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En réponse à Luc Chartrand, une lettre d’une résidente du Plateau artériel

Publié le 06 juillet 2010 par Pierre Dodin

L’article de Luc Chartrand est disponible ici.

Monsieur Chartrand,

puisque vous avez abattu vos cartes en indiquant que vous habitez Montréal et « transitez » par le Plateau, permettez-moi d’abattre les miennes : j’habite avec ma famille une de ces artères du Plateau, très semblable à celles dont vous faites semblant de prendre la défense.

J’aimerais tellement vous dire que je suis étonnée par vos propos. J’aimerais tellement que la résistance des automobilistes à toute atteinte à leur sacro-sainte liberté de parcours devienne une exception. Malheureusement c’est loin d’être encore le cas, et votre billet le prouve amplement.

Oui la mesure telle que proposée par l’administration du Plateau va sensiblement changer la donne sur St Denis et Papineau, et je suis confiante que d’autres suivront. Mais voyez-vous, c’est que la Ville de Montréal a une division pour le moins « intéressante » du travail : les rues dites résidentielles (locales et collectrices – vous conviendrez au passage avec moi que cette distinction est absurde puisqu’elle supposerait que les artères n’abritent pas de résidents, mais passons) sont du ressort des arrondissements. La Ville centre, elle, se réserve le « privilège » de la gestion des artères. Vous comprenez où je veux en venir : le Plateau a l’intelligence de prendre le taureau par les cornes, pas par la queue, et s’attaque au problème par l’angle qui lui reste et qui se trouve être le sien, de plein droit.

Il fait en quelque sorte tomber le premier domino, en souhaitant que le message passera à une échelle plus large – auprès des autres arrondissements et des services centraux. Avouez que c’est radicalement différent des administrations précédentes qui, cantonnant le problème du transit aux seules artères, étaient les championnes du statu quo, du consensus mou, du non-règlement du problème en le pelletant tout simplement dans la cour voisine sans même essayer de régler ce sur quoi elles avaient prise. On voit le résultat de décennies de pieuses prières pourtant affichées en grand dans divers plans de transports et déclarations d’intention.

Le problème du transit s’étend parce que les automobilistes sont malins, ils trouvent les failles. Si on colmate ces failles, le problème sera plus localisé. Aux autorités compétentes alors de faire leur part… La circulation automobile est souvent comparée à la mécanique des fluides, or cette comparaison est fallacieuse : elle ne tient que sur le court terme. Au bout d’un moment, si nous partons de l’hypothèse qu’ils sont doués de raison, les automobilistes vont réfléchir et trouver d’autres solutions. C’est ce qu’on appelle le transfert modal, et c’est ce dont ne sont pas capables les fluides que l’on bloque dans un tuyau.

Évidemment, le transfert modal n’est possible que si l’offre en transport en commun accompagne le phénomène. Or présentement la STM dépense des millions en campagnes publicitaires au lieu de les mettre à l’amélioration de son offre de service. Sa politique étant de ne calibrer celle-ci que sur la demande, et la demande (le Montréalais moyen) étant tannée de son inefficacité, permettez-moi d’avancer que la balle est dans le camp de la STM.
Le vrai problème auquel fait face le Plateau aujourd’hui est beaucoup moins à chercher dans la gentrification dont vous vous défiez tant (relisez les statistiques du dernier recensement et vous verrez que le Plateau est loin d’être ce qu’on appelle, sociologiquement, un quartier favorisé) que dans la réaction de la Ville centre et de ses services affiliés. Car tous ceux qui se sont un tant soit peu penchés sur le problème le savent : les ingénieurs à l’emploi de la Ville sont là pour optimiser la circulation, gérer la fluidité, faciliter le transit. Aussi, devant une plus grosse quantité de voitures ou des périodes de pointe allongées, rien ne leur serait plus facile que de calibrer les artères pour pouvoir faire passer encore plus d’autos. C’est très faisable, par exemple en agissant sur les interdictions de tourner à gauche, sur les périodes de stationnement, ou sur la synchronisation des feux tricolores.

Personnellement, voir plus de voitures ralenties ou à l’arrêt devant chez moi me gêne moins que la perspective de voir non seulement plus de voitures, mais en plus toujours à la même vitesse – voire plus vite, on peut toujours cauchemarder.
Plus d’autos sur les artères va dans un premier temps augmenter la congestion, mais croyez-moi, le bruit va diminuer. Si ! Une auto quasiment arrêtée fait moins de bruit qu’une auto qui roule à plus de 50 km/h, tout simplement parce que passée la barre des 50, le bruit de roulement prend le pas sur le bruit de moteur. Aussi, si vous ralentissez tout le monde, vous enlevez le bruit de roulement. Plus que le bruit des moteurs à régler, et ça les constructeurs s’en chargent très bien tout seuls.

Reste l’épineux problème de la pollution atmosphérique. Problème insoluble tant que personne n’osera regarder les choses en face : l’administration Tremblay a interdit, avec tambours et trompettes, les nouveaux poêles à bois, et a relevé ses normes pour les poêles existants, pour des questions de pollution atmosphérique. QUI dans ce merveilleux concert de greenwashing a eu l’audace de parler de la pollution que tout le monde tait et qui n’a aucune commune mesure avec celle émise par quelques cheminées, je parle de celle des moteurs à explosion ?

C’est bien cela, personne.

Vous voyez M. Chartrand, je suis désolée de constater une fois de plus que pour le maintien du confort de certains (votre fameux « bien commun »… fort peu commun en réalité si vous regardez le Plateau, où plus de la moitié des ménages ne possède pas de voiture) on s’oppose par principe à toute tentative de règlement de la situation parce que ô horreur, cela va exiger des changements d’habitudes personnelles.

Au fond, vous avez raison, c’est trop complexe. Ne faisons rien, continuons de taper toujours sur les mêmes, on fera moins de mécontents.

Geneviève Dodin
résidente du Plateau artériel

59 Commentaires pour cet article

  1. Paul Dumais Says:

    Une réponse brillante à une lettre qu'on ne peut pas lire. Un pointeur vers la lettre de Monsieur Chartrand ?

  2. Paul Dumais Says:

    Merci, je viens de voir le lien.

  3. Guillaume Cloutier Says:

    Après avoir réglé le problème sur les rues locales et collectrices, il faudra absolument prendre le pouvoir pour réduire le débit sur les artères avec des voies réservées, du péage sur les ponts et des aménagements devant les très nombreuses écoles. N'oublions pas que les artères sont souvent d'anciennes rues de prestige et par conséquent, elles regroupent écoles, églises et autres services de proximité. Soyons patients, le coeur de notre ville reviendra avec le retour de la qualité de vie sur les artères.

  4. Hoedic Says:

    Réponse intéressante qui malheureusement ne peut rien contre les préjugés du type « la clique du Plateau ». C’est dommage qu’un chroniqueur participe à relayer ce genre de message. Le parallèle avec TMR est vraiment affligeant de bêtise.

  5. Louis Fournier Says:

    Madame Dodin ou Monsieur Hoedic,

    L’opposition qui émerge actuellement entre la Ville et Centre et le plateau et une reproduction de ce qui se passait avec l’arrondissement Ville-Marie et la Ville Centre. Un arrondissement centrale prend une décision qui a un impact sur toute la population montréalaise.

    Voici un discours que je développe sur la situation de Montréal depuis lontemps, un discours très critique et qui va un peu dans toute le sens, mais qui remet en question la pertinence de tout remettre entre les mains des arrondissements à Montréal.

    À Montréal, en favorisant des arrondissements forts, surtout depuis la défusion de 2003 (tant au niveau des services municipaux que parapublics) , nous confinons des compétences à des territoires (si tu restes sur le territoire Hochelaga et le spécialiste est sur le territoire Côté-des-Neiges, tu n’as pas accès à cette ressource), favorisons la spécialisation d’organisations en fonction de leur priorité territoriale et non celle de l’agglomération (chacun son diagnostic, son plan d’action, pas de vision globale), favorisons et facilitons la partisannerie territoriale (les maires d’arrondissement vont vouloir se faire des amis), nous favorisons un localisme à outrance (si tu ne restes pas sur mon territoire de desserte, je t’aide pas; si tu ne démarres pas ton projet sur mon territoire, pas soutien – pourtant les fonds sont attribués sur la base de la population locale comme en région), nous favorisons la ghettoïsation (tu vas t’installer sur le territoire où il y a des services pour ta communauté). Favorisons la compétition entre les territoires (chacun va vouloir amener des entreprises qui leur rapporte des taxes foncières à eux). Nous mettons les besoins des territoires avant ceux des personnes (Je veux un service d’aide à l’emploi en informatique, mon territoire offre seulement du commerce de détail puisque c’est ça « ma réalité économique »). Facilitons le copinage entre le milieu municipal et d’autres milieux ayant un fort intérêt dans les contrats gouvernementaux. Nous favorisons une descrimination de services à la population sur la base du territoire… Aucune uniformisation de l’offre des services…

    Pour combler les services non couverts, nous favorisons le développement d’organisations sectorielles : populations immigrantes, femmes, jeunes, pour les anglophones, arts, environnement, technologie en sachant, très bien, qu’en bout de ligne, c’est le contribuable qui paie . Ce sont des organismes sans pouvoir.

    Au niveau régional nous mettons des organismes de concertation, pour discuter. Nous prenons juste ce qui fait plaisir à tous, ce qui est trop contraignant, nous n’en parle pas (nous favorisons le consensus de surface, sans aborder les vrais problèmes)… Les enjeux organisationnels passent avant la qualité de services à offrir. Les directions préfèrent offrir des services de moindre qualité plutôt que devoir confronter leurs employés (mise à pied, formation, etc.). Qui va s’en plaindre, les citoyens pensent que c’est la norme…

    Pour compenser, la Ville de Montréal a enlever des pourvoir démocratique à son arrondissement centrale. Ces électeurs peu importe leur position politique seront toujours pris avec le maire de la grande ville. Cela reflète l’incapacité de Montréal de distinguer le rôle des différents paliers (Arrondissement, Ville, Région). Pourtant, les services publics ou parapubliques de cette arrondissement ont les mêmes niveaux de responsabilités que les autres arrondissements. Nous ne prennous pas en considération l’intensité des activités économiques ou l’intensité des personnes qui utilisent ses services.

    L’absence de concertation obligée entre territoire favorise le développement morcelé du territoire tant au niveau urbain qu’économique. Nous ne faisons pas la distinction entre un service de proximité (accessibilité) et un service administratif (territoriale/enceinte politique). Chacun son plan, chacun sa vision… aucun système stratégique commun. En autant que l’organisation satisfait au maire de la place.

