et associés.

    Le 10 octobre dernier, M. Fillion a été suspendu avec solde lorsque La Presse a révélé qu’il faisait l’objet d’une enquête interne pour avoir présumément avantagé de façon indue l’entrepreneur Frank Catania. L’enquête se poursuit.

    En vertu de ses nouvelles lettres patentes, la SHDM peut acquérir et posséder des biens immobiliers jusqu’à un milliard de dollars. La façon dont elle a vendu des immeubles et des terrains a été contestée depuis quelques semaines, notamment au conseil municipal.

    Hier, Richard Bergeron, chef d’un des deux partis de l’opposition, a réclamé une enquête publique au premier ministre Jean Charest sur les transactions foncières et immobilières de la Ville. «La fusion de la SDM et de la SDHM, puis la transformation de cette dernière en société privée à but non lucratif, ont-elles respecté la Charte ?» demande-t-il.

    Selon la Charte, la Ville de Montréal doit demander l’autorisation au gouvernement du Québec avant de créer des organismes à but non lucratif pour agir dans le domaine immobilier et de fusionner des sociétés paramunicipales. Seul le lieutenant-gouverneur a le pouvoir de «délivrer sous le grand sceau de la province des lettres patentes» à cet effet.

    C’est ce que Me Lyne Charest, directrice des affaires juridiques de la Ville, a rappelé lorsqu’il a été question de fusionner la SHDM, qui s’occupait surtout de logement social, et la SDM, qui gérait le parc immobilier de la Ville. Mais son patron, Robert Cassius de Linval, directeur du Service des affaires corporatives, a rejeté son opinion et lui a préféré celle d’un professeur de droit, Jean Hétu.

    Vide juridique

    Jean Hétu soutenait qu’il s’était créé un vide juridique lors des fusions municipales, a dit M. de Linval, au cours d’un entretien, lundi. «Hétu dit quelque chose de très simple : la Charte qui a permis la création de la SHDM et de la SDM avant les fusions municipales du 1er janvier 2002 n’existe plus. Cette Charte a disparu. Rien n’indiquait que ces deux sociétés étaient soumises à la nouvelle Charte qui est entrée en vigueur avec la nouvelle Ville de Montréal en ce 1er janvier 2002.»

    M. de Linval a donc recommandé au comité exécutif de convertir la SHDM et la SDM en sociétés privées en vertu de la Loi sur les compagnies, puis de les fusionner en vertu de la même loi. «Les instances ont choisi de retenir cette interprétation», a-t-il dit. Pourquoi avoir agi ainsi ? Pourquoi ne pas avoir suivi plutôt les dispositions de la Charte ?

    «La Ville cherchait à réaliser le plus d’économies possible, a-t-il dit. En fusionnant la SDM et la SHDM, on réduisait le nombre de postes de 15 personnes par année et la contribution financière de la Ville passait de 4,1 millions à 2,7 millions en 2007.» En suivant la Charte, la fusion aurait pu prendre trois ans, car le gouvernement du Québec aurait alors cherché à clarifier tous les titres de propriété, a indiqué une source bien au fait du dossier.

    Ces questions d’économie sont un prétexte, a ajouté cette source. «En vérité, plusieurs des 15 personnes qui ont quitté ces deux sociétés se sont retrouvées à la Ville et ont donc continué à être payées. À l’inverse, la Ville est probablement en train de dilapider une partie de son patrimoine immobilier et à vil prix. Tel est l’enjeu.»

    Il a été impossible, hier, d’obtenir des commentaires des porte-parole du maire Gérald Tremblay et de la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau.

  2. L’intelligence d’Obama a été d’éloigner le plus possible la campagne des questions raciales. Visiblement tout le monde n’est pas à sa hauteur!!

    En tant que métis, je suis aussi profondément énervé par les propos de cette dame. Je vais te dire, pour moi c’est exactement la même chose que ceux qui crient à l’antisémitisme pour un oui ou pour un non : au lieu de le prévenir, ils l’inventent là où il n’était pas. De la même manière les propos du genre de Madame Mitton peuvent conduire à un réveil du racisme.

    Il est extrêmement dangereux de rendre banal les mots racisme, comme antisémitisme. Et il est de la responsabilité de ceux qui se sentent victimes, comme madame Mitton de ne pas crier au loup sans raison valable.

