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Posté par le 15 juillet 2009 dans Politique municipale, Projet Montréal

Pour une véritable politique du vélo et du roller à Montréal

politique du Vélo

Cette proposition m’avait été soumise, (trop tard) durant le dernier congrès de Projet Montréal, par une personne qui tient à garder sa confidentialité. Aujourd’hui, je pense qu’il faudrait la bonifier afin d’en activer ses principes. Qu’en pensez-vous?

Les quelques « pistes cyclables » dessinées à la va-vite ces dernières années ne constituent pas un réel réseau cyclable. Et ce, d’autant qu’elles le furent sans réelle concertation avec les associations et les arrondissements concernés. Par ailleurs, doter la ville d’une véritable politique du vélo et du roller, ce n’est pas seulement qu’implanter des pistes cyclables, c’est comprendre aussi les raisons qui limitent sa progression. (Selon les « non-usagers » de la bicyclette, il s’agit de la dangerosité des itinéraires, de la distance, des problèmes à stationner les vélos, voire le vol de ceux-ci). Pourtant, autant le vélo que le roller constituent un atout dans la lutte contre la pollution de l’air et pour le rééquilibrage des modes de transport.

Puis, en créant un plan cohérent en concertation avec les associations concernées, tel que Vélo-Québec, c’est s’attaquer aux principaux obstacles à l’utilisation du vélo :

  • Multiplier le linéaire des pistes cyclables
  • Traiter les carrefours afin de sécuriser les cyclistes dans ces endroits particulièrement dangereux (en plus d’équipement spécifique: il faut réduire la vitesse des véhicules, améliorer la visibilité réciproque, renforcer le marquage des franchissements cyclable, adapter le cycle des feux).
  • Améliorer les pistes existantes, sécuriser les aménagements, reprendre l’ensemble du réseau en «ligne de peintures» (qui n’a de cyclable que le nom), et faire respecter les aménagements existants par les automobilistes
  • Jalonner les itinéraires et créer une signalisation spécifique
  • Implanter des points de stationnement adaptés aux cyclistes, c’est-à-dire garantissant une sécurité maximale (en inspirant le mobilier urbain montréalais des exemples fonctionnant dans les pays ayant une réelle culture vélo), à proximité des établissements sportifs, administratifs, culturels, commerciaux, scolaires, de transport public, etc.
  • Implanter des points vélos multiservices (Bixi, réparation, garage).
  • Engager un partenariat avec la STM pour favoriser l’intermodalité (qui démultiplie considérablement le rayon d’action du vélo): stationnement à proximité, possibilité de charger le vélo dans les trains de banlieue
  • Mener des actions de promotion institutionnelle et de valorisation du vélo notamment par les élus et le personnel municipal (campagne de publicité,etc.)
  • Amender la loi pour que les espaces à vélo soient obligatoires dans les nouveaux immeubles et accorder des aides subventions pour l’aménagement de tels espaces dans les anciens immeubles
  • Approfondir la concertation avec les villes en périphérie de Montréal pour développer les liaisons cyclables Montréal-banlieue
  • Éditer un guide de l’utilisateur vélo dans Montréal
  • Faciliter la visite de Montréal en Bixi pour les touristes
  • Proposer des modifications du Code de la route pour favoriser la circulation des vélos et des rollers.
  • Doter le roller d’un véritable statut. En effet, le développement du roller, particulièrement adapté à la ville, à l’intermodalité avec les transports en commun et à la liberté de circulation auxquels aspirent les jeunes, est un atout dans la lutte contre la pollution de l’air que les pouvoirs publics doivent saisir. Et ce d’autant plus que d’autres modes de transport ayant les mêmes avantages sont en train de percer. Il y a donc nécessité de doter ces modes de transport d’un véritable statut.
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2 Commentaires

  1. Super! Reste plus qu’à introduire tout ça dans le programme d’un parti montréalais 😉

  2. >> Implanter des points de stationnement adaptés aux cyclistes, c’est-à-dire garantissant une sécurité maximale …

    Ce se serait bien mieux que le Bixi ! Vous imaginez des abris à coté des abri-bus sur les trottoirs ? Les abonnés y glissent leur carte magnétique pour ouvrir la porte, et y verrouillent leur propres vélos sous la surveillance d’une caméra, tout simplement. L’accès aux vélos y est restreint, on contrôle l’identité de ceux qui y entrent et on filme tout ce qui s’y passe. En hiver, pas besoin de tout remballer et de tout entreposer quelque partet d’en faire l’entretien annuel, comme pour le Bixi. On laisse les abris en place, tout simplement. J’ai proposé ça à Stationnement de Montréal, c’est resté lettre morte.

    Le Bixi est une copie irréfléchie d’un modèle Européen, où la problématique est tout autre. En effet, dans des grandes villes Européennes comme Paris, la possession de vélo per capita est beaucoup moindre qu’ici. Les loyers y sont si chers, et les bâtiments si peux adaptés, que beaucoup moins de gens ont la place d’en ranger un chez eux, tout simplement.

    Ici la plupart des gens ont déjà un vélo. Pourquoi on ne les utilisent pas pour aller travailler ? Tout simplement par ce qu’on se les fait voler, même si on met 5 kilos de cadenas et de chaines dessus.

    Même si le Bixi est un vélo n’ayant aucune valeur de revente au marché noir, même si il est doté d’une puce GPS qui applique les freins en cas de vol, le rendant inutilisable, la ville se les fait voler et se les fait détruire.

    Finalement, Projet Montréal a un très bon programme, dommage qu’on ne puisse pas en dire autant de son chef, et de certains de ses militants.

    Franchement, créer des groupes FaceBook « anti » autres, et aller spammer les blogs des autres candidats, c’est tellement puéril, que j’ai choisi un autre parti, cette année.

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