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Posté par le 2 décembre 2006 dans Infographie/Design

Lancement d’un projet artisticopolitique

autoportrait

Depuis l’émergence de ce blogue, par mes narrations, j’ai plutôt évoqué des côtés sombres de la politique. Cette fois-ci cependant, je vous parlerai du côté que j’aime le plus de la pratique de cette activité : soit, de rencontrer en tête à tête des gens, somme toute, exceptionnellement intéressants.

L’idée est donc de vous faire des portraits originaux de certains politiciens que je rencontre. M’inspirant directement du modèle des excellents articles-portraits de la journaliste Sylvia Zappi du quotidien Le Monde, je vous annonce donc le projet de réaliser des articles similaires pour ce blogue. Mes futurs portraits seront dans la catégorie «Portraits».

Dans un premier lieu, l’objectif de ce projet sera de vous présenter mes sujets sous un angle familier, soit, dans une perspective plus rapprochée que celui des médias conventionnels. Pour mieux comprendre la nature du politicien « portraitisé », je souhaite donc raconter ses origines, révéler son parcours, relater les dossiers qu’il transporte, puis exposer ses ambitions pour l’avenir. Le tout, sera présenté par un photoportrait artistique du sujet dans un décor approprié. Ma signature visuelle : une photographie en noir et blanc avec une couleur unique sciemment amplifiée.

Richard Bergeron
Un exemple ici du style de mes futurs portraits,
soit ici Richard Bergeron, chef de Projet Montréal

En attendant de trouver, donc, des politiciens qui se prêtent au jeu, je vous laisse ci-dessous trois portraits de politiciens que je croise présentement à l’Hôtel de Ville de Paris

Denis Baupin, Monsieur embouteillages
LE MONDE | 02.11.06 | 14h46 • Mis à jour le 03.11.06 |
Denis Baupin

Il sait que la grogne monte dans Paris et que la droite se frotte les mains. Il entend les plaintes des commerçants contre les rues barrées, les pétitions contre les travaux de voirie qui chamboulent tout, et les débats houleux dans les réunions de comptes rendus de mandat… Jusqu’aux railleries de ses « camarades » socialistes sur ses « lubies d’écolo ». Les « grands travaux » de Denis Baupin font monter la température parisienne. Le jeune adjoint Vert aux transports de Bertrand Delanoë essuie tempête après tempête sur ses aménagements. Mais ne scille pas.

Parcours
1962. Naissance à Cherbourg (Manche).
1984. Diplômé de l’Ecole centrale de Paris.
1989. Adhère aux Verts.
1997. Conseiller de Dominique Voynet au ministère de l’environnement.
2001. Adjoint au maire de Paris, chargé des transports.
2006. Son plan de déplacement de Paris est repoussé.

Depuis l’arrivée de la gauche aux manettes de la capitale, l’ancien bras droit de Dominique Voynet engrange. Avec son éternel air poupin et ses allures de premier de la classe, il a l’art de mettre en avant ses réalisations. Les voies sur berges fermées à la circulation dès le premier été qui suit les municipales de 2001, c’est lui, assure-t-il. La multiplication des couloirs de bus aménagés dans les rues parisiennes, encore lui. Les quartiers tranquilles qui ont poussé au coeur de Paris, toujours lui. Et le tramway au sud de la capitale, c’est définitivement son oeuvre. Avec l’aide de « Bertrand » qui le choisit en l’opposant au « gauchiste » Yves Contassot, l’alter ego Vert, adjoint à l’environnement.

Le jeune élu avoue qu’il n’aurait « jamais rêvé » parvenir en une mandature à tant de changements concrets. « J’aurai fait des choses qui resteront », lâche-t-il ravi. Après tant de temps passé dans l’ombre de ses aînés Verts, il vole de ses propres ailes. Sans se soucier des haines qu’il déclenche.

« KHMER VERT » CONTRE « PRO-BAGNOLES »

Rarement, en effet, un élu n’avait suscité tant de noms d’oiseaux. « Khmer vert », « ayatollah anti-voitures », Denis Baupin est devenu, « le monstre à abattre », comme l’a désigné Philippe Tesson sur i-Télé début juillet. Celui qui avait lancé une « fatwa contre les automobilistes », selon Philippe Séguin, candidat malheureux de l’UMP à la Mairie de Paris en 2001. Lui explique ce déchaînement par l’opposition des « pro-bagnoles, qui ne supportent pas qu’on s’attaque à leurs privilèges ».

