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Posté par le 24 septembre 2012 dans Politique internationale, Politique nationale

Les dessous possibles du Plan Nord et la menace asiatique

Plan Nord

Le Plan Nord a t’il été planifié dans la perspective des intérêts du Québec ?

Rappelons-nous que Jean Charest a beaucoup voyagé en Asie lorsqu’il animait des «missions commerciales» en tant que premier ministre du Québec. Logique néolibérale oblige, il était supposément question ici de «développement économique» (cette expression est le mantra des dévots capitalistes). Dans les faits toutefois, il est vulgairement plutôt question de vendre à rabais nos ressources naturelles; les «ti-namis» du parti libéral se graissant la patte au passage des transactions effectuées.

L’ex premier ministre avait une logique néolibérale de promouvoir les ressources du Québec à l’étranger

Alors que ce sont les Américains qui avaient jadis la main haute sur les mines du Québec, les compagnies asiatiques s’impliquent maintenant de plus en plus dans le Nord québécois. C’est un phénomène qui devrait nous inquiéter, puisque parmi les nouveaux exploitants de notre sous-sol, il se retrouve des entreprises minières contrôlées directement par le gouvernement chinois.

À lire en complément, «La Chine à l’assaut du Québec» par Jean-Guy Gougeon et Jean-François Cloutier

Paradoxalement, si la propagande libérale démonise l’idée de nationaliser nos ressources naturelles, force est de constater qu’aucun apôtre du capital n’est cependant dérangé par le transfert de nos ressources à des gouvernements étrangers… même s’il s’avère au pays communiste rivalisant l’hégémonie mondiale à notre voisin américain.

Image de prévisualisation YouTubeUn «petit» reality check gang quant au fait que nous sommes déjà complètement dépassé par des pays asiatiques. Voici donc l’excellent reportage: «l’Empire Samsung – Un Oeil sur la Planète»

Je suis peut-être le premier à ouvertement évoquer cette perspective, mais à l’heure des besoins inédits en matière composite pour les nouvelles technologies (par exemple le lithium entrant dans les batteries de nos appareils électroniques), allons savoir sur quelles ressources le vaste territoire Québécois est assis exactement. Ensuite, en rapport au développement exponentiel de l’humanité sur la planète, la demande mondiale en ressources de toutes sortes explose.

Shangai

Dans les années 90, Shanghai ressemblait à une merveilleuse ville verte avec ses parcs immenses. Cette photo incroyable nous montre comment en 20 ans cette ville de s’est transformée ! Et où croyez-vous que le gouvernement chinois trouvera ses matières première pour assurer pareille croissance?

Liste des matières premières stratégiques :

  • le germanium (électronique avancée) ;
  • le titane (sous-marins de chasse, alliage extrêmement résistant) ;
  • le magnésium (explosifs) ;
  • le platine (contacts aussi conducteurs que l’or pour l’aviation, circuits avec contacts rapides) ;
  • le mercure (chimie nucléaire, instruments de mesure) ;
  • le molybdène (acier) ;
  • le cobalt (chimie nucléaire) ;
  • le niobium (alliages spéciaux extrêmement rares).

Liste des matières critiques pour l’industrie moderne :

  • Antimoine,
  • Indium,
  • Béryllium,
  • Magnésium,
  • Cobalt,
  • Niobium,
  • Fluorine,
  • Platinoïdes,
  • Gallium,
  • Terres Rares,
  • Germanium,
  • Tantale,
  • Graphite,
  • Tungstène

Ainsi, une pression mondiale se fait toujours plus grande sur un territoire aussi étendu que le nôtre… au point où le moindre caillou peut valoir son pesant d’or (et je ne vous parle même pas de la valeur de l’eau douce ici).

Après avoir vidé l’Afrique de ses ressources naturelles, la convoitise des multinationales a été attirée vers le territoire Québécois avec le Plan Nord.

Or, il y a peut-être des éléments qui nous échappent dans l’histoire du Plan Nord. Vous savez, le genre de «gamique» à l’instar des droits d’exploitation accordés à Pétrolia (une compagnie créée sur mesure par et pour des Libéraux) après avoir découvert du pétrole de schiste sous l’ile d’Anticosti.

Pékin tente d’influencer les élections provinciales

En complément, lire l’article: «Pékin tente d’influencer les élections provinciales». Évidemment, le contrôle des ressources naturelles du Québec serait l’intérêt principal du régime communiste chinois à s’ingérer dans les élections provinciales

Mais l’intérêt des Chinois pour le Québec ne s’arrête pas juste à l’exploitation de notre sous-sol… mais carrément aussi pour la possession de nos terres agricoles. Considérant que par notre manque d’intelligence pour aménager notre territoire selon une logique durable, ces dernières sont déjà dévorées par des autoroutes, des mégacentres commerciaux, des développements immobiliers et des terrains de golf… voilà maintenant que les Chinois veulent les acheter! En effet, les Chinois n’ayant que 9% des terres agricoles mondiales, ils cherchent logiquement à sécuriser leur approvisionnement en céréales et en viande.

Chine

Lire à cet effet l’article: «Qui nourrira les Québécois ?»

Mais nous, bon peuple québécois, sommes tellement colonisés, que nous laissons bêtement notre territoire se faire acheter terrain par terrain. Toutefois, c’est vrai qu’il est difficile de réagir individuellement quand la doctrine de ton gouvernement est néolibérale. Quand il n’y a aucune politique nationale de sécurisation alimentaire. Quand l’aménagement de ton territoire est en proie au dézonage mafieux et ne prend plus en compte la protection des derniers espaces agricoles. Quand la seule vision du transport de ton gouvernement c’est de construire des autoroutes (pour la mafia du béton). Bref, quand ton gouvernement gère à la petite semaine sans aucune forme de vision à long terme : qu’elle soit sociale, nationale ou écologique.

