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Posté par le 21 janvier 2007 dans Sociologie, Souvenirs, Sports

Alléluia!!! Les Saints, finalement en direction du Super bowl !

Saints de la Nouvelle-Orléans

Le Super Bowl… le fameux Super Bowl! L’événement annuel le plus regardé dans le monde, l’apothéose de la consécration sociale aux États-Unis… une vraie religion chez mes voisins du sud. En effet, à chaque dimanche, du début septembre à la fin janvier, la population américaine s’agglutine dans des stades et devant les téléviseurs pour aller prier la victoire à leurs dieux modernes. Ainsi, durant des heures entières ces dimanches-là, le peuple se retrouve captif de la pub et de la propagande politique émanant des autorités. Puis, physiquement statique à s’empiffrer de malbouffe et abreuvé d’une bière infecte (Budweiser), telles des bêtes de troupeau, le peuple pourra collectivement se décharger des frustrations quotidiennes de la vie en beuglant à tue-tête. Difficile donc, pour un américain, de rester indifférent à ce phénomène sociologique; d’autant plus que l’engouement pour le football américain (et ses valeurs inhérentes) se popularise chaque année davantage au Québec.

Alors, je sais, la plupart des québécoises, voire l’ensemble des gauchistes, exècrent le football américain… une activité, selon l’une de mes copines, qui nivèlerait le Q.I. des hommes à celui du singe. Mais vous serez étonné, si je fais abstraction du décorum sociologique l’entourant, je demeure un amateur de football américain. Pire, c’est même carrément le sport que je trouve le plus intéressant à regarder. Alors, peut-être serez-vous étonné d’apprendre ma relation paradoxale avec ce sport.

Moi, « l’anti-américain » par excellence, je l’avoue donc… je suis un amateur de football américain; et cela, depuis mon enfance. Formellement, je me rappelle avoir regardé le Super Bowl de 1983 opposant les Redskins de Washington aux Dolphins de Miami : mes bons dauphins turquoises s’étaient alors inclinés contre les méchants peaux rouges de la capitale étasunienne. À ce moment, pour la première fois de ma vie, j’avais eu le courage de prendre pour une équipe différente de celle de mon père. Et d’ailleurs, ce fut à son grand plaisir. En effet, celui-ci, ayant remarqué que je prenais systématiquement (avant ce match) pour les équipes qu’il favorisait, avait commencé à générer des dynamiques d’opposition avec moi (pour stimuler l’intérêt du jeu, je présume). Or, cette fois-là, peu importe l’intérêt que portait mon père à Joe Theismann et ses Redskins, je souhaitais mordicus voir les bons Dauphins gagner; et j’y ai cru jusqu’à la fin.

Image de prévisualisation YouTubeL’année après ce Super Bowl, la carrière de Joe Theismann se termina d’une façon brutale

Effectivement, durant ce match, si Miami mena durant les trois premiers quarts, Washington conclut triomphalement la saison avec une remontée de deux touchés dans les dernières minutes du match. Une défaite crève-cœur donc, ayant marqué mes souvenirs au fer rouge… j’y avais d’ailleurs pleuré toute la soirée. À ce sujet, mon père était toujours très étonné de l’implication affective que je pouvais dégager durant les finales. « Voyons Carl », me répétait-il amusé, « ce n’est qu’un jeu ». Avec du recul, je comprends maintenant que déjà enfant, j’avais la fibre partisane en moi. Or, bien que mon père fût un grand champion de football (américain) à l’université, il se révéla que j’étais plus enclin que lui à regarder des matchs à la télévision, voire, de suivre des saisons entières. Ainsi, durant mon enfance, à chaque dimanche possible, entouré des trophées de mon père dans le salon de mes grands-parents à Verchères, c’était finalement seul que je regardais la plupart des matchs diffusés de la NFL. Toutefois, le Super Bowl, lui, était une garantie de retrouvailles avec mon père. En définitive, si avec les années j’ai perdu l’intérêt de suivre le football américain, j’ai tout de même toujours gardé l’habitude de regarder le Super Bowl. Concrètement d’ailleurs, depuis ce fameux 30 janvier 1983, je n’ai manqué qu’une seule édition de l’événement. Par ailleurs, chaque Super Bowl est pour moi un marqueur temporel fichant les années qui passent et reliant plusieurs souvenirs entre eux. De la sorte, si je peux dire que le 30 janvier 1983 j’avais 6 ans et demi, je peux aussi dire que cela fait donc à peu près 25 ans que j’attends l’arrivée des Saints de la Nouvelle-Orléans au Super Bowl.