Rarement, aussi, un élu écolo n’était parvenu à obtenir un soutien aussi affiché d’un maire socialiste. Contre les attaques de la droite, les critiques des maires d’arrondissement ou celles des lobbies, Bertrand Delanoë fait mine de défendre bec et ongles son adjoint. « C’est un partenaire auquel je tiens, explique-t-il. Il peut être dérangeant, mais aussi attachant. » Le maire de Paris a compris qu’un bon bilan en matière de transports urbains sera toujours bon à prendre pour 2008. Et puis Denis Baupin sait se montrer reconnaissant : rares sont les moments où il s’est opposé au maire, persiflent ses amis Verts, plus remuants.

Cela n’empêche pas l’édile de ne pas supporter quand son adjoint semble trop chercher la lumière des projecteurs. Bertrand Delanoë n’a, en particulier, pas apprécié les fuites organisées en mars dans le Journal du dimanche, sur le futur « Plan de déplacements » de Paris. Une bombe de 200 mesures qui prévoyait de fermer la voie Georges-Pompidou, de créer une voie réservée aux taxis et aux véhicules propres sur le périphérique ou d’interdire le coeur de Paris aux voitures des non-résidents…

Là, les élus socialistes et communistes se sont déchaînés contre un projet qui semblait vouloir transformer la capitale en quartiers tranquilles faits pour les piétons et les vélos. « Les quartiers verts sont comme des îlots, et autour c’est l’enfer », argumente alors Serge Blisko, maire PS du 13e. « Ça devient des quartiers de bobos », renchérit Jean-Bernard Bros, adjoint PRG au tourisme. Les communistes râlent contre le « passage en force » et font valoir que le projet Baupin est « difficile à porter politiquement ».

BOURREAU DE TRAVAIL

Delanoë voit la ligne jaune et siffle la fin de partie, mais sans désavouer son adjoint : le plan est reporté à début 2007. « Denis est très bon quand il est dans un fonctionnement collectif au service de Paris. Moins quand il s’isole sur une position partisane », lance M. Delanoë. L’adjoint aux transports a donc été prié de revoir sa copie. « Il a voulu être dans la politique du fait accompli en communiquant seul sur un dossier emblématique », soupire Christophe Caresche, premier adjoint chargé de la sécurité.

Denis Baupin obtempère, conscient cette fois d’avoir voulu aller trop vite. Mais ce fonceur ne renonce pas : il sait qu’il n’a qu’une mandature pour marquer son territoire et devenir le Vert incontournable à Paris. C’est un « homme trop pressé », juge Pierre Mansat, adjoint communiste, qui lui reproche « d’instrumentaliser la politique des transports à son profit ». Mais le « système Baupin » marche, reconnaît-il presque admiratif : une bête de travail doublée d’un fin politique qui a mis en place un système d’alerte et de communication « dédiée à sa promotion personnelle ».

Denis Baupin travaille en effet sans compter. Un bureau qui reste allumé tard le soir, des débats du Conseil de Paris toujours le nez dans une pile de dossiers, l’élu ne s’accorde aucun moment récréatif. Et connaît une vie sociale réduite au minimum. « En dehors de ses heures de bureau, il y a ses heures de travail à la maison. Il n’en mesure pas toujours les implications sur sa vie personnelle », se souvient Mireille Ferri, vice-présidente Verte de la région Ile-de-France, qui fut un temps sa compagne. Longtemps fan de jeux de rôle, tendance Donjons et dragons, ex-champion d’échecs, il a tout laissé tomber : « C’était ça ou la politique », lâche-t-il. Le jeune adjoint en a gardé le goût du coup réfléchi et minutieusement préparé. « Il pose ses pions à l’avance, calcule ses coups, et ça vaut pour tous les aspects de sa vie, y compris pour ses amours », glisse Dominique Voynet.