  3. Salut Pierre,
    A priori, je ne me m’intéresse pas à ces histoires de couleur… d’autant plus que je ne crois pas au concept de race chez l’être humain. Mais bon, puisqu’il faut croire que ce serait un critère déterminant pour une partie de la population, c’est malheureusement une dynamique avec laquelle il faudra faire encore quelques années. D’ailleurs, c’était je crois, le sens du documentaire de Lacasse. Or, si ce film demeure un documentaire éclairant, je ne crois pas que la thèse initiale ne s’applique à la campagne électorale de Christine Mitton dans le Plateau.
    Bien sûr, Mme. Mitton est en droit de se questionner… mais cette dernière n’a jamais vraiment cherchée à comprendre les réelles raisons de sa défaite (les atouts de ses adversaires).
    Cependant, si officiellement, Mme Mitton « refuse de croire que la couleur de sa peau a joué un rôle dans cette histoire », le danger d’évoquer la raison du racisme… est justement de l’inventer là ou il n’existait pas.
    Comme quoi ces histoires de couleurs deviennent secondaires, je te laisse avec cette excellente analyse

    Le président noir et l’Amérique blanche
    Jean-François LISÉE
    Le Devoir (opinions)
    lundi 17 novembre 2008

    ________________________________________
    Seulement 43 % des Américains blancs ont voté pour le nouveau président, contre 95 % des Américains noirs. C’est peu ? Je vous laisse juge. Disons d’abord que la majorité des blancs vote traditionnellement pour les républicains. « Voilà le Sud perdu pour une génération », avait déclaré le président démocrate texan Lyndon B. Johnson, le jour où il a signé la loi-phare garantissant aux Noirs leurs droits civiques, notamment ce droit effectif de voter que les autorités blanches du Sud tentaient par mille moyens de leur retirer. Johnson savait que les blancs conservateurs du Sud, massivement démocrates jusque-là, se sentiraient trahis et se tourneraient vers les républicains. Il avait raison, mais avait mal jugé l’ampleur du mal. Il y a maintenant deux générations que la majorité blanche sudiste tourne le dos aux démocrates.
    Alors, quel est « l’effet Obama », dans la distribution du vote racial ? À 43 % mardi dernier, sur l’ensemble des États-Unis, le candidat noir a obtenu 2 % de votes blancs de plus que John Kerry en 2004, 1 % de plus qu’Al Gore en 2000 et le même niveau que Bill Clinton en 1996.
    C’est donc dire que le premier candidat présidentiel noir, loin d’avoir repoussé l’électorat blanc, en a attiré davantage que ses deux prédécesseurs démocrates. C’est vrai en pourcentage, c’est encore plus vrai en chiffres absolus, car le niveau de participation a augmenté.
    En détail et par rapport à Kerry, Obama a fait mieux : chez les femmes blanches (+2 %) ; chez les hommes blancs (+4 %) ; chez les Blancs qui ont une éducation postsecondaire (+11 %).
    Mais le Sud ? L’ancienne confédération ? Le paysage y est plus contrasté. En descendant la côte est, Obama a triomphé en Virginie, siège de la capitale des anciens États sécessionnistes. Il y a augmenté de 7 % le vote blanc démocrate, le portant à 39 %. Mais cela est surtout dû aux professionnels qui peuplent la banlieue sud de Washington. On voit mieux le comportement des « vrais Virginiens », comme les avait diplomatiquement désignés Sarah Palin, lorsque l’on observe la Virginie occidentale, non polluée par les Yuppies de Washington. Le vote blanc pro-Kerry était en 2004 de 42 %, celui d’Obama de 41 %. Rien de grave. En Caroline du Nord, le président élu peut sabler le champagne : il a tiré huit points de pourcentage de plus chez les Blancs, à 35 %, ce qui est un bond considérable. En Caroline du Sud, il n’a pris que quatre points de plus, mais il pousse la proportion de 22 à 26 %, donc on voit que la barre est bien bas. En Géorgie : calme plat. Le plus-blanc-que-blanc Kerry avait eu 23 % du vote blanc, Obama aussi. D’autres anciens États confédérés n’ont pas bronché devant l’arrivée d’Obama : au Texas, au Tennessee, en Floride, Kerry et Obama ont fait scores égaux.
    Mais vers le « Sud profond », en Alabama, la position d’Obama se dégrade. Il perd dix points par rapport à Kerry. Le vote démocrate blanc, déjà malingre à 19 %, chute à 10 %. Une misère. Au Mississippi, l’affaissement est moins cruel, mais il choit aussi, passant de 13 à 10 %. En Arkansas, il perd six points, à 30 %. En Louisiane, finalement, c’est la chute libre. Kerry avait eu 24 %, Obama n’a que 14, dans cet État pourtant abandonné par les républicains avant, pendant et après l’ouragan Katrina.
    Pris tous ensemble, les Blancs de l’ancienne confédération sudiste ont augmenté d’un maigre 0,2 %, mais augmenté tout de même, le vote démocrate. Le mur du refus circonscrit un Sud conservateur — Alabama, Mississippi, Arkansas, Louisiane — dans lequel Obama avait la double tare d’être démocrate et noir. On ne le lui a pas pardonné. Cela illustre combien sa victoire n’est pas partout en Amérique le début de la fin du racisme, mais, dans ces quatre États, pas même la fin du début.
    Le contraste est d’ailleurs frappant avec l’attitude des habitants du Midwest, le coeur du pays, loin des côtes, de ses dépravations et de ses dérives, peuplé plutôt de ces « small towns hard-working Americans » dont McCain et Palin ont chanté les louanges et se sont fait les représentants. Que l’on juge des progrès d’Obama dans le vote blanc : Minnesota (+3), Idaho, Dakota du Sud, Wisconsin (+4), Kansas, Montana, Nebraska (+6), Utah, Dakota du Nord, Wyoming (+7), la palme revenant à l’Indiana (+11).
    C’est là, plus que dans le Nord-Est ou sur la côte ouest où Obama a dominé, que deux questions des sondages de sortie des urnes ont éloquemment parlé. Ils ont indiqué que parmi ceux qui croyaient importante la question de la couleur de la peau d’Obama, ce facteur les a plutôt portés à voter pour lui. Et parmi ceux qui ne voyaient pas dans l’élection d’enjeu racial, il a également tiré les votes vers lui. Bref, au total et malgré l’aversion provoquée dans le vieux sud, la question raciale a joué plutôt pour lui et non contre lui.
    Même dans l’Amérique religieuse, Obama a attiré les ouailles, peut-être à cause du caractère un peu messianique de sa personne, de la qualité de son éloquence aux cadences de preacher ou parce qu’une publicité électorale républicaine l’a ironiquement comparé à Moïse ouvrant la mer Rouge. Bref, il a non seulement tiré vers lui davantage d’évangélistes blancs que Kerry (+3 %), de catholiques blancs (+4 %) et de juifs (+4 %). Mais a réussi le tour de force d’accumuler davantage de fidèles qui vont à l’église chaque semaine (+8 %) et davantage d’infidèles qui n’y mettent jamais les pieds (+5 %).
    La déception : le vote des jeunes, qui n’a pas augmenté significativement. Mais à l’intérieur de ce groupe des moins de 30 ans, Obama a poussé l’avantage (+16 % par rapport à Kerry). McCain s’est contenté des aînés (+1 % par rapport à Bush).
    Avoir la jeunesse de son côté est évidemment un atout, pour qui souhaite briguer un second mandat. D’autant qu’Obama a très largement dominé parmi les électeurs qui votaient pour la première fois et qui constituaient 11 % de l’électorat. Dans ce groupe, 68 % ont voté pour lui.
    Évidemment, les grandes sources de victoire d’Obama se trouvent à l’extérieur de la majorité blanche. Il a fait exploser le niveau d’appui démocrate chez les latinos (de 53 % pour Kerry à 66 % pour Obama, dans un groupe qui représente 8 % de l’électorat). Puis, et peut-être surtout, il a fait augmenter le poids relatif du vote noir dans l’ensemble de l’électorat (passé de 11 à 13 % de l’ensemble). À l’intérieur de ce groupe maintenant plus lourd, il a poussé son avantage, faisant passer le vote démocrate de 88 % sous Kerry à 95 % selon les sondages de sortie des urnes. Une proportion à l’albanaise jugée sous-estimée par la firme Gallup, qui affirme de son côté que la vraie proportion est de, tenez-vous bien, 99 %.
    ***
    Jean-François Lisée, L’auteur est directeur exécutif du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal. Il vient de publier Pour une gauche efficace aux éditions du Boréal.

