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Maudit pick-up. Quand l’exutoire punk devient un appel au gros bon sens

Au delà de l’humour, Maudit pick-up est une chanson pour réfléchir aux comportements routiers au Québec
Cette chanson n’est pas née d’une grande idée.
Elle est née dans un rétroviseur.
Maudit pick-up est née d’un énervement banal, mais persistant. Celui que plusieurs vivent sur les routes du Québec. Celui d’un conducteur ordinaire qui roule normalement, respecte les règles, et se retrouve pourtant collé, pressé, parfois intimidé par des véhicules souvent beaucoup plus imposants. À force de se répéter, ce qui pourrait passer pour de simples anecdotes devient un phénomène difficile à ignorer, tant ces comportements semblent gagner en fréquence et en banalité.
Twelve in the Noise – This Song Belongs to the 12th Man

I offer Twelve in the Noise to Seattle’s 12th Man, a song about football, sound, and collective energy, freely shared ahead of the Super Bowl.
Twelve in the noise is the first song I’m offering publicly on the web. Not as a polished product designed to perform, but as a gesture. A sincere contribution, deeply rooted in what football has represented in my life for as long as I can remember.
As the playoffs arrive and the stakes rise, Seattle has become my anchor. Not by design, but through repetition, through history, through moments that stay with you long after the final whistle. By following the Seahawks when the games truly matter, I’ve come to know their story in depth, not as a distant observer, but through seasons that left a mark and became part of my own memory.
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Genèse de « Twelve in the Noise ». Une chanson pour le 12e joueur
C’est la première chanson que j’offre publiquement au Web. Pas comme un produit fini pensé pour performer à tout prix, mais comme un geste. Une contribution modeste, sincère, profondément ancrée dans ce que le football américain représente pour moi depuis l’enfance.
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Refuser la polarisation étatsunienne pour mieux penser le Québec

Violence d’État, fascisme et pièges des paniques importées
En général, j’essaie de maintenir une certaine distance avec l’actualité étatsunienne. Non par ignorance, ni par indifférence, mais par lucidité. Donald Trump m’énerve, à l’instar du monde entier qu’il s’amuse à tenir sur la corde raide. Il est imprévisible, aime tester les limites, exhiber son sentiment de puissance, y compris face à ce que les États-Unis considèrent pourtant comme leurs alliés historiques. Mais plus profondément encore, au-delà de sa personne, la situation politique et sociale aux États-Unis me désespère d’une manière qui dépasse celle que je ressens face aux impasses canadiennes ou québécoises. Il y a là-bas une dramaturgie permanente, une tension constante, une fatigue morale qui aspire tout, et devant laquelle je me sens foncièrement impuissant.
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La théâtralisation politique de Catherine Dorion
Ce texte s’inscrit en réaction à un statut Facebook récemment publié par Catherine Dorion, dans lequel elle accuse Paul St-Pierre Plamondon, pour demeurer poli, de complaisance à l’égard de Donald Trump, et suggère, par simple association, une dérive trumpiste du Parti québécois. Pour appuyer ce récit accusatoire, elle mobilise un imaginaire anxiogène et moralisant, afin de jeter un soupçon global sur la relance actuelle du mouvement indépendantiste.
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Pourquoi j’ai signé la lettre collective sur Christian Rioux, Le Devoir et la ligne invisible

Lire notre lettre collective « Christian Rioux, Le Devoir et la ligne invisible » parue dans la section Idées du Devoir le 04 janvier 2026
J’ai choisi d’apposer mon nom à la lettre collective initiée par mon ancien député, Daniel Turp, non pas par réflexe partisan ni par fidélité personnelle, mais parce qu’elle touchait à quelque chose de plus fondamental, presque viscéral, dans mon rapport au débat public. Il arrive des moments où le silence devient une forme d’acquiescement, et celui-ci en faisait partie.
Une mise au point nécessaire. Pour un débat civique à la hauteur de l’enjeu

À l’approche d’échéances politiques majeures, la qualité du débat public devient un enjeu en soi. Dans un climat marqué par les amalgames, les citations approximatives et les campagnes de discrédit, cette mise au point appelle à la rigueur, à la responsabilité et au refus des tactiques qui abîment durablement la démocratie.
La marginalisation de Québec solidaire. Un danger sous-estimé pour le camp du OUI

Quand l’effondrement d’un pôle fragilise toute la coalition souverainiste
Dans mon texte précédent, Le train fou de Québec solidaire, je décrivais un parti lancé à vive allure sans véritable aiguillage, mû par une inertie partisane plus forte que sa capacité à lire le réel, une formation qui parlait beaucoup de justice, mais de moins en moins de nation, un convoi qui se fragmentait à mesure que la base se crispait sur une pureté doctrinale incompatible avec l’action d’un peuple en marche. J’y montrais un parti oscillant entre la posture morale et le refus de prendre réellement position dans le camp du OUI, avançant sans carte ni horizon partagé.
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Quand PSPP montre la lune et que la gauche partisane préfère regarder son doigt

Le moment où nommer la réalité choque plus que la réalité elle-même.
Il y a des moments où la politique, dépouillée de ses costumes et de ses calculs, laisse entrevoir une vérité simple. C’est ce qui s’est passé lorsque Paul St-Pierre Plamondon a rappelé que notre culture francophone s’effrite, que le déclin est réel et qu’il s’inscrit dans un rapport de domination qu’Ottawa impose au Québec depuis des décennies. La polémique qui a suivi n’a pas révélé un dérapage, elle a révélé une fracture. Et je me surprends encore à voir une partie de la gauche, habituellement prompte à dénoncer l’oppression, les injustices et les inégalités, charger contre PSPP comme si nommer la réalité revenait à attaquer les artistes en général. Une gauche qui, d’ordinaire, se montre vigilante aux rapports de force et aux mécanismes d’effacement culturel, mais qui détourne ici le regard au moment même où l’un de ces mécanismes s’expose en pleine lumière. Cette contradiction me trouble, car elle vient d’un milieu qui se veut sensible à toute forme de marginalisation… sauf peut-être lorsque celle-ci touche sa propre identité nationale.
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Le fleurdelisé des Nordiques revient sur la glace. Sauf là où il devrait être

Mais pourquoi le Canadien de Montréal craint-il autant le retour du fleurdelisé sur la glace ?
Demain, à Denver, l’Avalanche du Colorado ramènera sur la glace l’uniforme fleurdelisé des Nordiques dans le cadre de sa série Héritage, qui revisite les trente ans de son passage de Québec au Colorado. Et ce retour prendra une résonance particulière, puisqu’il se fera contre le Canadien de Montréal. Sur une glace étrangère au Québec, ce duel réveillera inévitablement bien plus qu’une ancienne rivalité. Il ramènera à la surface la blessure encore vive laissée par le départ des Nordiques, une brèche qui a creusé un vide immense dans la culture sportive québécoise et, pour plusieurs dont moi, un sentiment durable de dépossession identitaire.
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