    Il n’existe pas à Montréal une solidarité sur la base de l’agglomération. Nous souhaitons plutôt une solidarité sur la base des arrondissements, donc aucun objectif commun, au bénéfice des banlieues. Pendant que Montréal se ronge les doigts, les autres villes Québec, Laval et Longueuil se positionnent.

    Les arrondissements devraient avoir moins d’importance avec la mondialisation (interdépendance de marché, ville monde), Internet (façon de créer des liens autre que seulement sur la base de la proximité), les ménages bi actifs (la localisation à proximité du lieu de travail n’est pas la même que dans les années 70), le fort taux mobilité des gens entre les arrondissements (déménagement annuel), l’augmentation de l’utilisation de l’automobile. Quel est le pourcentage de personnes résidant et travaillant dans son arrondissement à Montréal?

    Même si certaines mesures seraient mise en place pour une meilleure harmonisation des pratiques rien nous garantie une équité. À chaque départ d’une direction, il faudrait recommencer l’exercice. Quelle énergie perdue à négocier chaque année, le rôle et les responsabilités de chacun ? Nous finissons par écouter ceux qui crient le plus fort, ou ceux qui sont en mesure de former une coalition, qu’ils aient raison ou non.

    Les organisations sont composés de personnes qui se succès à divers postes à travers le temps, ces organisations selon leur taille et leur réalité doivent habituellement se spécialité en fonction de priorité. Montréal a décidé de tout décentralise, plutôt, que déconcentrer ses services (une gouvernance centrale et divers points services).

    Montréal est une ville trop décentralisée, certains pouvoirs devraient être centralisés à la ville (et non aux arrondissements), notamment les programmes de subventions, progamme d’urbanisme. Il faut faire attention, après l’arrondissement Ville-Marie, ça sera au tour du Plateau de perdre son maire d’arrondissement….

  6. Luc Chartrand Says:

    Bonjour et merci pour cette réponse.

    Je partage une partie de votre point de vue lorsque vous dites que le transport en commun n'est possible que si l'offre suit…

    Je pense justement que la solution à long terme est intimement liée à l'offre: rêvons d'un super tramway, passant aux deux minutes à l'heure de pointe , reliant Henri-Bourassa à René-Lévesque sur l'axe Christophe-Colomb. Ce serait une solution alternative au transport automobile sur cette rue. Les gens cherchent à se déplacer de façon efficace et confortable. Si on leur offre des moyens efficaces et confortables de le faire, ils vont emboîter le pas. Mais cela va coûter de l'argent et il faudra du temps.

    Mais je ne considère pas comme une solution un geste (qui sert des intérêts réels mais purement locaux) qui ne fait que pelleter le problème dans les quartiers avoisinants. Ceci revient à balkaniser la ville: chacun qui essaie de se créer une petite enclave, en fonction de son influence et de ses intérêts propres.

    Bref, cet enjeu n'est pas celui de l'automobile contre l'environnement mais celui d'un conflit de territoire entre des intérêts locaux et l'intérêt général.

    Si mon texte a permis de faire cette mise au point, j'en suis fort heureux.

    Cordialement

    Luc Chartrand

  7. Geneviève Dod Says:

    Bonjour M. Chartrand,

    je vous remercie à mon tour pour votre réponse. Pour être honnête je n'en attendais pas tant… et je suis heureuse de constater que vous aussi voyez le problème du TC comme un noeud central, au coeur de tous les problèmes (de toutes les solutions) auxquels Montréal fait face (que Montréal doit envisager). C'est pour ainsi dire l'os sur lequel on tombe dès qu'on essaie de changer la donne automobile, car vous le soulignez, c'est un problème de vases communiquants.

    Oui cela prendra du temps et de l'argent, mais l'avenir et la survivance de quartiers historiques et centraux comme le Plateau – mais aussi comme Villeray, Rosemont, Ville-Marie, Outremont, voire NDG dans une certaine mesure – sont à ce prix. Et je conviens avec vous que la STM est loin d'avoir compris cette tendance, elle qui offre de nouveaux bus dont seule la capacité de transport (de bétail) a augmenté, nullement le confort, l'attrait ou la rapidité.

    Pour être tout à fait franche, non, le geste du Plateau n'est pas une solution – à lui tout seul. Il n'en est que le commencement. La solution globale sera que non seulement la Ville centre mais aussi ses services et les autres arrondissements agissent en continuité et non en réaction à ces mesures. Comme toujours il faut quelqu'un pour lancer la danse… Ç'aurait pu être Rosemont après tout, si vous regardez les mesures "vertes" prises dernièrement dans cet arrondissement vous verrez que les orientations de son administration ne sont pas très éloignées de celle de M. Ferrandez.

    Par contre je me permets une fois de plus de réfuter votre opposition entre les intérêts locaux et l'intérêt général : l'intérêt général de la ville de Montréal est d'aller dans le sens de ce qu'on commence à faire sur le Plateau. Toutes les grandes villes qui se sont attaquées au problème de la sur-utilisation de l'automobile l'ont fait avec succès, au profit de leurs habitants et de leur qualité de vie. Après tout ce sont eux leurs électeurs… La seule différence avec la Montréal que nous vivons actuellement est que ces mesures sont partout accompagnées par des investissements MASSIFS en TC.

    Si mes mots permettent cette mise au point, j'en suis doublement heureuse.

    Cordialement, et en vous remerciant pour votre attention,

    Geneviève Dodin

  8. Geneviève Dodin Says:

    Bonjour M. Fournier,

    votre analyse est tout à fait intéressante, mais je dois vous avouer que je suis en totale opposition avec la théorie selon laquelle Montréal est trop décentralisée.

    Vous prenez la mondialisation comme une raison pour laquelle il faudrait se centraliser, or la tendance générale de la mondialisation est justement de favoriser un retour aux communautés plus petites (même si ce n’est sans doute pas son intention de départ). D’une manière générale, les États jouent de moins en moins leur rôle puisqu’ils sont pris en otages par l’économie et la finance ; aussi ce sont les régions qui prennent le relais – il n’y a qu’à regarder ce qui se passe dans l’Union européenne, où tout indique que les régions prennent et vont continuer de prendre de plus en plus d’importance.

    En réalité Montréal la sclérosée serait dans une situation encore pire si les pouvoirs étaient entièrement centralisés : déjà que les citoyens ont souvent du mal à faire valoir leurs problématiques auprès de leur arrondissement, imaginez s’il fallait à chaque fois aller à la ville centre.

    Comme le je disais dans mon billet, pendant des années les administrations précédant celle de M. Ferrandez ont pelleté le problème du transit dans la cour de la ville centre sous le prétexte que les artères, elles ne peuvent pas y toucher. Jamais n’ont-elles regardé quels étaient les moyens à leur portée pour s’attaquer au problème, ou en tout cas elles ne l’ont fait que sur le papier. M. Labrecque et sa vaste opération de communication connue sous le nom de PDU, dont l’échéancier s’étalait jusqu’en 2023 (pratique : on est sûr de ne plus tre au pouvoir), n’étaient qu’une série brouillonne de signaux de fumée plus ou moins amicaux : à force de ne vouloir vexer personne et d’essayer de contenter tout le monde, il ne proposait rien de radical.

    C’est bien là le problème que vous soulevez : les arrondissements tentent de faire ce qu’ils peuvent pour leurs résidents… mais c’est une très bonne chose. Je pourrais retourner comme une crêpe chacun des exemples que vous citez : ce serait persque plus frustrant pour un citoyen de s’entendre dire que telle modification ou telle inquiétude n’est pas possible ou pas réaliste parce que les résidents d’autres quartiers s’en fichent comme de leur première chemise !

    Les arrondissements et le morcellement de la ville, avec les inconvénients qu’ils présentent, permettent une gouvernance de proximité et la défense des résidents dans les enjeux qui les concernent directement. Avouez que dans une métropole de plusieurs millions d’habitants c’est pour le moins appréciable.

  9. Dominique Matte Says:

    Mme Dodin

    Je me fous bien de vos histoires de transport en commun. Ceux qui veulent prendre l'autobus et le métro, qu'ils le fassent mais qu'ils nous sacrent la paix à nous automobilistes. Le plateau est un carrefour central que les résidents de l'endroit le veuillent ou non. Par conséquent beaucoup de gens dont moi-même y transitent quotidiennement pour aller travailler en automobile svp. Oh sacrilège! Qu'on arrête de nous créer des difficultés de circulation. Il y a déjà bien assez de travaux routiers un peu partout, pas besoin en plus qu'une gang d'emmerdeurs du Plateau se mobilisent pour écoeurer le peuple en voulant bloquer l'accès à certaines rues et artères. Et sous prétexte de vouloir diminuer la pollution et favoriser le transport en commun. Quelle hypocrisie! Je ne prendrai pas l'autobus ou le métro que le système soit efficace ou non. Je conduis pcq j'aime conduire voilà tout. Et je compte bien sur l'intelligence (le mot est peut-être un peu fort ces temps-ci….)de nos élus municipaux pour stopper votre projet débile.

  10. Hoedic Says:

    @Louis : je suis en large partie d'accord sur le point de la décentralisation. Parlant de mondialisation, les tendances qui en ressortent favorisent plutôt les régions (métropole + agglomération). En être rendu à débattre de comment faire bouger une ville d'un seul bloc alors que le défi se situe plutôt au niveau supérieur est bien triste.

    C'est un dilemme bien difficile : rester dans le rang de la ville, et avancer à pas très mesurés si on se réfère aux 8 dernières années, ou oser et dans ce cas briser une ligne de conduite commune déjà très ténue (car avouons qu'il n'a pas fallu attendre Projet Montréal pour avoir des guerres de clochers)

    En l'occurrence, essayer des solutions alternatives semble une prise de risque assez acceptable vu la situation.

  11. E. Sanchez Says:

    M. Chartrand,

    Les intérêts des résidents du Plateau ou de Rosemont ne font pas partie de "l'intérêt général"? Pourquoi les intérêts des autres quartiers doivent nous tenir plus à coeur que les nôtres? Pourquoi attaquer une administration qui pose des gestes (aussi petits soient-ils) dans la bonne direction? Pourquoi ne pas critiquer plutôt le sous-financement de la STM, par exemple, dont les services laissent tellement à désirer?