Baupin, le calculateur, un peu trop froid et définitivement techno, entend-on régulièrement. Compétent, mais manquant parfois de pragmatisme, admet le maire de Paris. « Sans charisme ni générosité », tacle Sergio Coronado, adjoint Vert du 14e arrondissement. « Je lui ai dit plusieurs fois : sors du métro, prends le bus et regarde ce qui se passe en surface », raconte son frère ennemi Yves Contassot. Lui n’en a cure.
Il regarde avec gourmandise sa prochaine cible : le ministère des transports si la gauche l’emporte en 2007. Et avoue ne pas savoir s’il se représentera en 2008 avec son « ami Bertrand ». « Je ne ferais pas le même job avec autant d’enthousiasme. »

Sylvia Zappi

Clémentine Autain

L’adjointe au maire de Paris, Clémentine Autain

Clémentine Autin, Une certaine idée de soi
LE MONDE | 05.10.06 | 14h46

La drôle de tirade est encore dans toutes les mémoires. Lorsque Clémentine Autain s’empare du micro, l’assistance ne sait si elle doit sourire ou grimacer. Ils sont 600 délégués, ce 10 septembre à Saint-Denis, à écouter les prétendants à la candidature unitaire de la gauche antilibérale. « Je mesure mes handicaps : je suis jeune, je suis femme, et en plus, je suis blonde ! », lance la jeune adjointe au maire de Paris. Mais elle ajoute : « Un profil comme le mien peut nous sortir de l’impasse. »

Parcours
1973.Naissance à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).
1985.Décès de sa mère, l’actrice Dominique Laffin.
1997.Lancement de l’association féministe Mix-Cité.
1997.Passe son DEA d’histoire à l’université Paris-VIII.
2001.Devient adjointe à la jeunesse de Bertrand Delanoë, maire de Paris.
2006.Se déclare candidate à la candidature pour la gauche antilibérale.

L’adjointe au maire de Paris, Clémentine Autain, à Paris, le 14 septembre 2006
Ses amis assurent que « c’est tout Clémentine ». « Elle désamorce les critiques par l’humour », explique le rénovateur communiste Roger Martelli, qui l’a poussée à se présenter. La télégénique militante féministe semble attirer autant les compliments que les vacheries. Elle est peu connue du grand public, qui ne l’a aperçue que sur les plateaux de l’émission d’i-Télé « N’ayons pas peur des mots », où elle donne la réplique à Philippe Tesson. Mais la jeune femme n’est pas une nouvelle venue dans les cercles militants qui se sont rassemblés autour du non avant le référendum sur la Constitution européenne.

Elle a commencé jeune, très jeune, à la télévision, chez Michel Drucker. Elle avait 10 ans, voulait être chanteuse comme son père, Yvan Dautin. Elle se produit alors dans un groupe d’enfants, Abbacadabra, qui reprend des chansons d’Abba. Le présentateur accroche sur son sourire impertinent : « Celle-là, le jour où elle sera grande, on en reparlera. Elle n’a pas sa langue dans sa poche », dit-il, estomaqué par l’aplomb de la fillette. L’enfant enchaîne disques, concerts et même un feuilleton, avant d’être découragée par son père. « Il disait que je chantais faux ! », rigole celle qui se « déstresse » en poussant la chansonnette sur les airs de Barbara ou Madonna.

Clémentine Autain a donc délaissé le spectacle pour la politique. Elle a baigné dans les deux mondes pendant toute son enfance, dans un univers où Jack Ralite et Alain Krivine passaient régulièrement, ballottée entre une mère, Dominique Laffin, actrice féministe, « sous médicaments et alcool », et un père saltimbanque et militant mi-anarchiste, mi-LCR. Elle a 12 ans quand sa mère se suicide. Dix-huit quand elle quitte le domicile familial pour échapper à la déprime paternelle.

Toute jeune étudiante en histoire, elle s’engage aux côtés de l’UNEF et de l’Union des étudiants communistes. Trois ans de compagnonnage en dilettante, goûtant peu le fonctionnement des petits appareils. A 21 ans, elle est victime d’une agression. La blessure est longue à cicatriser. Elle s’en sort en se rapprochant du Collectif contre le viol et en se plongeant rageusement dans le mouvement féministe, dont elle fera son sujet de DEA. Elle tente d’en prendre la tête contre la figure tutélaire de la vieille garde, Maya Surduts. Elle échoue et s’en va. Cela deviendra presque une méthode : goûter un peu, tenter de se faire reconnaître, puis aller voir ailleurs faute de trouver sa place.

