le 11 mars 2009 par Carl Boileau
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On commence à comprendre la trame politique derrière le scandale de la Caisse de dépôt. Nonobstant la perte historique de 40 milliards dans notre économie (la vraie, pas la théorique), nous y voyons surtout la lutte entre deux modèles de «société». Le premier, issu de la Révolution tranquille, est celui de l’État providence (social-démocratie) qui tend naturellement vers l’indépendance nationale du Québec. Le deuxième, qui s’inscrit dans la philosophie néolibérale, travaille plutôt au démantèlement de l’État et tend à privatiser ce qui est rentable (au nom de la théorique création de richesse).
D’autre part, parce que la Caisse avait le rôle de préserver l’indépendance d’action du gouvernement québécois en matière d’économie, ce magnifique pouvoir d’intervention représente une menace pour les adversaires de l’indépendance du Québec. Or, comme le dit ici Pierre Dubuc, il faudra réaliser que le démantèlement de la Caisse est probablement le véritable enjeu dans cette histoire. Et puisque l’incompétence démontrée de l’actuel modèle est logiquement remis en question, nous assisterons bientôt au débat fondamental entourant la mission de la Caisse. Alors, bien que cette situation affligeante ébranle sérieusement le modèle québécois, elle aura tout de même le mérite de révéler l’axe de nos adversaires.
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