    E. Sanchez

  12. Geneviève Dod Says:

    M Matte si vous aimez tant conduire vous allez être servi et pourrez rallonger votre parcours quotidien. Arrêtez donc de partir sur vos grands chevaux et restez poli svp. Faites aussi attention à ce que vous entendez dans les argumentations diverses, il n'y a pas que ce que vous décriez comme l'hypocrisie environnementale. (venant d'un automobiliste convaincu je n'en suis même pas étonnée). Il y a aussi, il y a surtout, la paix et la sécurité des gens qui vivent là. Car oui, le Plateau est peut-être pour vous un simple tunnel de passage, mais je vous le garantis : IL Y A DES GENS QUI VIVENT LÀ. Des familles. Des personnes âgées. Des jeunes enfants, de plus en plus même. Des gens qui font d'autres choix que vous et qui se sont fait piler sur les pieds pendant des décennies. Si cette circulation se passait en bas de vos fenêtres, je gage que vous réagiriez autrement.

    Enfin, je vous invite puisque la longueur des commentaires ne vous fait visiblement pas peur et que vous aimez vous en prendre à l'intelligence de vos interlocuteurs, à aller lire ceci : http://www.lucferrandez.com/billet-ouvert-exprime…

  13. Hoedic Says:

    @Geneviève : En langage internet, Monsieur Matte est ce qu'on est appel un troll http://fr.wikipedia.org/wiki/Troll_(Internet) – Il vise juste la confrontation. Habituellement, on conseille d'éviter de "nourrir" le troll avec des réponses puisque son argumentaire n'est pas dans le domaine de raisonnable mais dans celui du conflit.

  14. Jean Bernier Says:

    @M. Matte,

    Le problème avec le choix d’utiliser l’automobile pour vos déplacements à Montréal est que vous n’en assumer pas les “externalités”: bruits, pollution de l’air, risques d’accident pour les autres usagers de la route (piéton, vélo, transport en commun). Ces externalités négatives, vous les faites subir aux montréalais dans chacune des rues où vous passez! Là est notre problème!

    C’est un peu comme les fumeurs à une autre époque qui argumentaient au droit à la liberté de choix de fumer…ils oubliaient seulement de mentionner que leur choix de fumer est la cause de nombreux problèmes de santé chez les non-fumeurs (fumée secondaire et tertiaire).

    M. Matte, Faites un homme de vous, responsabilisez-vous! Ne jouez pas à l’autruche ni au plus fort! Regardez la réalité en face : Par votre choix d’utiliser l’automobile à Montréal, vous êtes un être irrespectueux des montréalais!

  15. André dit le Says:

    Anecdote urbaine :

    Avec mon super thermomètre au laser, hier vers 15 H, j'ai pris la température dans la ruelle verte : 32 C.

    Vingt pieds plus loin dans le stationnement, j'ai pointé l'appareil sur une auto couleur argent qui se faisait griller : 55 C.

    Sur une voiture noire : 60 C.

    Moralité : même stationnées les automobiles font augmenter l'indice de chaleur en ville.

  16. Louis Fournier Says:

    Madame Godin,

    Tout d'abord, merci pour la réponse et surtout pour la critique. Sincèrement, j'apprécie.

    J'aimerai tout même revenir sur vos propos. Vous dite que j'utilise la mondialisation comme pretexte pour défendre la centralisation des pouvoirs ou services à la Ville centre. J’aimerai rectifier quelque chose qui semble mal compris èa Montréal, le local est une échelle d’intervention, et non un territoire administratif. Donc le territoire l’ile de Montréal est l’échelle locale. Trouvé moi des arrondissements en amérique du Nord qui ont autant de pouvoir que l’Arrondissement du Plateau. Hé oui, avec votre positionnement stratégique, et la tutelle politique de l’Arrondissement Ville-Marie vous êtes probablement l’Arrondissement en amérique du nord qui a le plus de pouvoir, vous contrôler le développement sociale, le développeemnt économique, le développement urbain.

    Tout les pouvoirs sont entre vos mains, vous avez plus de pouvoir que les municipalités régionales de compté. Au palier régionale, on a des organismes sans pouvoir qui font de la concertation fictive, car en bout de ligne c’est la défense des intérêts et de l’autonomie des arrondissements qui est défendu et débattu et non celui du bien commun montréalais. La proximité que vous parlé entre citoyens et élus, nous l’avons au provincial et au fédéral, ces derniers défendent l’intérêt de leurs citoyens, mais une logique de concertation obligée, ce qui favorise une cohérance, que nous n’avons pas à Montréal. Vous parlez des régions, les régions ou MRC ont un niveau dépendance forte en le lieu résidence et le lieu de travail, ce que les arrondissements de Montréal n’ont pas. Pourquoi le Plateau a le droit de mettre en place des mesures dans un plan d’urbanisme individuel qui risque d’avoir des impacts sur le reste des cioyens de Montréal ? Que le Plateau défend ces orientations au régionale et que le régionale puisse mettre en place des mesures compensatoires, c’est ok ? Mais actuellement, ce n’est pas le cas. Vous êtez un arrondissement centrale avec trop de pouvoir, comme l’a été l’arrondissement Ville-Marie.

    Comme Monsieur Chatrand, je trouve que c’est le bien commun qui doit être mis de l’avant, pas juste la question des TC.

    Mais poursuivez à défendre votre point, vous favoriser le débat .

    Merci !

  17. Louis Fournier Says:

    Désolé… Madame Dodin.

  18. Geneviève Dod Says:

    (Hoedic a raison)

    Bonjour à nouveau M. Fournier,

    merci pour cet éclaircissement, je comprends mieux votre distinction, et en effet je vous rejoins dans le constat que le Plateau a des pouvoirs peu comparables à d'autres échelles locales. Cela dit, et vous le soulignez, c'est sans aucun doute le fait de l'orientation politique qui y domine depuis novembre 2009, preuve en est que sous l'administration précédente (Mme Fotopulos) les modifications étaient de l'ordre du saupoudrage pour surtout ne mécontenter personne. Il s'agissait avant tout de suivre la ligne du parti, qui se trouvait être celui au pouvoir (et qui l'est toujours).

    Cela dit le Plateau n'est pas le seul arrondissement évidemment, tous les autres arrondissements de Montréal sont fatalement dans ce cas, et vous verrez que dès qu'un arrondissement n'est pas dirigé par un maire ou une majorité Union Mtl, comme par exemple Rosemont Petite-Patrie, ce schéma se reproduit. CQFD.

    Enfin, pour ce qui est du bien commun, au risque de me répéter ce n'est qu'à première vue que le Plateau défend des intérêts locaux. Si on y regarde de façon plus globale, en prenant en compte tous les critères dont on nous rebat les oreilles depuis des années (nécessaire diminution des trajets, tendance à la multiplication les petits centres urbains type centre de village multi-disciplinaires plutôt que la spécialisation des quartiers, augmentation du prix de l'essence, incidence de la circulation en croissance sur la sécurité des non-automobilistes, etc.), si on regarde le portrait global donc, la conclusion qui s'impose est que les mesures avant-gardistes du Plateau d'aujourd'hui sont en réalité dans l'intérêt général de l'île de Montréal.

    La raison pour laquelle j'ai moi-même choisi d'habiter le Plateau, malgré la cherté de l'immobilier et le nécessaire sacrifice de surface habitable qui va avec, c'est justement la mixité des services, la multidisciplinarité de son milieu. En fait, c'est comme si le Plateau lançait un message à ses voisins pour dire "vous aussi vous êtes capables de créer de la qualité de vie". L'avenir n'est plus aux banlieues-dortoirs et centres d'achats.

    Encore merci pour ce dialogue que j'apprécie !

  19. Caroline Says:

    M. Chartrand, Bravo ! Bravo ! Bravo !

    Montréal se meurt.

    Est-ce que le Plateau exigera un passeport bientôt ? Vous pourriez installer des douanes ou des péages ?

    Ogilvy's aura bientôt pignon sur rue au Quartier DIX-30. J'habite Montréal mais j'irai à Brossard car le centre-ville que j'ai tant aimé est maintenant inaccessible et de moins en moins attrayant ! Vous me direz de m'y rendre en Bixi, désolée pour moi le vélo c'est un loisir pas un mode de vie et aussi, je tiens à ma vie ! Ma mère vieillissante, je l'installe sur les guidons?

    Montréal se déconnecte de la RÉALITÉ.

    En restreignant l'accès, vous créez de la congestion et la congestion crée de la pollution.

    Pour ceux qui rêvent de prendre l'apéro sur leur balcon, allez trinquer sur la ligne jaune sur Ste-Catherine est …..Quel beau bordel !!

    Montreal devient un immense parc à granola qui rêvent de trinquer !

  20. Louis Fournier Says:

    Je suis montréalais et j'aime ma ville et si certains moyens sont mis en place pour attirer et retenir les résidents (et familles) je suis totalement pour, je suis également pour que nous soyons en mesure de réduire les externalités négatives que ces moyens pourraient occasionner. Cependant, pour ce faire, je crois qu'il faut un organe centrale fort pour coordonner le tout, car tous est reliée à l'échelle locale. Que l'on parle de développement sociale, économique ou urbain.

    Lors de la rédaction de mon dernier message, j'avais à l'esprit, sans être capable de le nommer, l'exemple du monastère.

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canad…

    Un jugement qui rappelle que l'arrondissement n'est pas une Ville. Et qu'il semble exister un certain flou à ce niveau (à qui la responsabilité de l'urbanisme), un flou que personne ose discuter, surtout pas nos politiciens pour défendre leur forteresse territoriale, pour maintenir le statut quo.

    Cordialement,

  21. Dominique Matte Says:

    Mme Dodin,

    Premièrement je ne vous ai pas traitée de débile, j'ai dit que le projet l'était, nuance. Vous m'apparaissez même plutôt intelligence, dommage que vous ne serviez pas les bons intérêts. M. Bernier, je suis peut-être un ''troll'' mais je ne ferai pas un homme de moi puisque je suis une FEMME. Et comme cette autre dame Caroline, je ne suis malheureusemnt pas de type grano, une tare quand on vit comme moi dans Rosemont Petite-Patrie ou comme mme Dodin sur le Plateau. (Par contre j'aime bien la rue Sainte-Catherine Est aux piétons durant l'été…). Enfin revenons en à nos moutons: Tous autant que vous êtes sur ce blog déraillez complètement. Un tas d'anneries comme ce monsieur Bernier qui compare l'automobile à la cigarette. Voyons M. Bernier, soyez raisonnable, la rue est pour les automobiles, les trottoires aux piétons et les pistes cyclables aux vélos. Vous avez bien lu et j'espère que je ne vous apprends rien: LA RUE AUX AUTOMOBILES. Choisissez mieux vos combats. Visons plutôt à réduire la vitesse sur les rues résidentielles en mettant plus d'effectifs policiers voués à la surveillance. Ça occuperait nos policiers à autre chose qu'à donner des tickets de stationnement pour renflouer les coffres de la ville. Il y a des chats dans nos rues, beaucoup de chats et je m'inquiète davantage pour leur sécurité que pour nos automobiles créatrices de pollution.