Assurément, pour suivre passionnément le sport professionnel, quoi de mieux que de développer une relation affective avec une équipe et des joueurs. Évidemment, pour ma part dans la NFL, il y a plusieurs équipes que j’apprécie (un éventail assez large disons pour pouvoir me donner le goût de suivre les séries éliminatoires à chaque année). Cependant, à la réponse spécifique de nommer mon équipe préférée, j’ai toujours répondu les Saints de la Nouvelle-Orléans; du moins, depuis la première fois que je les ai vus jouer. Car effectivement, vu la médiocrité historique de cette équipe, il a toujours été exceptionnel de voir les Saints à la télévision. C’était d’ailleurs en raison de leur rareté, et leur couleur dorée, qu’enfant, j’ai développé une fascination pour cette équipe.

New Orleans Saints .jpg

Par ailleurs, il faut dire aussi que le logo fleurdelisé des Saints, référant aux origines françaises de la Nouvelle-Orléans, se trouve également à être un puissant symbole d’appartenance. Or, puisque je suis québécois et qu’au hockey j’étais déjà un réel fanatique des Nordiques de Québec, les Saints furent l’extension logique de mon affection partisane à une équipe de football.

L'uniforme des Nordiques de Québec au hockey

L’uniforme des Nordiques de Québec au hockey

Cependant, il n’est pas évident d’entretenir comme favorie la pire équipe dans l’histoire de la NFL (avant 2007, une seule victoire éliminatoire en 40 ans d’existence). C’est pourquoi, seul le rêve de voir un jour mes Saints participer à la ronde des séries d’après saison préservait la position de tête de cette équipe dans mon cœur. Quand je pense à toutes les fois où je dus répondre le dicton « un jour les derniers seront les premiers » face aux sarcasmes de mes camarades de classe ridiculisant mon choix perçu comme marginal et « irrationnel ». Ainsi, enfant, je m’étais juré que le jour où les Saints participeraient au Super Bowl, peu importe l’âge que j’aurais alors à cet éventuel moment, ce jour serait un grand moment de ma vie. Alors, voilà, finalement en 2007, les Saints sont à une victoire de participer au Super Bowl… et quel fabuleux destin l’équipe de la Nouvelle-Orléans aura vécu cette année.

Il est vrai, les Saints ont maintenant tout l’air d’une équipe bénie des Dieux. Ébranlés par la destruction de leur ville par l’ouragan Katrina en 2005, ainsi chassés de la Nouvelle-Orléans par la réparation du Superdome durant toute la précédente saison (2005-2006), les rumeurs allaient bon train quant au déménagement définitif des Saints. Toutefois, grâce à un effort politique du gouvernement étasunien pour réparer en urgence le Superdome, les Saints ont incroyablement réussi à réintégrer leur domicile en 2006. De la sorte, le retour des Saints et la réouverture du Superdome (l’endroit même qui accueilli la majorité des sinistrés) symbolisent allègrement la renaissance de la ville, voire son évolution.

Image de prévisualisation YouTube Un clip ici sur la tragédie
superdome

Le Superdome fût le refuge principal durant la tragédie

Les Saints de La Nouvelle-Orléans ont retrouvé leur Superdome dans le match inaugural de la saison le 25 septembre 2006. Avec l’enregistrement en direct de la chanson des U2/Green Day « The Saints are coming », et la présence de président George W. Bush, l’ambiance était survoltée.

Image de prévisualisation YouTubeU2 and Green Day « The Saints Are Coming » video

Subséquemment, les Saints ont donc été investis d’une nouvelle mission cette dernière saison, celle d’égayer une population traumatisée et de lui redonner l’espoir. Or, les joueurs de l’équipe participent réellement à la reconstruction de la Nouvelle-Orléans…. et cette atmosphère contagieuse se ressent dans les matchs des Saints, les joueurs reçoivent vraiment l’énergie de la foule, l’équipe est en communion avec la population qu’elle représente.

Image de prévisualisation YouTubeNew Orleans Saints WHO DAT NATION!

Cette saison, il y a donc une magie qui suit cette équipe. Je comprends que d’un point de vue extérieur, on peut penser que le football n’est qu’un jeu, que le Super Bowl n’est qu’un simple match, mais pour la Nouvelle-Orléans cette année, vous devez réaliser que c’est beaucoup plus que ça. Ainsi, lorsque Reggie Bush recevra le botté d’envoi du prochain match, ce sera la Louisiane au grand complet qui va courrir avec lui, voire l’esprit de reconstruction du peuple américain en entier. Pour finalement mériter leur original nom d’équipe dans l’histoire, les joueurs des Saints savent qu’ils doivent aller jusqu’au bout et être sacrés champions.

Le destin y est-il pour quelque chose?

Oui, les Saints ont atteint cette année les éliminatoires et redonné à la Nouvelle-Orléans la fièvre du football, mais surtout, les Saints sont devenus la première équipe de l’histoire à atteindre la demi-finale après avoir subi 13 revers la saison précédente. Coup du destin? Chose certaine, tout est tombé en place pour les Saints depuis le passage de l’ouragan Katrina.

