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La création des clubs politiques… ou la réforme (nécessaire) du Parti québécois

La création des clubs politiques… ou la réforme (nécessaire) du Parti québécois

Bien que, présentement, le principal problème des souverainsites québécois soit du domaine de la communication et non de celui de nos idées (notre programme social-démocrate et notre projet national), nous devons tout de même repenser complètement notre stratégie.

Or, en premier lieu, la logique de l’intérêt indépendantiste imposant l’esprit de rassemblement, il est inacceptable de rester passif devant l’actuel échec du Parti québécois à coaliser les forces souverainistes. En ce sens, afin d’aménager les structures adéquates pour intégrer l’ensemble des militants souverainiste, notre priorité devrait être une réelle réforme de notre formation.

Par ailleurs, la création de clubs politiques distincts n’aura pas seulement l’avantage d’agrandir l’espace politique dans le Parti, mais aussi, d’exporter la réflexion indépendantiste en direction des Québécois. En effet, les échanges de vision entre les divers clubs (les clubs étant littéralement les embryons des futurs Partis dans le Québec indépendant), stimuleront nécessairement les Québécois à imaginer leur avenir collectif (l’état d’esprit fondamental des souverainistes). De la sorte, en installant progressivement le climat politique du futur Québec indépendant (axe pôle gauche –vs- pôle droit), nous contribuerons à présenter l‘étendu des possibilités qu’offrira un pays indépendant (ici, c’est comme si quelques années avant la libération, nous demandions à un détenu d’imaginer et de choisir sa vie à l’extérieur de la prison). Puis, forts de leurs échanges et «chicanes» , les chefs de clubs alimenteront finalement la machine médiatique. Face à l’absance d’idées des politiciens fédéralistes, tombant dans le piège de vouloir exposer nos «divisions», même la presse fédéraliste ne pourra s’empêcher de commenter nos idées. Nos chefs de clubs prendront alors un peu partout la parole pour jouer un grand jeu: la gauche pour dénoncer la droite, la droite pour dénoncer la gauche, les verts pour dénoncer les précédents… et ainsi de suite. Globalement, nous couvrirons l’espace médiatique québécois, sous-entendant dans l’imaginaire que la souveraineté est une évidence dans l’ordre des choses. Ce sera alors une période de grand bouillonnement politique. Face à ce choix inévitable, chaque québécois prendra finalement position : les uns préféreront les solidaires de Françoise David, les autres les lucides de Joseph Facal. Puis, le chef du PQ (entre-temps épargné de toute critique), en tant que grand leader du Québec au centre, mettra fin à la période de récréation. Au moment où celui-ci ralliera l’ensemble des chefs de clubs derrière lui… le Québec se sentira prêt à faire le saut vers la réelle autonomie.

réforme du PQ

Considérant que l’actuel programme social-démocrate du Parti Québécois est d’entrée de centre-gauche et forme le noyau auquel doit s’arrimer les clubs politiques, l’idée est donc :

1. De créer un club altermondialiste. Ce club se spécialisera dans la dénonciation du projet adéquiste, et sera fort populaire auprès des jeunes (particulièrement ceux du mouvement étudiant préconisant la gratuité scolaire). Ce club aura la mission d’éventuellement arrimer Québec solidaire dans la prochaine coalition du OUI. Avant de se faire cependant, pour démontrer notre bonne foi, le PQ devra préalablement mettre fin à la bataille électorale avec ceux-ci, réservant deux comtés aux porte-parole de QS (dorénavant, le rapport de force électorale le justifie).

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2. Cependant, l’actuel vague adéquiste déferlant en région nous démontre qu’un virage du PQ à gauche n’est pas la solution gagnante à l’extérieur de Montréal… il faudra équilibrer l’ensemble de la formation avec le développement d’un club de centre droit nationaliste en parallèle. L’idée ici est de rapatrier les souverainistes errant à l’ADQ et de forcer cette formation à prendre parti pour le OUI en affaiblissant son potentiel électoral (pilotes pressentis: Joseph Facal).

3. Puis, dans le même ordre d’idées, il est dans notre intérêt d’instaurer un espace politique pour les souverainistes d’obédience écologiste. À l’heure du réchauffement climatique, ce club vibrera en concordance avec l’actuelle nécessaire prise de conscience internationale. D’autre part, puisque le Québec souverain sera un modèle à suivre en terme de production d’énergie renouvelable, ce club vert contribuera aussi à inspirer une sympathie internationale de notre projet indépendantiste. (pilotes désiré: Steven Guilbault)

4. Pour terminer, les MES (mouvement pour une élection sur la souveraineté) devra finalement être reconnu comme club politique à part entière. En effet, ce club réunissant les «purs et durs», a l’avantage de proposer un autre plan de match que celui de l’étapisme référendaire. Or, il est dans notre intérêt d’explorer de nouvelles avenues, voire, de développer un plan B si le prochain référendum se clôture par un échec. Par ailleurs, avoir un plan B contribue toujours à la confiance au plan A

De la sorte l’idée au PQ n’est pas de choisir ENTRE la gauche et la droite… mais de choisir la gauche ET la droite. Or, les clubs politiques nous offrent une formule souple pour coaliser (temporairement) l’ensemble des forces souverainistes, de gauche à droite. L’importance au PQ n’est donc pas de (se diviser) choisir l’orientation idéologique que les Québécois préféreraient, mais bien, de cumuler l’ensemble des tendances pour le OUI. En définitive, plus nous exposerons les chefs de clubs à la population avec leur vision propre, plus dans le lot, celle-ci trouvera un chef auquel s’identifier par rapport aux autres. Subséquemment, lorsque tous les chefs de club au PQ se donneront la main, quand la gauche et la droite s’allieront au grand rassembleur au centre… les Québécois trouverons la confiance, et saisiront alors que le moment est arrivé de traverser, ensemble, le fleuve menant à la terre promise. En définitive, les ponts se construisant des deux côtés d’une rive en même temps, le Parti doit comprendre sa propre responsabilité d’aménager les structures nécessaires au développement des clubs politiques.

Réunir les conditions gagnantes
François Rebello, Amir Khadir, Jean Herman Guay, Marie Malavoy, Maka Koto, Josée Legault, Pierre Falardeau, Hélène Pedneault. Diverses visions pour le pays de demain (Mon idéal m’avait donné la force de tous les rassembler pour faire cette photo).