  22. E. Sanchez Says:

    À Montréal on peut définitivement faire mieux en termes d'aménagement des espaces publiques. On n'a qu'à regarder autour de nous, des grosses avenues laides, bruyantes et puantes, et des stationnements à la pelle. Du smog, des îlots de chaleur. Peu de place où marcher ou faire du vélo sans respirer des émissions toxiques. Je suis convaincu qu'on mérite mieux. Les mesures prises de manière "unilaterale" par le Plateau sont certes minimes et symboliques, mais au moins elles ont le mérite d'être des changements concrets et réels. Si on attend une action concertée à l'échelle de la Ville ces idées tarderaient peut-être 40 ou 50 ans à se réaliser. Le Plateau fait preuve de leadership, et de par ce fait il est une cible facile. C'est plus reposant de critiquer celui qui ose agir que d'aider de manière constructive à trouver des solutions à ces problèmes.

    C'est pas tout parfait, non plus! On peut aussi débattre sur la pertinence de tel ou tel projet, mais rien ne justifie de se replier complètement sur soi-même et de nier ce ras-le-bol des citoyens face au bruit, à la pollution, à l'insécurité et à la pauvreté des espaces publics.

    E. Sanchez

    (pas un nanti, pas d'apéros non plus)

  23. Geneviève Dod Says:

    Vous savez Mme Matte je pensais réellement qu'on pouvait engager une conversation, mais visiblement les chats sont plus importants à vos yeux. (il y a des chats, oui ! Il y a aussi DES ENFANTS. Des PERSONNES ÂGÉES. Des PERSONNES HANDICAPÉES. Quelle nouvelle me direz-vous. Mais la rue aux automobilistes hein. Qu'ils restent donc sur leurs trottoirs, après tout c'est fait pour eux. Pour traverser ils se débrouilleront.)

    Permettez-moi par ailleurs de confirmer que vous avez été impolie en nous traitant collectivement d'emmerdeurs, pour ne relever que ce détail.

    D'autre part, vous vivez dans RPP ? Accrochez-vous, il va y avoir du changement. Je crains devoir vous annoncer que les "emmerdeurs" sont aussi chez vous, et d'ailleurs j'en suis fort aise vous aurez un autre front sur lequel aller cracher votre fiel.

  24. Geneviève Dod Says:

    Monsieur Fournier,

    merci pour cette référence. Je vois un peu mieux ce qui vous anime, et encore une fois je comprends votre point de vue. Toutefois ladite référence est légèrement – disons – biaisée.

    Il s'agit du projet d'agrandissement d'une des synagogues de la rue Hutchison. Pour faire d'une longue histoire un court résumé, cette synagogue était au départ illégale mais jouit aujourd'hui après plus de 50 ans d'existence d'un droit acquis, ce qui au départ fausse, ou plutôt oriente les perceptions mais passons. Elle a demandé à s'agrandir, et cela il y a plusieurs années. Elle a suivi les règles habituelles en ce sens d'après ce que je sais, s'est conformée à toutes les demandes du bureau des permis, etc.

    Sauf que nous parlons de l'administration de madame Fotopulos. Je vous invite pour mieux comprendre ce qui suit à lire le billet suivant, du conseiller d'arrondissement Richard Ryan http://projetmontreal-plateau.org/apprentissages-dun-conseiller-et-des-citoyens-suite-aux-inquietudes-de-citoyens-sur-des-projets-particuliers » rel= »nofollow »>:http://projetmontreal-plateau.org/apprentissages-dun-conseiller-et-des-citoyens-suite-aux-inquietudes-de-citoyens-sur-des-projets-particuliers

    Mme Fotopulos savait pertinemment que s'il y avait ouverture de registres, il faudrait aller en référendum, et elle voulait sans doute à tout prix éviter cela car un référendum représente toujours un risque politique. Pour éviter d'avoir à aller à l'ouverture des registres, elle a arbitrairement décidé de ne consulter que les résidents de "ses" quartiers, les gens du Mile-End à l'est de la rue Hutchison, alors que l'ouest de cette même rue appartient déjà à Outremont et aurait dû, comme en fait état le jugement de la cour dont vous faites mention, être consulté lui aussi.

    En gros, elle pensait être dans son droit en ne prenant en compte que la zone géographique relevant de ses responsabilités de mairesse, au lieu de considérer que la synagogue en question était non à l'extrémité du milieu "Plateau", mais au beau milieu d'un milieu mixte "Plateau-Outremont". En ce sens, je suis heureuse du jugement rendu par la cour, car il s'agissait d'une tentative manifeste de contournement des règlements (et croyez-moi les opposants à l'ancienne administration en ont vu d'autres). Mais cela ne remet pas en question ma conviction quant aux bienfaits de la décentralisation vers les arrondissements : à l'heure actuelle, c'est elle qui nous permet d'avancer.

    Je me permets d'ailleurs de vous faire remarquer que l'administration Ferrandez a pris le problème de cette synagogue à bras-le-corps et a repoussé l'adoption du projet d'agrandissement en 2e (je crois que c'était 2e) lecture ce printemps. La raison en a été expliquée par le maire lui-même au conseil à l'époque : adopter le projet à ce moment-là, en connaissant l'opposition grandissante (séances publiques d'information etc.), impliquait nécessairement l'ouverture de registres, puis sans doute un référendum. Mais selon le calendrier de ce type de procédure, les registres auraient été ouverts en juillet, soit au moment où le monde part en vacances. M. Ferrandez a estimé que ç'aurait été un biais de démocratie de défavoriser ainsi ouvertement les opposants, aussi le tout a-t-il été reporté à l'automne.

    Je crois que les pouvoirs aux arrondissements sont une bonne chose, le danger réside plutôt dans les objectifs plus ou moins cachés, plus ou moins avouables, que décident de servir les élus. Mais là on s'engage sur un autre débat…

  25. Hoedic Says:

    Hmm, La Presse/Cyberpresse en remet une couche : http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/c…

  26. Geneviève Dod Says:

    @ Hoedic, oui depuis 2 jours on se déchire la chemise ;)

    Non mais pour parler sérieusement, il y a déjà une lettre d'opinion publiée sur ce blogue à la date d'hier en réponse au torchon de M. Picher, qui à mon humble avis est d'une toute autre teneur et BIEN PIRE que le billet de M. Chartrand.

  27. Hoedic Says:

    @Genevieve : Je ne suis pas certain de celui qui obtiendrait la palme. Personnellement les délires grano-clique-du-plateau du billet de Monsieur Chartrand me donnent des bouffées de chaleur tant c'est éloigné de mon quotidien de résident du Plateau et du monde (principalement des familles) que j'ai autour de moi. Même si son intervention ici-même modulait un peu le message, ce que 99.9% du monde a lu, c'est son billet paranoïde anti-clique-du-Plateau dans La Presse.

    Celui de Picher essaie de jouer sur la gamme économique en se basant principalement sur des lignes ouvertes où des banlieusards crachent leur fiel sur Montréal en général. Dans la carte de pointage démagogie 101, il obtiendrait effectivement une assez bon score.

    @Caroline : Malheureusement Montréal se mourait bien avant les délires grano-environnementaux que bien des personnes sont en train de critiquer. La réalité historique, c'est que les politiques menées depuis des décennies qui ont favorisé, parmi d'autres choses le tout à l'auto et la "bétonisation" de la ville, n'ont pas vraiment fait de Montréal une meilleure ville. Ces mêmes politiques ont en revanche transformé 90% des centre-villes d'Amérique du Nord en no man's land et cette tendance s'est également fait sentir en Europe et en Asie. Le résultat net, c'est que 90% de la non-atteinte des objectifs de Kyoto pour le Québec est le résultat du transport automobile.

    Aujourd'hui des exemples partout dans le monde nous montre qu'une réhabilitation des centre-villes a des effets positifs au niveau environnemental et économique. La question n'est pas de savoir si on doit réhabiliter nos centre-villes en les rendant plus vivables, mais plutôt quand et comment.

    Pour le "comment", comme souligné par d'autres personnes, je ne suis pas convaincu qu'un mouvement drastique d'un arrondissement seul soit une bonne chose et certaines décisions sont à mes yeux trop unilatérales. Il n'en reste pas moins qu'en regardant les défis environnementaux et économiques auxquels on fait face et l'évolution des politiques des villes dans le reste du monde, les décisions présentées récemment vont dans un sens souhaitable.

    Des gens essaient de faire bouger les choses, accompagnons-les, discutons avec pour faire part de nos inquiétudes/contraintes plutôt que de les traiter de granola à tout va et de menacer d'aller faire ses courses au Dix30.

  28. Fabrice Says:

    Bonjour,

    Je lis avec attention les échanges de qualité qui ont lieu ici (et j'ignore le reste, c'est pour vous Mme Matte).

    Je voulais juste attirer l'attention sur un panneau de signalisation localisé sur le Plateau qui pour moi résume à lui tout seul l'entièreté du débat, la gravité de la situation et l'urgence des mesures à prendre. Je ne pensais même pas qu'un tel panneau pouvait exister dans le quartier.

    Je vous laisse admirer
    http://maps.google.com/maps?f=q&source=s_q&am…
    Précisons que plusieurs dizaines de logements viennent de se construire autour…

  29. Louis Fournier Says:

    Bonjour,

    Une petite référence Interne, sur la question de territoire… à prendre à la légère.

    http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/11/32/96/…

    Ce n’est pas un hasard si la racine latine du mot “ territoire ”, jus terrendi, se réfère à celui qui détient le droit de terrifier. La notion de territoire est historiquement attachée à desenjeux de pouvoir et de domination. Mot rare jusqu’au XVIIème siècle, le terme va permettre de qualifier le passage des limites aux frontières, c’est-à-dire d’un espace donné à un territoire dominé.

  30. Michel Camus Says:

    @ Luc Chartrand, Dominique, Caroline: pour ne pas troller, veuillez svp répondre aux objections et aux arguments factuels (Denis Méthé et Geneviève Dodin, par ex.) et à nos lettres (la mienne et celle du maire Luc Ferrandez dans La Presse et Cypberpresse).

    En 1er lieu, les mesures d'apaisement de la circulation automobile sur des rues résidentielles sont positives pour les résidants; ce ne sont pas des mesures anti-autos.

