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Posté par le 9 février 2013 dans Psychanalyse

Casino Cauchemardesque

L'enfer est... orange

L’enfer est… orange

Assurément un de mes rêves les plus alarmants de ma vie et une mise en garde émise par mon inconscient!

Je me retrouve donc sur le vaste plancher à l’intérieur d’un immense casino. Il y a des centaines d’individus s’affairant dans tous les sens, mais personne ne me prête la moindre attention. Je suis immobile dans cette foule animée. Je ne pourrais dire depuis combien de temps je suis rendu là… car je passe ma vie au téléphone cellulaire à parler avec des citoyens de mon district. Tant bien que mal, j’essaye de leur décrire l’évolution du projet politique de mon administration municipale. Mais, manifestement, je ne comprends plus ce qui se passe réellement. Puis, je commence à expliquer l’état des lieux où nous travaillons… en faisant référence à un immense casino. Le citoyen me dit que cela n’a pas de bon sens. Il me somme de «me réveiller» et de prendre mes responsabilités. L’ambiance est assourdissante; je dois souvent répéter mes propos en parlant plus fort au téléphone.

C’est à ce moment-là qu’une nouvelle stagiaire de mon cabinet m’interpelle dans une allée. Elle vient de me surprendre à donner des informations privilégiées à des citoyens et m’affirme qu’elle en «avisera en haut lieu». Bon, je juge alors que c’est le temps de quitter ce lieu dans lequel je ne me reconnais plus. Je dois sortir au plus vite de cet environnement désagréable et retourner vivre dans mon district. Je n’ai pas d’affaire à demeurer dans un casino.

Dans le hall d’entrée, Nimâ qui est affiliée aux vestiaires m’aperçoit et me demande d’approcher. Elle me dit que nous ne pouvons plus «continuer à travailler comme cela», puisque «nous avons à te parler». C’est alors qu’elle me désigne une petite porte dans le fond du vestiaire.

Curieux, mais résigné, j’emprunte le chemin en question… pour me retrouver dans une immense pièce secrète. Il y a ainsi une centaine d’employés installés dans des cubicules écoutant les discussions téléphoniques de toutes les communications émises dans le casino.

C’est alors que Christine arrive fièrement à ma rencontre. Manifestement, elle est responsable de cette section du casino. Elle m’annonce ainsi en souriant qu’elle est au courant de ce que je dis depuis des mois aux citoyens. Triomphalement, elle me dit que j’ai été pris en flagrant délit de trahison et que je viens de politiquement atteindre mon «Waterloo».

Je suis tellement ébahi par la situation que je suis spontanément sur la défensive. Mais rapidement, la colère me submerge; puis je me révolte en l’enguirlandant directement.

«Réalises-tu Christine que notre projet est devenu un osti de casino» lui dis-je. Puis je rajoute que nous n’avons jamais été élus pour faire ça et que de faire de l’espionnage électronique ce n’était pas normal en démocratie. Avant de retourner les talons et de quitter ce lieu à jamais, je la met en garde sur le fait que que le parti ne perd rien pour attendre et que tout ceci sera bientôt rendu public.

Je dois fuir au plus vite avant que l’alarme sonne. Mais rendu dans le hall de sortie, je réalise alors ne pas avoir sur moi les clefs de mon logement et mon passeport. Je dois alors remonter tout en haut du casino aller chercher le tout dans ma chambre (?!?). Je rebrousse donc chemin et monte donc les escaliers roulants. C’est alors que sur la mezzanine du premier étage, Luc donne une entrevue à plusieurs médias.

Je dois traverser cette zone pour monter d’un étage, mais il ne faut pas que Luc me reconnaisse. Je m’arrête donc à une table et observe l’entrevue. Je constate alors que Luc parle en anglais à propos de sa nouvelle fontaine dans le hall central. Selon ses propos, les clients peuvent ainsi y lancer des sous pour financer les prochains projets de l’arrondissement. Il suffirait simplement d’y croire et faire des vœux pour pouvoir générer des aménagements à l’extérieur du casino.

Je suis tellement captivé par l’entrevue que nos regards finissent par se croiser… et c’est là qu’une révélation prend forme dans mon esprit. Comme une accusation, je m’exclame alors en le dévisageant : «Tu travailles pour les Anglais!» Hors de moi, je me précipite vers le deuxième étage pendant que le maire est encore pris avec une meute de journalistes.

C’est à ce moment que je réalise être suivi par un, puis deux agents de sécurité. Ces derniers sont manifestement en communication avec un centre de commandement via des écouteurs dans leurs oreilles. Je fais comme si je n’avais pas réalisé être suivi et ma dernière chance pour m’en sortir reste l’effet de surprise. Afin d’établir mon plan de fuite, je m’assois au troisième étage à l’intérieur d’une contreterrasse (!?!). Je réalise alors être aussi entouré par plusieurs agents habillés en civils. Tous communiquent en temps réel entre eux… en anglais.

Je suis au bord de la panique, je n’ai plus aucune porte de sortie. Puis, les agents, en plein contrôle, semblent totalement se foutre que je les entend planifier leur piège à mon égard. Une attachée de presse m’étant totalement inconnue jappe des directives dans son microphone.

Il est question d’attendre après son Q avant «d’allumer les spotlights» sur moi. Elle exprime que l’objectif est de me faire paraitre fou et me discréditer avant que je puisse librement parler à l’extérieur du casino. Pire encore, elle dicte même des questions précises à mon attention pour des journalistes… qui sont aussi reliés sur sa fréquence d’onde radio.

C’en est trop. Je me lève et me précipite en direction de la sortie en bas. Mais à ce moment, des membres du public forment un mur humain afin de m’empêcher de traverser… puis me coincent à un endroit précis sans la moindre considération. Complètement acculé à un mur, c’est alors que plusieurs caméras se braquent simultanément dans ma direction; je suis ébloui par la lumière et ressens nettement la chaleur des projecteurs. Toutes les grandes chaines médiatiques canadiennes semblent être sur place… je passe en direct à la télé nationale!!!

Pendant que je suis mitraillé de questions en anglais, une journaliste raconte aux téléspectateurs une histoire préfabriquée. Je ne comprend même pas ce qu’on me reproche… et personne n’est vraiment intéressé à m’écouter. Tant bien que mal j’essaye de me défendre en anglais, mais je n’arrive pas à m’exprimer adéquatement. La sueur me tombe dans mes yeux… et des médias s’exclament avec satisfaction que je serais en train de pleurer. D’autres en profitent pour annoncer en onde que plus personne ne me prendra jamais au sérieux dans ce pays.

Je ne comprends pas ce qu’on me reproche… mais je réalise être un pion dans un scénario que je ne maitrise plus. Je me suis fait avoir : c’est un assassinat politique !

Et c’est dans cet état d’esprit que je me réveille.

 Diriger un casino, c’est comme voler une banque mais sans qu’il y ait de flics – de Martin Scorsese (Extrait du film Casino)

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