  • D’abord, après être passé à un cheveu de signer avec les Raiders, l’ancien coordonnateur offensif des Cowboys, Sean Payton, prend les rênes des Saints. Il mène l’équipe de main de maître, remportant même le titre d’entraîneur de l’année;
Sean Peyton
Sean Payton
  • Autre bon coup du destin, l’acquisition de Drew Brees comme quart arrière. Doutant de l’état de santé de Brees, les Dolphins le laissent filer au profit de Daunte Culpepper. Pendant que Miami rate une fois de plus les éliminatoires, Brees dirige maintenant la meilleure attaque de la NFL. Épaulé par un système de jeu taillé pour lui par Sean Payton, Brees a dominé cette année le circuit avec 4418 verges par la passe;
Drew Brees
Drew Brees
  • Et que dire aussi de cette sélection-surprise des Texans de Houston au premier choix du dernier repêchage. Les Texans optant pour l’ailier défensif Mario Williams au détriment du gagnant du trophée Heisman dans la ligne universitaire, le très polyvalent Reggie Bush. Un cadeau du ciel pour les Saints, qui, au deuxième choix, mettent d’une façon stupéfiante la main sur un « running back » unique, un savant mélange de porteur de ballon, de receveur de passes et de retourneur de botté. Un atout précieux dans l’imposant arsenal offensif des Saints;
Reggie Bush
Reggie Bush
  • La cerise sur le sundae, le dernier coup du destin, Marques Colston. Choix compensatoire de septième ronde, 252e au total, Colston est un ailier rapproché de la petite Université de Hofstra. Considéré trop lent par les dépisteurs pour en faire un receveur éloigné dans la NFL, Colston prouve le contraire en devenant le meilleur receveur des Saints en saison régulière. Il est d’ailleurs en nomination pour être consacré recrue de l’année dans la NFL.
Marques ColstonMarques Colston

De la sorte, les Saints ont acquis en 2006 des nouvelles cartes très intéressantes pour leur jeu, mais il ne faut pas oublier non plus le receveur étoile Joe Horn et le porteur de ballon Deuce McAllister, la locomotive de l’attaque explosive des Saints.

Deuce McAllister
Deuce McAllister

En effet, les Saints adorent attaquer au centre avec McAllister, un coureur en puissance qui est un expert pour gagner quelques verges après le contact. Ainsi, flanquez ce train au véloce Reggie Bush pour les courses alambiqué vers l’extérieur, et vous comprendrez maintenant pourquoi les receveurs des Saints peuvent si souvent se dégager de la couverture défensive. Ainsi, que ce soit par divers jeux au sol ou par les airs, l’attaque des Saints est en mesure de battre l’adversaire de toutes les façons. Concrètement, l’offensive menée par Drew Brees a tellement d’options à sa disposition, qu’avant même le début des jeux, les équipes défensives doivent essayer de se positionner adéquatement pour contrer les diverses formations que les Saints présentent. Bref, les Saints peuvent rendent folle à lier n’importe quelle défensive.

Certains parlent de destin? Mais peu importe son existence, les Saints ont fait leur chance et pourront maintenant continuer d’écrire cette belle histoire en participant à leur tout premier match du Superbowl, et ce, en 40 ans d’histoire.

Ces Saints qui peinaient à gagner quatre matchs par saison, étaient la risée dans la NFL. Ces Saints affublés d’un casque doré et d’un symbole de la monarchie française en guise de logo, étaient une grosse blague pour les Étasuniens. Mais aujourd’hui, cette époque est révolue. Cette année, les Saints ont surpris tout le monde (à l’exception peut-être de Walt Disney). Êtes vous prêts à assister au rayonnement mystique de la fleur de lys sur le territoire américain ?

Believe

On n’est jamais aussi bon que sa prochaine performance
Drew Brees

Image de prévisualisation YouTubeBe a Saint !
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2 Commentaires

  1. Le brio de Brees ne suffit pas
    Mardi 11 novembre 2008
    ASSOCIATED PRESS

    METAIRIE, Louisiane – Le quart Drew Brees des Saints de La Nouvelle-Orléans pourrait bien établir le record pour le plus grand nombre de verges par la passe en une saison, et ce avec une équipe perdante.

    L’histoire de la Ligue nationale de football démontre qu’il s’agit d’un exploit difficile à réaliser. Mais il faut dire que les Saints ont plusieurs fois trouvé des moyens de désappointer leurs très tolérants partisans.

    Brees a amassé des gains de 422 verges par la passe dans la défaite de 34-20 dimanche, face aux Falcons d’Atlanta, laissant les Saints avec une fiche déficitaire de 4-5.

    C’était déjà la deuxième fois que Brees surpassait le plateau des 400 verges par la passe dans un match cette saison. Lors de la troisième semaine du calendrier régulier, Brees avait accumulé 421 verges par la voie des airs mais les Saints s’étaient inclinés 34-32 aux mains des Broncos de Denver.