étalement urbain

Il faudra cliquer qu’il y a une relation entre l’étalement urbain et la question nationale au Québec. C’est pour ça que l’élection d’un éventuel spécialiste en aménagement du territoire comme maire à Montréal serait opportune 😉

Vivement l’indépendance politique pour finalement devenir maitre chez nous et aménager écologiquement notre territoire selon nos propres besoins sociétaux.

une bonne idée ici véhiculé par Quebec solidaire

Malheureusement, pendant que nous sommes systématiquement dépossédés, il nous faut préalablement convaincre la population d’avoir un nouveau pays libre. Or, face à l’aliénation ambiante alimentée par les médias fédéralistes, ce sera tout un défi démocratique pour y arriver… à commencer par faire réaliser aux Québécois qu’ils sont définitivement riches (par le fait de l’étendue de territoire québécois et l’abondance de ressources naturelles). En effet, face aux dépendantistes, c’est toujours deux poids, deux mesures. Car leur logique est profondément conditionnée à transposer leur intérêt individuel dans l’objectif allant contre l’intérêt national (?!?).

En terminant, je vous propose ici un petit test 101 pour différencier rapidement la logique d’un indépendantiste à celle d’un colonisé. Le premier est pour la nationalisation de nos ressources naturelles (afin de pouvoir les gérer durablement en fonction de nos intérêts collectifs), là ou le deuxième est pour leurs libres exploitations par l’entreprise privée. Car pour le colonisé, le capital étranger est paradoxalement perçu comme l’unique agent de développement économique. Il est vrai qu’à force de se faire dire qu’il est pauvre, petit et dépendant, la propagande des médias (corporatifs et poubelles) y est pour beaucoup dans cette perception. Rajoutons aussi qu’il est profondément ancré dans la psyché des ouvriers habitants dans les régions que l’exploitation des ressources naturelles est fondamentalement liée au travail… même s’il est question de «cheap labor» éphémère dans des contions dangereuses.

Image de prévisualisation YouTubeJe me souviens, le premier ministre Jean Charest blague à propos des manifestations. Bref, la place du peuple québécois serait davantage dans les mines pour le capital étranger que dans les universités… à réfléchir au développement de notre société.

Trou StoryTrou story est un documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie qui dénonce l’exploitation « éhontée »1 des ressources minières de leur région par les compagnies minières. Ces derniers accusent les gouvernements canadien, ontarien et québécois de complaisance et de complicité dans ce saccage des ressources naturelles2 et d’avoir sans sourciller bradé nos richesses collectives en délivrant à bas prix « des permis de polluer »2. « Un contrat complaisant qui lie l’industrie à l’État et qui s’apparente à du vandalisme corporatif » dit Richard Desjardins.

Pourtant, les pays ayant une forte économie ne sont pas ceux ayant nécessairement beaucoup de matières premières sur leur territoire, mais bien ceux pouvant les importer afin de les transformer. Et mieux encore qu’assurer la production du secteur secondaire sur son territoire national, rappelons qu’une société visera ultimement à alimenter son secteur tertiaire afin de maximiser son économie. Mais ça, faute de conscience nationale, il faudra croire que les colons au Québec ne semblent pas en mesure de comprendre ce schéma.

Une classification traditionnelle consiste à distinguer les entreprises du secteur primaire, du secteur secondaire et du secteur tertiaire : les activités du secteur primaire sont centrées sur l’exploitation des ressources naturelles (agriculture, pêche, forêts et mines). Le secteur secondaire s’occupe de la transformation des matières premières (industrie manufacturière et construction). Le secteur tertiaire comporte l’ensemble des autres activités et recouvre un très large éventail de services (le commerce, les transports, les activités financières, l’éducation, la santé, les services aux entreprises ou aux particuliers…). Aujourd’hui, la répartition de la production totale entre ces trois secteurs confirme la part prépondérante prise par le secteur tertiaire (on parle de tertiarisation des économies développées).
Quand l'Afrique s'éveillera, la Chine tremblera,

Quand l’Afrique s’éveillera, le monde tremblera

Qui produit des richesses ?

Le Québec est riche et regorge de potentiel. Malheureusement, son développement est non seulement parasité par des intérêts étrangers et gangrénés par la corruption, mais la colonisation des esprits est un boulet psychologique. En conclusion, il faut poursuivre le travail d’éducation et d’éveil collectif entamé par la Révolution tranquille. Et ici, puisque nous sommes finalement dans le registre du domaine politique, il faudra saisir que c’est le rôle des indépendantistes de s’organiser pour éveiller l’esprit populaire. Or, dans ce combat pour notre avenir national et la planification de notre économie, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Que le PQ se le tienne pour dit.

indépendance du Québec

Image de prévisualisation YouTubeAmir Khadir, à propos des gaz de schistes et les redevances aux pétrolières.  Comment dire, je me méfie de tous ceux voulant faire taire mon député.

Le progrès social commence toujours par l’indépendance des fesses -Albert Cossery

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1 commentaire

  1. Attention, avant de dire que le Québec est « excessivement riche » !

    « Excessivement : d’une manière excessive, exagérée ; trop. » ~ Dictionnaire Antidote

    Je crois que tu voulais dire : « très », « extrêmement », « extraordinairement », « fabuleusement », ou quelque chose comme ça.

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