C’est « autour d’un plat de pâtes » avec sa bande de copains qu’elle décide de créer, en 1997, un nouveau mouvement féministe, Mix-Cité. L’association se fait connaître en protestant contre l’utilisation de mannequins vivants dans les vitrines des Galeries Lafayette. Avec son bagout charmeur et déterminé, la jeune présidente fait mouche. Celle qui veut « reformuler le féminisme à la sauce jeune » commence à émerger. Et se fait vite draguer par les différentes boutiques de la gauche.

Durant trois ans, elle va picorer. Un jour candidate de Noël Mamère aux législatives de 1997 contre Christine Boutin (UMP). Un autre militante éphémère du Parti socialiste dans le 18e arrondissement de Paris, puis collaboratrice de Georges Mazars, sénateur du Tarn. Elle fricote avec la Gauche socialiste, tendance Jean-Luc Mélenchon, mais ne fait pas le pas d’adhérer. Préfère continuer à butiner en participant à la Fondation Copernic, club de réflexion de la gauche radicale, et en écrivant dans « L’Huma ». « Elle est très habile sous ses airs de ne pas y toucher », constate Jérôme Guedj, son « ami socialiste ».

En 2001, la gauche parisienne cherche des personnalités de la société civile pour les municipales. Le PCF saura la convaincre en lui proposant la tête de liste dans le 17e arrondissement. Le carton d’invitation est séduisant : un match contre Françoise de Panafieu, cette « grande bourge et son mépris de classe effroyable », comme elle décrit la candidate UMP. Clémentine Autain y gagne ses galons d’adjointe au maire de Paris. Elle a alors 27 ans. Bertrand Delanoë (PS) la repère vite et l’intègre dans son équipe rapprochée. Il ne sera pas déçu. « Dans la cour du roi, elle est la préférée », persifle une socialiste.

Depuis cinq ans, l’adjointe à la jeunesse joue les bonnes élèves. Avec la mise en place de conseils de jeunes, d’un réseau d’antennes-jeunes, elle dépoussière son domaine, suit « Bertrand », évite toute critique, et monte même au créneau. « Les Verts râlent et ils me fatiguent », déclare-t-elle au Parisien. Seule fausse note : la jeune femme fait campagne contre la Constitution européenne. « Elle racontait que le traité allait interdire l’avortement, je lui ai dit « tu déconnes » », se souvient M. Delanoë. L’incident n’empêchera pas le maire de marier lui-même son « adjointe préférée » début septembre.

« C’est une élue qui se coltine les contraintes de la gestion municipale. Sa facette actuelle de candidate de la gauche radicale, je ne la vois jamais dans son travail à l’Hôtel de Ville », s’amuse Christophe Caresche (PS), premier adjoint. Cette fidélité, qui frise la docilité, fait grincer des dents chez ses amis de la gauche antilibérale. « C’est une jeune femme pressée qui ne s’oppose pas aux choix du PS à Paris », remarque Francine Bavay, vice-présidente du conseil régional. « On ne peut pas dire qu’elle se soit démarquée », renchérit un proche de José Bové. A l’évocation de ses liens socialistes, elle s’énerve : « Faut être à combien de mètres d’un social libéral pour être fréquentable ? » La candidate à la candidature dit refuser les « discours simplistes » et assure qu’à l’échelon municipal les points de convergence avec le PS sont possibles.
Malgré les piques qui fleurissent sur les forums de discussion de ses « amis », Mme Autain continue de foncer, persuadée d’être mieux placée que Marie-George Buffet ou José Bové « pour faire la synthèse » des sensibilités. Parce qu' »elle est jeune, femme, et incarne une image du communisme moderne », assure Olivier Frachon, ancien responsable à la Fédération CGT des mines et de l’énergie. Reste à en convaincre la direction du PCF, qui estime que « le costume est trop grand pour elle » et continue à pousser Marie-George Buffet.