    Abandonnez la Sociologie 101 imaginaire de Luc Chartrand qui a été démystifiées à coup de statistiques et de faits et d'analyses comme celle élégamment présentée par Denis Méthé ci-dessus. Le Plateau n'est pas un quartier de riches propriétaires : 80% de locataires, revenu médian ordinaire, 50% de ménages sans automobile !! … Alors, arrêtez de prétendre défendre le peuple contre les nantis. C'est le contraire : vous défendez vos privilèges contre des gens moins nantis ou ordinaires.

    Sans vouloir vous contrarier, la question n'est pas un conflit entre agglomérations, non plus. D'autres agglomérations s'apprêtent d'ailleurs à imiter un peu le Plateau. Quels maires s'opposent aux mesures du Plateau ?

    Non. Le conflit est en bonne partie entre, d'une part, les résidants, enfants et personnes âgées sans automobile de TOUS les quartiers et les automobilistes transitaires de toute provenance. Ces automobilistes (pas tous) qui ne peuvent pas se voir autrement qu'en automobilistes et qui ne veulent pas être ralentis par des piétons, cyclistes ou autobus (ou voies réservées) sur leur chemin.

    Le comble de l'ironie est qu'ils endurent mal aussi les autres automobilistes faisant et souhaitant tous la même chose, convergeant tous vers les mêmes bouchons qu'ils créent.

    La meilleure façcon d'éliminer les bouchons, c'est de ne pas prendre l'automobile… Alors, si vous choisissez l'auto, soyez heureux et écoutez de la bonne musique dans les bouchons mais ne venez pas brailler sur nos épaules. C'est VOTRE problème. Si vous n'êtes pas satisfaits de cela, alors il faut réclamer de meilleurs transports en commun Soyez militants et non chi(al)ants! ), ou il faut rapprocher votre résidence de votre lieu de travail ou inversement. Mais assumez vos choix et leurs inconvénients avec sérénité, maturité et sans pleurnicher.

    En ce qui me concerne, je suis aussi automobiliste … mais je l'utilise le moins souvent possible et nous partageons son usage avec la famille de notre fille. Nous utilisons les transports en commun et le vélo ou la marche le plus possible. Nous pensons à l'avenir, à nos enfants, à une ville plus agréable mais aussi à la survie de la plantète. Quelles sont vos valeurs sociales, écologiques et de convivialité? … je parle des valeurs qui guident votre vie, évidemment ! (Vous avez le droit de dire le "jemenfoutisme", ou "me-myself-and-I", si c'est ainsi que vous vivez.)

  31. François LeBl Says:

    Est-ce que cette Dominique Matte existe pour vrai?

    Elle personnifie tout ce que même Luc Chartrand, Claude Picher, beaucoup de banlieusards et certains citadins automobilistes seraient gênés d'avouer à leur propre sujet.

    Surtout son texte qui commence ainsi : « Je me fous bien de vos histoires de transport en commun. Ceux qui veulent prendre l’autobus et le métro, qu’ils le fassent mais qu’ils nous sacrent la paix à nous automobilistes (…) »

    J'aimerais pas être son voisin…

  32. Dominique Matte Says:

    M. LeBlanc,

    Mon ''char'' et moi on existe dans une galaxie pas loin de chez vous…lol. Sans blague cessez de me démoniser, je parie que beaucoup de vos voisins pensent comme moi. Mais peut-être font-ils partie de cette armada de Français qui colonisent lentement mais surement le Plateau. Sans doute à la recherche de la mythique cabane au Canada…ce qui explique bien des choses. Il y a beaucoup de charmants petits villages au Québec avec des rangs de campagne PEU PASSANTS et et des paysages bucoliques. De toute beauté!Toutes ces vaches qui paraissent dans les champs n'attendant que l'ouverture d'une nouvelle fromagerie locale pour se remettre au boulot, le rêve vous y attend peut-être là bas…Treve de plaisanteries gratuites, quoique…

    Je suis pour la vertue. Comme tout le monde je souhaite davantage de parcs et d'espaces verts et plus de pistes cyclables sécuritaires. Je maudis les automobilistes qui passent à des vitesses de fou sur des rues résidentiels. Oui je l'avoue j'ai peur pour les chats…ils ne savent pas EUX qu'il y a des endroits prescrits pour traverser une rue. Je maudis encore les mauvais conducteurs qui ne savent pas effectuer de bons parkings parallèles et qui emboutisse mon auto…ça c'est autre chose. MAIS J'EXIGE AUSSI des rue et des routes bien pavées et entretenues, des viaducs et des échangeurs routiers qui ne risquent pas de me tomber sur la tête ET UNE VILLE OÙ IL M'EST PERMIS DE CIRCULER LIBREMENT. Madame Dodin (encore elle, en passant est-elle française…) qui parle de ces pauvres enfants, vieillards et handicapés risquant quotidiennement leur vie dans l'enfer urbain du Plateau. Comme le disent nos amis anglos GIMME A BREAK.

  33. Michel Camus Says:

    Madame Matte, j'ai 59 ans, je suis québécois francophone pure-laine, je suis grand-père, et j'ai une automobile ! Suis-je qualifié pour être un interlocuteur valable pour une personne aussi authentique et d'origine contrôlée que vous? …

    On ne vous démonise pas, Madame Matte, c'est bien là le malheur ! M. Leblanc écrit justement que vous personnifiez ce que plusieurs automobilistes (pas tous) pensent et ressentent vraiment. Merci de votre sincérité, votre principale vertu ;-) , mais il y a trop d'automobilistes qui sont foncièrement comme vous, c'est là le problème!

    On voudrait disucter (ça fait 40 ans que l'architecte Marsan, le docteur Mongeau et bien d'autres essaient de le faire, sans succès) avec les automobilistes des façons de réduire la circulation sur nos rues résidentielles, comment diminuer les blessures, handicaps et décès causés par le passages des autos transitaires dans notre quartier, comment diminuer la pollution, et comment diminuer le coût d'entretien des rues, etc.

    Mais là, la vertu conviviale et écologique des automobilistes à tout cran fout le camp. Les automobilistes engagés ou enragés ne sont pas intéressés par les problèmes des autres, des paumés ou bizarres sans auto (pire, ils pouraient être Français d'origine) ! Ils s'en fichent, ou même ça les enrage !

    Alors, les résidents des quartiers «de passage automobile» essayent de faire quelque chose pour se protéger et pour mieux vivre dans leur quartier (comme vous voulez profiter de votre quartier, je suppose). On ne peut pas encore influencer Montréal ou l'État québécois, ça viendra… alors, on commence avec les moyens qu'on a. On le fait, on est déterminés, regardez-nous défendre nos concitoyens et l'humanisation des quartiers (de tous les quartiers éventuellement).

    Par ailleurs, nous sommes bien d'accord que les rues, routes, viaducs, ponts et échangeurs routiers doivent être très sécuritaires : sécuritaires pour tous, pour les usagers, mais aussi pour les résidents riverains !

    C'est pourquoi les rues résidentielles ne doivent pas servir d'artères, et pourquoi les artères et autres voies de grande circulation doivent être bien faites et bien utilisées. Si le traffic sur les artères produit des congestions et fait monter votre tension artérielle, soulagez vos artères en les utilisant moins souvent pour diminuer la pression…

  34. Michel Camus Says:

    @Fabrice: Je suis médusé. Que signifie ce panneau à cet endroit? Comment les vélos et les piétons peuvent-ils être interdits sur ce bout de rue? Ce n,est pas une autoroute! Belle photo, en tout cas. Faudra me montrer comment faire ça : prendre une photo et l'associer au système Google Maps. C'est formidable. Entretemps, je te suggère de signaler le panneau la mairie du Plateau et d'envoyer le lien Google Map en question !

  35. Michel Camus Says:

    @Louis Fournier: Bravo et merci pour vos propos savants et bien articulés, Monsieur Fournier. La référence au texte sur le territoire est fort intéressante mais un peu trop académique, i.e. métaphysique. La notion de territoire existe depuis bian avant la Révolution, évidemment, et les Francs, les Goths, les Romains, les Saxes, etc. se sont tous battus pour des territoires. D'ailleurs le territoire n'est pas que ce que les pouvoirs en place défendent. C'est aussi ce que les résidents aliénés des droits d'usage de leur territoire, souvent après une occupation par des forces étrangères, définissent et défendent. C'est le cas de bien des peuples, nations et régions qui ont été conquis.

    Justement, les résidents du Plateau sont plutôt comme ce petit village Gaulois résistant encore à l'envahisseur romain… ;-) Nous ne sommes pas des latifundistes, nobles hidalgos et aristocrates défendant leur riche propriété (qu'ils avaient d'abord volé à de pauvres paysans).

    Le territoire existe… avec différents degrés d'appropriation qui se superposent, je vous l'accorde. Le Plateau appartient en partie aux résidents du Plateau, en partie aux Montréalais, etc. On conçoit et accepte généralement que les résidents ont le premier droit. Il faut tenter de concilier les intérêts pas toujours homogènes de tous, mais la primauté des résidents est généralement reconnue. On vit dans nos maisons, pas dans nos autos. La ville existe d'abord pour ses résidents. La solidarité n'est pas de sacrifier les intérêts de chaque quartier pour les intérêts, D'ailleurs vous avez tort de faire référence à un passè ou Montréal était une entité solidaire. Elle ne l'a jamais été. On a démoli des quartiers pour construire des autoroutes : ce n'était pas les beaux quartiers de Westmount, de upper-NDG, de ville Mont-Royal. Ce n'était pas non plus les plus beaux quartiers des banlieues. C'était des quartiers de classes défavorisées essentiellement. Les taxes et les impôts fonciers sont payés par tous pour les autoroutes, les stationnements, les rues, etc. Mais les Montréalais sans auto paient plus qu'ils ne reçoivent, surtout quand ils doivent recevoir els transitaires sur leurs rues résidentielles comme dans le cas du Plateau. Solidarité?

    Aujourd'hui, ce qui change, ce n'est pas qu'une classe territoriale ait les moyens d'imposer ses caprices à toute la Ville et sa couronne. Ce qui change c'est que le Plateau a un pouvoir (limité!), une certaine conscience et une volonté politique qu'il n'avait pas auparavant, un pouvoir qui permet à des gens sans cesse spolliés et aliénés dans leur espace de vie (aliénés parce que les développements sont déterminés par des intérêts extérieurs au quartier, les résidents n'ayant aucun contrôle sur leur propre espace de vie) de reprendre un peu en main leur vie et leur quartier. Excusez-nous de ne pas nous tasser davantage pour faire place aux autos.