    Source
    http://www.ledevoir.com/2008/11/17/216711.html

  4. Bonjour ,
    Je voudrais seulement souligner a monsieur Carl Boileau que madame Mitton savait tres bien pourquoi elle avait perdu vu qu’elle a expliqué a certains electeurs dont je fais partie, la difficulte de sa circonscription et cela durant sa campagne, avant les elections (meme explications que les votres !!) .Elle a ete j’imagine, convaincue que les electeurs voteraient pour une equipe forte et a moyens ,ou comme vous le precisiez ,pour la candidate de l’establishment .Je suis triste de sa mauvaise foi d’autant qu’elle en rajoute en disant(pretendant) refuser de croire que c’est du racisme (vertueuse a part de cela!!!) .Je suis fier d’avoir voté pour vous et vos idées et de ne pas avoir voté pour des opportunistes transfuges du parti quebecois ,qui comme chacun le sait n’est pas la meme tasse de thé que le maire trembley .Voila c’est dit ainsi peut être , un complement d’explication .Je trouve quant a moi que les minorites visibles devraient présenter plus de candidats et que ces derniers ont une résponsabilités particuliéres car nous sommes une societes en construction avec de nouveaux élèments .Le racisme éxiste ,je dirais partout a travers le monde et c’est quelques chose qu’il faut combattre mais il ne faut pas que l’on crie a chaque fois au loup car nous le videront de son sens .

    Merci

  5. Merci pour votre témoignage Samer… cela est très apprécié.

    Le racisme existe dans toutes les sociétés tapies sous diverses formes ; or il est de notre devoir citoyen que de le combattre lorsque nous l’apercevons. Mais si le combat contre le racisme est un marathon dans l’histoire de l’humanité, je suis convaincu que les prochaines générations arriveront à s’en libérer toujours plus.

    Pour revenir à ce qui est pertinent, je compte me représenter à la prochaine élection municipale. Si bien que j’espère toujours compter sur votre confiance. À ce sujet, n’hésitez pas à me contacter pour tout échange et/ou question.

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