Sylvia Zappi

Françoise de Panafieu (UMP) rêve d’un destin « à la Ségolène » à Paris
LE MONDE | 28.11.06 | 14h13 • Mis à jour le 15.01.07 | 15h44
Françoise de Panafieu

Deux badauds prennent le soleil à Nou Barris, au Nord de Barcelone, mercredi 22 novembre. Françoise de Panafieu, veste de cuir bleu et lunettes noires s’approche. Elle est en compagnie de l’adjoint au maire socialiste de Barcelone, chargé des finances, José Ignacio Cuervo. « Vous savez qui c’est ? », demande l’élu catalan en présentant la candidate UMP à la Mairie de Paris aux deux passants. « C’est Ségolène Royal… ! », s’esclaffe-t-il. Elle sourit.

Passer pour « Ségolène » n’est pas pour déplaire à la députée du 17e arrondissement de Paris. En Espagne pour faire le plein « de bonnes idées » pour sa campagne, elle a glissé dans son sac le livre de Marc Lambron, Mignonne, allons voir si la rose (Grasset), consacré à Ségolène Royal, « bourré de jolies formules ciselées. Pas forcément méchantes… », se délecte-t-elle.

« LES MACHOS »

Pour l’élue UMP, Mme Royal reste une adversaire politique. « On a l’image. On attend d’avoir le son », lâche Mme de Panafieu à propos de ce qu’elle estime être « le manque de propositions », de la candidate PS. Mais contre « les machos » du PS qui dénoncent son « incompétence », elle prend systématiquement sa défense. Elle, qui se plaint de subir « la même rengaine » à chaque conseil de Paris, en citant une interpellation habituelle de Bertrand Delanoë : « Mme de Panafieu, vous ne connaissez pas vos dossiers ! » « On sait bien qu’en France, ironise depuis Madrid, Mme de Panafieu, les femmes ne savent ni lire, ni écrire ni compter… »

Pour son entourage, l’identité féminine n’est pas son seul point commun avec la candidate PS. Elles « ont toutes les deux conquis leur légitimité par les militants à travers des primaires internes contre des hommes », remarque Brigitte Kuster, candidate (UMP) dans le 17e arrondissement. « Elles incarnent toutes les deux la même idée de renouvellement politique », insiste Vincent Roger, porte-parole de Mme de Panafieu.

L’intéressée dit volontiers avoir dû « se battre » pour imposer des têtes nouvelles UMP aux prochaines législatives à Paris. Sur les 21 investis, il y aura au moins neuf femmes. « Une gageure ! » s’écrie-t-elle en s’en attribuant le mérite.

C’est que le destin de Ségolène Royal pourrait influencer le sien. « Si Sarkozy gagne, je profite de la dynamique de sa victoire. Si c’est Ségolène, pour moi, à Paris, ce n’est pas un drame », glisse Mme de Panafieu tout en assurant « Nicolas » de son indéfectible soutien. Un proche de la députée le dit plus nettement : « Si Ségolène gagne la présidentielle, on gagne la municipale. L’inverse est vrai aussi. » La désignation de Ségolène Royal par les militants a un autre mérite pour Mme de Panafieu. « Elle rend définitivement impossible le parachutage de Jean-Louis Borloo, assure Roxane Decorte, candidate UMP aux législatives dans le 18e arrondissement et fervent soutien de Mme de Panafieu, dès lors que le PS a investi une femme à travers des primaires. »

Enfin, Mme de Panafieu pense que la « Zapatera » comme on la surnomme en Espagne se « contentera du service minimum pour soutenir Bertrand Delanoë pendant la campagne des municipales ».

En Espagne, Mme de Panafieu a été reçue par la présidente de la région de Madrid, Esperanza Aguirre, membre du Parti populaire (PP). « Nous les femmes, on a besoin de s’épauler », a lancé cette dernière à la députée française. « Je découvre des villes pleines de vitalité qui bâtissent, entreprennent, innovent tandis que Paris ne se projette plus dans l’avenir », a-t-elle déclaré devant ses hôtes espagnols. Mme de Panafieu a également rencontré Ana Botella Serrano, la femme de José Maria Aznar, adjointe chargée des affaires sociales du maire de Madrid. Elle a été reçue par Alberto Ruiz-Gallardon (PP), maire de Madrid et cousin de Cécilia Sarkozy. « Ici, les épouses des hommes politiques mènent leur carrière sur un pied d’égalité avec leur mari », soupire la députée UMP.

Béatrice Jérôme

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2 Commentaires

  1. Malgrés la veracités et l’interet des infos, ces portraits ne sont pas trés flatteurs!
    😉

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