    Si tous les quartiers font de même et négocient avec les autres leurs intérêts communs (intérêts comunes qui sont très bien ressortis d'ailleurs avec la question de l'échangeur Turcot !) à travers leurs intérêts propres, il y aura plus d'équité et de solidarité. La centralisation du povoir est loin d'avoir démontré dans l'histoire qu'elle rendait la société plus solidaire. En général, un ou quelques groups d'intérêts dominants utilisent les pouvoirs centraux contre les int;érêts de la majorité des … locaux.

    Enfin, il faut se méfier des intellectualisations qui rapprochent trop de choses éloignées de façon métaphysique, gommant les différences concrètes. La mondialisation n'est pas simple, elle est contradictoire en fait, elle exacerbe les luttes entre les intérêts de quelques monopoles et ceux de multiples petites communautés, elle tend à détrruire la biodiversité autant que l'ethno-diversité. Faut-il sacrifier ces diversités pous la mondialisation? La mondialilstionest-elle bonne en soi? est-elle une fin en soi? Tenons-nous en à la question de la circulation automobile transitaire sur le Plateau et de reprise des rues résidentielles par les citoyens, on est plus sûrs de se concentrer sur les vraies questions que se posent les vraies gens dans leur prosaïque vie quotidienne.

    Michel

  36. Hoedic Says:

    @Michel : Pour le panneau en question, je suis assez étonné. J'habite non loin de là et il n'y a pas d'interdiction réelle pour les vélos ou les piétons. Possiblement que ce panneau date de l'époque où cette zone était une friche industrielle…

    Toujours est-il que cette image fait entièrement partie de Google Street Maps qui prend en photo le moindre recoin de la ville avec une voiture équipée d'un système panoramique.

    Pour ce qui est de Madame Matte, comme tout bon troll elle s'est rendu compte que sa première intervention était trop extrême et la discréditait trop ; elle a donc moduler son intervention pour faire semblant de pouvoir discuter. Cependant le fond n'a pas changé et la discussion n'est quasiment pas possible (contrairement à d'autres intervenants avec qui des échanges étaient finalement possible.)

    En tant que Maudit Français pur jus et habitant le Plateau, il semble de toutes manières je n'ai pas vraiment droit à la parole. (Étonnamment peu de monde aurait oser dire la même chose des Portugais qui représentent pourtant la même part de la population du Plateau… mais on s'y habitue…)

  37. Michel Camus Says:

    @Hoedic: Comme tu t'en es aperçu, ma réponse à Dom. Matte ironisait sur son racisme. Ma conjointe est française d'origine, immigrée depuis 1968.

    Moi, mes ancêtres sont venus de Bretagne juste avant la conquête. Maudits Français ! Ils ont laissé leurs traces partout au Québec… ;-)

    Je rassure d'ailleurs madame Matte, les Français ont des problèmes, en effet : il y a en France, comme partout, des gens aussi réactionnaires et agressifs qu'elle. :-(

    Michel

  38. Fabrice Says:

    Concernant le panneau, ce que je comprend c'est qu'il est interdit pour les vélos et les piétons de traverser saint grégoire au niveau de brébeuf côté ouest. En effet, le trafic de transit remonte sur brébeuf avant de tourner à gauche sur saint grégoire pour aller chercher Christophe Collomb.

  39. Dominique Matte Says:

    M, Camus,

    Arrêtez de crier au racisme, c'est trop facile. Petite précsion: j'aime bien les les Français qui eux aiment franchement la rhétorique. Je vous soupçonne d'ailleurs d'etre sur-représentés sur ce forum. N'ai-je pas raison? En fait c'est même une qualité tout Française, l'art du débat. Les Québécois de souche sont de manière générale assez mous à cet égard se laissant ballotter au gré des vents et… des consultations, tables de concertation, forum nationnaux et autres, décidés par d'autres évidemment(et où ironiquement on ne décide généralement rien). Cela dit, même si j'aime la France et les Français(et aussi les Portugais)je me sens davantage Nord Américaine de coeur et d'esprit. Et le culte de l'auto est très fort ici comme aux Etats-unis. Pour moi et pour bien d'autres, l'auto c'est la liberté. Ne vous étonnez donc pas de voir des gens qui habituellement 'marinent'' en silence dans leur colère se mettant tout à coup à parler ''des vraies affaires'' sur les ondes(émission de Paul Arcand)dans les journaux et blogs. Votre projet met en grogne une partie importante de la population. Quand on demeure comme moi dans Rosemont Petite-Patrie, on se sent directement visée. Roy, Rachel, Laurier Christophe Colomb, j'emprunte ces rues presque quotidiennement. C'est dans l'axe naturelle de mon trajet. Tout détourner vers Papineau et Saint-Denis, c'est le chaos en perspective. Alors oui je vais combattre ce projet avec toutes les ressources mises à ma disposition, surtout si, comme me l'affirme madame Dodin, les communistes communautaires et les intégristes écologiques ont mon quartier dans leur mire. Vive le Bixi mais pas au détriment de mon ''char''.

  40. Hoedic Says:

    @Fabrice : Intéressant, je ne l'avais pas vu ainsi. D'ailleurs, il y a le même panneau de l'autre coté de la rue. Pourtant, on discerne (difficilement) au sol un passage piétonnier à ce même endroit.

    —-

    LE point amené par Dominique n'est pas à sous-estimer: on est en Amérique de Nord, et c'est certain que le monde est plus attaché à leur LI-BER-TÉ d'emmerder le monde avec leur char qu'en Europe ou en Asie où des contraintes ont été mises sur l'auto (il y a quand même quelques cas similaires sur ce continent comme Boulder, CO et Portland, OR.)

    Mais Dominique, il faudra bien comprendre un jour que la liberté n'est pas à sens unique. Les citoyens de Montréal (pas juste ceux du Plateau) peuvent aussi faire valoir leur liberté de se promener en paix dans leur quartier. A partir du moment où un gouvernement (local) est élu démocratiquement pour appliquer des changements (et l'équipe Ferrandez/Projet Montréal ne s'est jamais caché de ce qu'ils voulaient faire), la coutume est de respecter ce choix.

    Dernier point : pour avoir suivi quelques cours d'économie dans ma vie, j'ai été très surpris de voir que les économistes ont tout à fait calculer et pris en compte les concepts de pollution (externalité), de dégradation de l'environnement, et d'équité inter-générationnelle face à la qualité de vie. Nombreux sont ceux qui arrivent à la conclusion que le mode de vie actuelle ne fait que mettre une pression de plus en plus accrue sur ceux qui nous suivront. La question n'est pas uniquement celle d'une bande d'égoïstes qui veulent la paix mais se place dans le contexte plus général de ne pas pouvoir continuer dans la voie actuelle, que le discours "Ma vie, ma liberté, mon auto" ça ne marche plus. Et ce n'est pas juste une bande de grano qui le disent, n'importe qui avec un minimum de recul peut le dire.

    Pour paraphraser Richard Bergeron, les quartiers centraux de Montréal (incluant Rosemont), ont été magnifiquement construits: rues larges, hauteurs de batiments vivables, espaces pour les arbres, bon équilibre et accessibilités des services, le tout avec une densité élevée mais vivable. Le droit illimité à l'accès automobile, c'est tout raser entre Saint-Denis et Saint-Hubert pour faire une seconde autoroute Décarie, comme c'était prévu à une époque, et forcer de facto tout le monde à vivre à plus de 10km du centre-ville. Individuellement c'est possiblement intéressant, mais globalement c'est un désastre.

    Les remarques sur l'aspect gestion de la ville, sur l'impact de voir un arrondissement seul bouge, etc. sont tout à fait respectable et mérite d'être discutés. Mais les propos du type "la liberté est sacrée, je veux pouvoir aller partout en char, me stationner, etc", ça ne marche simplement plus.

  41. François LeBl Says:

    Autre déclaration de Dominique Matte à l'appui, qui prouve exactement ce que je voulais dire : « (…) ET UNE VILLE OÙ IL M’EST PERMIS DE CIRCULER LIBREMENT. Madame Dodin (encore elle, en passant est-elle française…) qui parle de ces pauvres enfants, vieillards et handicapés risquant quotidiennement leur vie dans l’enfer urbain du Plateau. Comme le disent nos amis anglos GIMME A BREAK. »

    "GIMME A BREAK" : Dominique Matte s'en fout, de la sécurité des enfants, vieillards, handicapés, mais surtout de tout piéton ordinaire.

    C'est sa liberté théorique de "circuler librement" qui est important. Or, non, dans une ville, les véhicules ne circulent pas partout, comme le conducteur le voudrait. D'autres arrondissements ont fait la même chose que le Plateau, Côte-Saint-Luc, notamment, mais bien d'autres.

    La sécurité des résidents, comme de tout autre citadin (quiconque se trouve en ville) passe avant la liberté (toute théorique et relative) des automobilistes transitaires de passer où ils veulent, quand ils veulent. Les grandes artères sont faits pour eux. Risque d'embouteillage? Il y a d'autres moyens de transport. Si on renonce au transport en commun, le taxi élimine la nécessité de trouver du stationnement.

    Michel Camus a raison, Mme Matte. Je crois aussi que vous pensez sincèrement ce que vous écrivez. C'est pas beau à lire, mais voilà, ç'a le mérite d'être constant. Et non, je vous démonise pas. Je vous cite textuellement. Quant au contexte élargi, je fais confiance aux lecteurs de ce blog pour relire vos fameuses interventions.

  42. Michel Camus Says:

    @François : très bien résumé, intégré et envoyé ! :-)

    @Dominique: tu m'inclus à tort parmi les Français … pcq que j'ai épousé une Française? Sache qu'on peut très bien écrire et débattre et avoir des idées avant-gardistes même si on n'est pas Français… Je suis aussi nord-américain pure-laine …

    @Hoëdic (avec tréma?) : voici un économiste célèbre auquel tu te réfères sans doute : Lester Brown, un économiste américain pure-laine (pour Dominique). Je copie ici ce qu'on trouve sur Wikipedia pour l'information et l'intérêt de tous les lecteurs de ce blogue. Claude Picher de La Presse devrait le lire !

    Lester Russell Brown (né en 1934) est un agroéconomiste et analyste environnemental américain. Pionnier des recherches sur le développement durable, il a été l'un des premiers, et des plus prolifiques, à écrire sur les problèmes liés à l'écologie.

    Il est le fondateur de l'institut Worldwatch ainsi que du Earth Policy Institute, organisation non gouvernementale basée à Washington D.C., dont il est actuellement le président.

