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Eau-de-vie

Eau-de-vie

à Florence

Désert

Cœur asséché, zone aride,
C’est la traversée d’un désert.
Âme embrumée, ciel livide,
Autour de moi, partout le désert.

Pays perdu, guide écarté,
Je prêche toujours dans le désert.
Que le vide remplit mes pensées,
Ma destinée est bien solitaire.

Mes pieds ensablés, mes gourdes dépeuplées,
Sur tes sentiers, des graines j’ai parsemées.
Je recherche l’oasis, je poursuis tes mirages.
Revenir boire à ta source, le sens de mon voyage.

Précipice

À la limite des dunes, finalement à l’horizon,
La mer de retour, le flot vital de liaison.
Mais pour prendre ta barque, de partout le chaos.
Ne suis-je pas ton monarque ? Ais je raté le bateau ?

La falaise est haute, trop élevé je suis monté.
Tes voiles soufflés, je ne pourrai rattraper.
Ne me reste qu’à crier, ne me reste qu’à sauter.
La nuit m’enveloppe, son silence ne peut témoigner.

Dois-je abandonner l’être? Dois-je disparaître?
Pour de nouveau renaître, pour nous reconnaître.
Plonger dans tes yeux, m’immerger dans ton âme,
Explorer tes abîmes, me bercer dans ton corps.

Eau-de-vie

La muraille m’a retenu, les larmes ont coulé.
Des bouteilles à la mer, dans l’océan dilué.
Flotte et meurent en toi, mes espoirs largués.
Ton nom ma prière, émergera des remous d’hier !

Les années ont passé, les flots refoulés
Sommeille ma substance, dans de sombres bouteilles.
Du profond de tes nuits, à l’ombre du soleil,
Le goût est unique, je te réserve ma cuvée.

Brise le barrage, libère le fruit
Pour que dans tes plaines, déferlent mes pluies.
Déluge d’amour, inonde mon désert !
Pour notre jardin, irriguons la terre.

un poème à la mer

un poème à la mer