    Brees occupe le premier rang parmi les quarts de la NFL avec des gains de 2985 verges, et s’il devait maintenir cette cadence, il amassera 5309 verges, ce qui lui permettrait d’effacer la marque de 5084 verges établie par Dan Marino avec les Dolphins de Miami en 1984.

    Marino est le seul quart ayant totalisé plus de 5000 verges par la passe lors d’une seule saison. Kurt Warner occupe le deuxième rang avec 4830 verges, un exploit qu’il avait réalisé avec les Rams de St. Louis en 2001. La saison dernière, Tom Brady des Patriots de la Nouvelle-Angleterre a inscrit des gains de 4806 verges.

    Tout le monde se rappellera où ces trois équipes ont abouti : au Super Bowl.

    Soit, elles ont toutes subi la défaite lors de la rencontre ultime, mais il existe une importante différence entre perdre le match de championnat et ne pas participer aux séries éliminatoires.

    Les Saints (4-5) peuvent encore espérer se qualifier pour le tour éliminatoire, mais à l’heure actuelle, ils occupent le dernier rang dans la section Sud de l’Association nationale, à deux matchs de la troisième position et trois matchs derrière les meneurs, les Panthers de la Caroline.

    Les Saints devront vraisemblablement gagner cinq ou six de leurs sept derniers matchs afin d’espérer participer aux séries, alors qu’ils n’ont pas encore réussi à en remporter deux d’affilée en 2008. Ce rendement ne donne aucune envie à Brees de se glorifier de ses spectaculaires statistiques individuelles.

    « Je me fiche bien de dominer la ligue pour le nombre de verges par la passe, a tranché Brees. Le fait que nous ne soyons pas parvenus à jouer deux bons matchs consécutifs est frustrant. »

    Les statistiques que Brees a accumulées par la passe sont en partie le résultat des choix de jeux de l’entraîneur en chef Sean Payton, lui-même un ancien quart au niveau universitaire et très brièvement dans la NFL. Payton est un adepte d’une stratégie qui s’apparente au « West Coast Offense », où les courtes passes ressemblent à des courses.

    Lors de ces cinq saisons avec les Chargers de San Diego, Brees n’avait jamais totalisé plus de 3576 verges par la voie des airs lors d’une même saison. Avec les Saints, il n’a jamais accumulé moins que 4418 verges par la passe, un total obtenu en 2006.

    D’ailleurs, les Saints avaient atteint la finale de l’Association nationale en 2006, mais ils présentaient également une bonne attaque au sol. Deuce McAllister avait amassé plus de 1000 verges au sol et Reggie Bush en avait ajouté 565.

    L’an dernier, McAllister n’a participé qu’à trois matchs après avoir été blessé à un genou, Brees a enregistré des gains de 4423 verges par la voie des airs, mais l’attaque terrestre des Saints a amassé quelque 300 verges de moins que la saison précédente et ils ont dû se contenter d’une fiche de 7-9.

    Malgré le fait qu’il préfère employer le jeu aérien et faire usage de la précision de Brees et de sa capacité à prendre les bonnes décisions dans le feu de l’action, Payton admet qu’il remet en question sa propre stratégie.

    « À titre d’entraîneur en chef, je dois être conscient de la façon dont nous faisons les choses, et je dois accepter l’auto-critique au même titre que nous demandons aux joueurs de le faire, a expliqué Payton. Nous sommes constamment en processus d’évaluation. Par exemple, nous savons très bien qu’il nous faut courir davantage avec le ballon. »

  2. Un honneur pour consoler Drew Brees
    Mardi 06 janvier 2009
    ASSOCIATED PRESS

    NEW YORK – Drew Brees a reçu le titre de joueur offensif de l’année dans la Ligue nationale de football remis annuellement par l’agence de presse The Associated Press, mardi.

    Le quart-arrière des Saints de la Nouvelle-Orléans est venu bien près d’établir une nouvelle marque pour le nombre de verges obtenues par la passe avec 5069, 15 de moins que les 5084 amassées par Dan Marino en 1984. Brees est seulement le deuxième quart de l’histoire à franchir le cap des 5000 verges de gains par la passe.

    Bien que les Saints n’aient pas été en mesure de se qualifier pour les éliminatoires en vertu de leur fiche de 8-8, la prolifique saison de Brees lui a permis de recevoir 22 votes du scrutin mené auprès de 50 journalistes de la presse écrite et électronique affectés à la couverture de la NFL.

    Le joueur le plus utile à son équipe, le quart des Colts d’Indianapolis Peyton Manning, et le demi offensif des Vikings du Minnesota Adrian Peterson ont terminé à égalité au deuxième rang avec neuf votes chacun

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