    Bien qu'il ait écrit plus de vingt ouvrages, Lester Brown est connu principalement pour ses livres « Plan B 2.0 : Rescuing a Planet Under Stress and a Civilization in Trouble., ("sauvetage d'une planète sous pression et d'une Civilisation en crise") » et « Eco-économie : Une autre croissance est possible, écologique et durable ».

    Avec des publications traduites dans plus de quarante langues, il est l'un des auteurs-essayistes les plus largement diffusés dans le monde. Lester R. Brown a d'ailleurs été décrit par le Washington Post comme étant "l'un des penseurs les plus influents de notre époque".

    Jean-Louis Borloo, ministre français de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement Durables, reconnaît explicitement que Lester R. Brown est l'une des principales sources d'inspiration des travaux du "Grenelle de l'Environnement".

    Lester R. Brown fut d'abord agriculteur, cultivateur de tomates avec ses frères plus jeunes, et alors qu'il était encore écolier puis étudiant à l'université. Il obtient un diplôme en agronomie à l'université de Rutgers en 1955, puis il passe six mois en Inde où il se familiarise avec les problèmes d'alimentation. En 1959 il est analyste en agriculture internationale au ministère américain de l'agriculture . Il obtient ensuite des diplômes en économie agricole à l'université du Maryland, et en administration publique à Harvard.

    En 1966, le gouvernement américain le nomme administrateur du Service du développement agricole à l'étranger. En 1969, il quitte le gouvernement pour fonder le Overseas Development Council. En 1974 avec le soutien de la fondation Rockefeller, Lester Brown fonde l'institut Worldwatch, le premier institut voué à l'analyse des questions d'environnement mondial.

  43. Hoedic Says:

    @Michel : Effectivement Hoëdic peut prendre un trema, ou comme je le préfère avec un e dans l'o qui est toujours passablement difficile à faire et l'un comme l'autre pas toujours correctement supportés par les sites "non-internationaux", notamment américains. Fin de parenthèse :) .

    Effectivement Lester Brown mais aussi d'autres économistes plus académiques ou du monde comme Michael Porter qui reconnait l'importance et en fait l'utilité de politiques environnementales strictes du moment qu'elles sont claires. Mais peu importe les personnes, la réalité c'est qu'une partie du milieu économique accepte la réalité environnementale. Après tout le monde n'y va pas des mêmes options pour y faire face.

    (À la limite la position de Monsieur Picher serait défendable s'il ne s'appuyait pas sur une compte-rendu de ligne ouverte radiophonique pour tirer de grandes conclusions d'ordre économique)

  44. Dominique Matte Says:

    @M Camus Merci de la référence sur Lester Brown, je me renseignerai sur ses travaux.

    @M. Leblanc N'oubliez pas que je suis moi-même piétonne i.e que j'aime marcher dans mon quartier. Et je ne me suis jamais sentie particulièrement en danger pcq j'étais entourée d'autos lors d'une marche. Par contre, quand je suis en automobile, le comportement des cyclistes et des piétons me sidère. Ça coupe entre les autos dans les rues à toute vitesse, ça ne prend pas la piste cyclable quand il y en a une disponible, ça traverse que le feu soit vert ou rouge sans regarder, ça prend toute la rue comme si la rue leur appartenaît etc…À croire qu'ils cherchent à être victime d'un accident. Pour ce qui est d'un accès Nord-Sud, à mon avis on en est pas rendu à construire une voie rapide à la hauteur de Saint-Denis ou pas loin JUSTEMENT pcq on a l'alternative d'artères comme Christophe Colomb menant ensuite aux petites rues du Plateau. On parle beaucoup de sécurité sur ce blog, quelqu'un aurait-il des stats sur le sujet? Est-ce pire qu'ailleurs? Autre point, la pollution générée par les autos. La solution passe par la mise sur le marché de modèles moins polluant. À ce chapitre, nos gouvernements devraient agir. Autre point, plus vous allez rendre l'accès au Plateau difficile plus l'économie va s'en ressentir et j'inclus la disponibilité des stationnements(oublions la vraie farce de ces nouveaux parcomètres). Je travaille en grande entreprise à Montreal et je peux vous dire que lorsqu'une sortie de groupe est prévue c'est à Brossard au Dix30 que ça se passe. Ça vous étonne? On en est rendu là maintenant.

  45. Michel Camus Says:

    @Dominique: Il y a des statistiques. Le maire Luc Ferrandez, dans sa réplique à Luc CHartrand, indique que le taux d'accident automobils impliquant piétons (et cyclistes?) sur le Plateau est le plus élevé par km2 sur l'Île, et le second en fonction de la taille de la population. Ces statistiques viennent du min. des transports et de la direction de la santé publique, je crois. à vérifier. Par ailleurs, je suis d'accord que plusisuers cyclistes sont dangereux pour eux-mpemes et pour les autres cyclistes et pour les piétons, et risquent de frapper ou d'être frappés par des automobiles par leur faute. Mais il y a, je trouve, au moins autant de comportements dangereux par des automobilistes qui, eux, ont un véhicule autrement plus massif.

  46. Fabrice Says:

    @Dominique : une statistique plus globale : 5 personnes par jour payent de leur intégrité physique le simple fait de se déplacer à pied sur l'île.

    Je suis moi aussi d'accord avec vous qu'il semble que d'être à pied ou à vélo équivaut à un passe droit total, et moi qui respecte scrupuleusement les règles (au point de m'arrêter à la ligne d'arrêt sur les pistes cyclables, rendez vous compte), j'enrage de voir le free for all permanent piétons et cyclistes aux intersections.

    Ceci dit, y'a aussi des pbs de design urbain. Exemples : en arrêt à la ligne sur la piste cyclable direction sud, coin brébeuf et Laurier, le feu de signalisation cycliste est caché par un panneau…

    Même intersection, un piéton qui veux traverser brébeuf du côté nord à droit à un royal 4 secondes (12 en incluant la main qui clignote, synonyme rappelons le aux distrait d'interdiction de commencer sa traversée)…

    Concernant la pollution et l'aspect plus global du problème : le déplacement motorisé individuel en milieu urbain est une aberration. Il faut pousser pour avoir un système de transports en commun efficace, fiable et rapide. Je suis sûr que nous pourrons vous compter parmi ses usagers quand ca sera le cas, vous pourrez alors conduire par plaisir à l'extérieur de la ville ! ;)

  47. Fabrice Says:

    @Michel : je n'ai plus la source mais il y a effectivement des études qui montre que toutes les catégories d'utilisateur de la route commettent des infractions, mais pas les mêmes. De plus, nature humaine oblige, nous avons tous tendances à se rappeler des infractions des autres que nous constatons (plutôt que des bons comportements).

  48. Hoedic Says:

    @Dominique: Pour les stats, le Plateau est premier au rang des accidents impliquant des piétons au km2 et second après Ville-Marie pour le nombre d'accident pour 100.000 habitants. Est-ce particulièrement étonnant ? Non puisque c'est un arrondissement fortement achalandé. Est-ce que le comportement des piétons/vélos est en cause ? Possiblement. Ce n'est pas une raison pour rien faire non plus.

    Est-ce que les gouvernements devraient faire plus ? Sans l'ombre d'un doute. Est-ce qu'ils le font. Ben noooon. Alors on fait ce qu'on peut à la hauteur de ce permet le système démocratique et la séparation des pouvoirs au niveau municipal.

    Il est même probable que ces mesures aient des effets pervers comme l'augmentation des bouchons sur les artères (et donc une augmentation de la pollution). Il n'en reste pas moins qu'on peut difficile rester les bras croisés.

    Sur le plan économique, des essais équivalents menés dans d'autres villes ont résulté en l'amélioration de l'activité économique des centre-villes. Mais là encore, la population métropolitaine n'a pas attendu les mesures d'apaisement pour aller souper au Carrefour Laval ou au Dix30. La réalité c'est que pour une métropole comme Montréal, tout le monde ne peut pas venir faire ses emplettes dans le centre-ville. De même que des entreprises se sont localisées en dehors du centre-ville et ce n'est pas nouveau du tout.

    Un des objectifs que devrait avoir une politique métropolitaine, c'est de contenir la situation dans son état actuel en dynamisant les zones déjà bien peuplée (dans et hors Montréal) et en fournissant des transports en commun pour ces zones. Avec la gestion actuelle, ça s'installe n'importe où et développer un réseau de transport en commun en fonction revient à espérer qu'un escargot pourra rattraper un lièvre.

    Les idées de Projet Montréal sont dans cet axe (pas toujours tout, pas nécessairement comme moi personnellement je l'envisage, mais l'idée globale est là). Et ça commence là où il possible de le faire.

  49. Paul Dumais Says:

    @Dominique et tous les autres : si vous avez manqué cet épisode de l'émission "Une heure sur Terre" diffusé le 19 février dernier.

    http://www.tou.tv/une-heure-sur-terre/S2009E14

    Voilà à quoi ressemble un vrai système de transport en commun : 1100 trains qui entrent en gare chaque jour à Berlin, interconnexion avec les trams, bus, métro, 75% de la population de cette ville se déplace en transport public. Un système aussi bon est parfaitement possible à Montréal, et même réalisable en relativement peu de temps. Il suffit de se débarrasser de quelques idées reçues…

  50. Fabrice Says:

    @Dominique, et les autres aussi

    Puisque nous en sommes aux documentaires vidéos

    A l'adresse suivante
    http://www.e2-series.com
    section Webcasts, dans la serie e2 transport : "Portland : A Sense of Place"

    Une ville nord américaine qui un jour décide d'utiliser les fonds alloué à la construction d'une autoroute à la mise en place d'un système de tramway. Et comment tout a alors changé.

    Ici aussi nous y arriverons ^^

    Les autres reportages valent le détour aussi, nottament "London : The Price of Traffic" et

    "Seoul : The Stream of Conciousness", qui s'intéresse au démantèlement d'une autoroute urbaine et à la restoration de la rivière qui avait été enfouie dessous.

  51. Fabrice Says:

    @Paul.

    Visionné. Juste merci :D

  52. Paul Dumais Says:

    @Fabrice : et la série de webcasts "e2" est très instructive. Je ne la connaissais pas, merci pour ce pointeur.

  53. Louis Fournier Says:

    @MichelCamus

    Bonjour Monsieur Camus,

    En effet, je le consent les propos sont peut-être un peu trop savant, mais la référence territoire était plus un clin d’œil qu’un réel argument pour défendre mon point vue. Je trouvais Madame Dodin très intéressante et respectueuse dans ses arguments, malgré que je n’ai pas d’accord totalement avec elle. Au niveau intellectuellement, est-ce que vous faites mieux « latifundistes, nobles hidalgos » ?

    Et contrairement, à ce que je peux laisser paraître j’ai bien les contre argument, comme les vôtres, je trouve cela très constructif. Je ne peux cependant m’empêcher de contre argumenter . J’espère que le ton est adéquate et respectueux.

    1) « Le Plateau un petit village Gaulois ». Le petit village Gaulois est un village qui résiste au Romain, donc le Plateau résiste aux Montréalais ? Donc si on donne la possibilité à chaque arrondissement devenir un village Gaulois, est-ce normale de se questionner sur l’existence d’une solidarité montréalaise ?

    2) « Le Plateau appartiens en partie aux résidents en en partie aux Montréalais ». Je peux accepter que les résidents aient le premier droit sur certains éléments, mais malheureusement pas sur tout. Comment peut-on accepter que le développement économique se fasse sur la base d’un arrondissement et non sur la base d’une agglomération interdépendante. Combien de personnes passe d’un arrondissement à l’autre pour aller travailler ? Il faut distinguer ce qui appartient à la sphère résidentielle (arrondissement, vie de quartier) et ce qui appartient à la sphère économique (agglomération Montréal développement économique).

    3) « La ville existe d’abord pour les résidents », vous parler d’un arrondissement, c’est n’est pas une ville.

    4) Je me réfère au passé, sur l’argument que « Montréal était une entité solidaire ». Je ne me rappelle pas d’avoir avancé ce pointe. Ce que j’ai dit c’est que depuis la diffusion, les arrondissements ont acquis des pouvoirs. L’administration Tremblay a voulu donner à tous les arrondissements des pourvoir équivalent, mais plutôt que de se baser sur les pouvoirs des anciens arrondissements, ils se sont basé sur les villes nouvellement fusionner.

    Le développement sociale a donc été centralisé au niveau des arrondissements, plutôt d’en garder une partie au niveau de la ville centre. Pour faire du développement, c’est un enjeux d’outils et de ressources, si les ressources sont tous à l’échelle des arrondissements peux de développement peut se faire au niveau régionale. Et on passe à côté de certains enjeux qui peuvent être régionales tel que l’immigration, l’itinérance, le développement de l’emplois, etc, une vrai stratégie de développement locale.

    Peut-être que je me trompe, mais regarder les budgets de développement social de l’arrondissement Plateau avant et après la fusion ?

    Est-ce que le Plateau est vraiment solidaire avec les problèmes de Montréal-Nord ? Si oui, comment ? C’est vrai que les quartiers pauvres ont eu plus qu’à leur tour les impacts négatifs du développement urbain, mais est-ce les arrondissements forts et indépendants sont réellement la solution ?

    5) « Les Montréalais sans auto paient plus qu’il en reçoit », je ne peux me prononcer sur ce point, je ne suis pas fiscaliste. Ce que je peux vous dire c’est que la philosophie derrière la fusion était de faire payer les utilisateurs externes, les « banlieusards » les services qu’ils utilisent (utilisateur-payeur, soit les autoroutes, les services publiques centraux, etc.) ce qui n’a pas été fait.

    De plus, d’un point interdépendance économique, la fusion aurait dû être faite entre les anciens arrondissements de Montréal, Longueuil et Laval. Il y a beaucoup plus de transite en provenance de Laval et Longueuil vers le centre-ville que de l’Ouest de l’île. On a opter pour un territoire physique, plutôt qu’une interdépendance économique.

    6) « Recevoir les transitaires », je n’ai pas suivi l’ensemble des problématiques liées à la circulation sur le Plateau. Mais mon point de vue, c’est que les mesures d’atténuation devrait être prise « oui », mais être prise par la Ville-Centre, pour être sûr que cela ne cause pas d’autres problèmes. Vous vous êtes probablement installer dans un quartier urbaine en connaissance son contexte, et c’est bien de vouloir l’améliorer, mais améliorer le en faisant pression sur la ville-centre et non via seulement votre arrondissement. Pourquoi le Plateau n’a pas son propre dépotoir ? Parce ce qu’il s’inscrit dans un contexte urbain spécifique. Les montréalais accepte que l’arrondissement Ville-Marie perdent son maire, mais personne veulent perdent leur pourvoir ?

    7) Il y a environ 30 % des résidents qui travaillent et habitent sur le Plateau. Si on fusionne le Plateau et Arrondissement Ville-Marie cela monte à 64 %. Si on fusionne, vous perdez votre Maire ???

    Cordialement…

  54. Hoedic Says:

    @Fabrice : je viens de passer sur Saint-Grégoire, là où se trouve le fameux panneau et votre interprétation semble la seule possible. D'ailleurs le marquage d'un passage piétonnier semble avoir été effacé ou à tout le moins on l'a laissé disparaitre puisque le passage opposé est lui parfaitement délimité. Il semble donc que ceci ai effectivement pour vocation de permettre l'écoulement fluide du flot automobile remontant Brebeuf pour aller chercher Christophe-Colomb…

    @Louis : Je me permets de m'immiscer. Je vous invite à lire le dernier edito de François Cardinal (http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/francois-cardinal/201007/09/01-4297053-bourgeois-et-ideologues.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO40_editoriaux_199_accueil_POS1) qui ne semble pas vraiment en accord avec ses collègues Chartrand et Picher et qui résume assez bien la situation: oui permettre le passage automobile, mais pas au détriment des résidents comme ce fut le cas jusqu'à présent.

    En l'absence de plan concerté, ce sont les arrondissements qui prennent les devants. Le Plateau n'est pas le seul à le faire, c'est peut-être le plus tonitruant; par ailleurs les résidents de la rive-nord, tout comme ceux de Rosemont ou de Ahuntsic se foutent royalement que Saint-Luc mette en place des mesures d'apaisement de la circulation. Mais c'est pourtant la même chose.

    Pour ne pas toujours accuser les mêmes personnes, il est à noter que la Ville-Centre n'est pas la seule en cause. Le gouvernement du Québec a également le droit (euphémisme) de mettre en place des politiques d'amélioration sur les artères principales.

    Enfin si vous ne l'avez pas fait, je vous invite à regarder les reportages de e2-series.com pointés par Fabrice, et notamment celui de Séoul qui est un cas d'école régulièrement évoqué par des personnes comme Richard Bergeron. On a l'impression de rêver à la vue d'un tel reportage et pourtant c'est bien réel. Et dans ce cas, on parle de destruction pure et simple d'une autoroute à la Décarie (la principale de la ville) irriguant le centre de Séoul… on ne parle pas de l'inversion de rues finalement assez secondaires.

  55. Louis fournier Says:

    @hoedic

    Bon je relie les propos de monsieur Chartrand et effet, il va un peu trop loin. Il utilise le terme embourgeoisement, etc. Il aurait du nuancer ces propos et parler d'une homogénisation d'une population de montrélaise dans ce quartier. L'homogénisation s'est fait par l'attirance à une vie urbaine où la voiture n'est pas nécessaire.

    Ce que je retenais de l'article de Chartrand c'est le fait qu'un arrondissement puisse mettre en place des mesures ayant des impacts sur les restes de la population de la région métropolitain. Monsieur Cardinal, dans son article semble présenter cette situation, il note l'absence de vision gloable pour le transport.

    Si toute les arrondissements faisaient pression sur la ville centre et non chacun à son maire d'arrondissement ont aurait peut-être un plan transport et des orientations stratégiques cohérantes. A Montréal, tout le monde peu tire la couverte de son côté et c'est pour cette raison qu'on avance pas.

    Monsieur Tremblay a peut-être adopter la devise, mieux diviser pour ne pas reigner.

    Personnellement, mieux vaut une mauvaise stratégique et que tout le monde pousse dans le même sens, que pas stratégie du tout.

    Merci pour l'article très intéressant.

  56. Serge Grenier Says:

    @ Dominique Matte

    «ET UNE VILLE OÙ IL M’EST PERMIS DE CIRCULER LIBREMENT»

    Que diriez-vous si on décidait d'oublier cela les transports en commun et tout le monde s'achète une belle voiture ? Imaginez cela : d'un coup, vingt fois plus de voitures sur la route. Et tout ce beau monde qui exige de pouvoir circuler librement.

  57. Serge Grenier Says:

    @ Louis Fournier

    «Montréal est une ville trop décentralisée.»

    D'après moi, plus souvent qu'autrement, les décisions prises par les gouvernements centralisateurs sont déconnectées de la réalité et visent d'abord à favoriser les intérêts des amis du pouvoir. Il se peut que les décisions prises au niveau local ne soient pas parfaites, mais au moins elles visent à défendre des intérêts des citoyens et citoyennes.

  58. Fabrice Says:

    @Serge

    Exactement, on devrait organiser une journée "en ville AVEC une voiture" où tous les gens habituellement sans voiture pourrait faire comprendre cette réalité aux autres.

  59. Louis Fournier Says:

    @ Serge Grenier

    Bonjour Monsieur Grenier,

    Ce que vous évoquez "favoriser les intérêts des amis du pouvoir" se fait à tout les échelles (arrondissement, ville, métropole, etc.). Pourquoi pensez-vous que c'est autant décentralisé, par ce que les maires veulent avoir le pouvoir ? C'est plus subtible, c'est moins officielle, c'est la prise de position qui va toujour avantagé l'arrondissement au détriment de la ville centre.

    On s'occuppe de ce qui est dans notre cours, les problèmes de Montréal Nord, ce n'est pas les nôtres. Leur problème d'emplois, devrait être résolue par Montréal Nord. Il faudrait tous être comme les gens du plateau travailler à proximité de son lieu résidence. Malheureusement, ce n'est pas possible…

    La justification d'une plus grande proximité des services, pour des questions d'accessibilité physique je suis d'accord, mais c'est le "tout arrondissement" qui me dérange. La gouvernance décentralisé aux arrondissements, sans plan d'ensemble pour la ville de Montréal me dérange. Les outils, les ressources sont aux arrondissements essayer de faire un projet environnemental un niveau de la Ville, nommez-moi leur ressources, leurs outils ??

    On donne tout les responsabilités au niveau de l'arrondissement, pis on pense que notre maire est en mesure de contrôler toute les facettes, tant économique, sociale, environnementaux, transport, etc. C'est des super-maire qu'on a maintenant besoin.

    Je vous rappelle que le locale est une échelle d'intervention pas un lieu administratif, la métropole est également considéré comme l'échelle locale à un certain niveau.

    Je pense que c'est une question d'équlidre et de reconnaissance de responsabilité qui doivent être partagée entre divers paliers.

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