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Posté par le 30 décembre 2019 dans Cinéma, Souvenirs, Télévision

De la télévision à Netflix; mon top 5 des séries télévisées

télévision vs Netflix

Ou l’évolution du rapport télévisuel au cinéma à travers la perspective de mon expérience personnelle.

Petite confidence du Jour de l’An, je ne regarde quasiment plus la télévision depuis l’arrivée d’Internet dans ma vie. Cette affaire-là d’être captif d’un flux continu de publicités mercantiles, de divertissements formatés à la sauce Quebecon, de propagande fédéraliste radio-canadienne, du cirque des « vedettes » tapageuses s’autogratifiants via nos impôts, des romans-savons surjoués par des acteurs au talent discutable… j’ai toujours détesté ça. Si bien qu’elle soit d’origine étasunienne ou québécoise, je suis pratiquement déconnecté de la culture télévisuelle, et j’en suis fort satisfait ainsi.

Pour ma part, je suis dorénavant assez vieux pour affirmer que j’ai connu l’époque avant l’arrivée du VHS. Durant cette période, pour pouvoir visionner un film après sa sortie en salle de cinéma,  il fallait préalablement regarder l’horaire des films proposés dans le TV-Hebdo, se fixer au bon moment devant une chaîne de télévision au flux constamment entrecoupés de publicités, puis, il fallait prier pour pouvoir capter des images convenables après une dure bataille avec les antennes. Alors, oui, fuck off la nostalgie!

Cependant, puisque je demeure quand même un amateur de cinéma, et devrais-je admettre aussi de football américain, la télévision en tant qu’objet s’est toujours maintenue dans mon salon. Ainsi, lorsque fut rendu impossible de pouvoir louer des films sur des supports physiques (jusqu’à sa fermeture, je fus un client de la dorénavant légendaire Boite noire), je me résignai à prendre ma dose de cinéma via des sites de streaming gratuit que je visualise sur ma télévision via un Chromecast. Toutefois, cette formule a beau être économique et pratique en nous évitant d’avoir à nous déplacer physiquement, la qualité de l’image est simplement insatisfaisante pour un amateur de cinéma qui se respecte.

Les institutions du cinéma tombent les unes après les autres. Avec ces fermetures, c’est le cinéma de répertoire qui devient inaccessible au public. La Boîte noire recelait des trésors introuvables sur ses rayons. Vivement, ça prend une nouvelle politique culturelle pour se pencher sérieusement sur la diffusion et disponibilité de la culture.

Or, si tout me poussait ici à naturellement aller vers des plateformes de streaming légale telle que Netflix, j’étais considérablement refroidi par leur offre de films proposés. Quasiment rien de Québécois, pas de grand films français ou d’internationaux, cinéma de répertoire pauvre, outil de recherche inefficacement déconcertant. Le piège ici c’est qu’une fois que l’on a payé pour accéder à l’un de ces services en ligne, on se sent psychologiquement obligé d’utiliser son investissement… puis on commence à regarder les « navets » offerts plutôt que de continuer ses recherches à l’extérieur de la plate-forme. Si bien qu’au fil des dernières années mon temps accordé au cinéma s’est subséquemment réduit.

Netflix et les cultures canadienne et québécoise

Depuis quelques années, depuis le déclin des supports physiques pour visionner des films, je n’arrive plus à trouver un accès stable au cinéma québécois. En tant que peuple nous devons nous questionner : Est-ce que nous voulons voir notre industrie culturelle en perte de vitesse ? Voulons-nous assister à la folklorisation de nos séries télévisées, de notre musique ? Car, de simplement imposer la TPS aux Netflix de ce monde n’est pas une solution durable

En contrepartie toutefois, par rapport à l’époque où les chaines télévisées avaient le monopole de certains domaines d’intérêts, réalisons maintenant que les bulletins d’informations à la télé sont dorénavant caducs et que la politique s’effectue principalement dans les médias sociaux. Puis, en étant abonné à diverses chaines d’intérêts spécialisés sur YouTube, j’arrive à visualiser gratuitement une pléthore d’informations scientifiques sur le Web, voire carrément des documentaires de l’année. Mais surtout, une réelle révolution dans ma vie et un fantasme enfin réalisé, c’est celui de pouvoir regarder les matchs de football de son choix tout en s’affranchissant définitivement du câble télévisé. C’est-à-dire, concrètement ici, l’abonnement au service DAZN en transférant l’image sur sa télévision via un Chromecast. Bref, si l’Internet a d’ores et déjà révolutionné notre utilisation de la télévision, je cherche encore toutefois la meilleure formule pour suivre efficacement l’univers du cinéma.

Le Web pour l’actualité. Les médias sociaux pour la politique. YouTube pour les documentaires scientifiques. DAZN pour le sport professionnel. Sportify pour la musique. Pinterest pour la cuisine. Instagram pour les voyages. À défaut de ne pas encore avoir complètement disparu, parions que les chaines de télévision disparaîtront définitivement avec la génération des Boomers.

Par ailleurs, j’ai comme une impression que l’univers du cinéma est en crise. Du moins, peut-être pas économiquement, mais certainement au niveau de l’imagination des scénarios. Les reboots, quasiment tous moins bon que les originaux qu’ils copient grossièrement, sont omniprésents. Mais pire encore, le traumatisme de l’arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis a polarisé ce pays au point qu’Hollywood se sent dorénavant en mission politique. Non seulement les mauvais remakes se font maintenant dans un cadre gnangnan dicté par la rectitude politique, mais il semble s’imposer l’idée qu’à notre époque un film doive dorénavant s’inscrire dans un narratif multiculturaliste à la sauce intersectionnelle pour être sélectionné à la soirée des Oscars. Subséquemment, même la fameuse liste des nominés aux Oscars ne trouve plus d’intérêt à mes yeux. Bref, toutes ces dynamiques nuisent actuellement au potentiel imaginatif du cinéma.

Liberal identity politics has ruined Star Wars for the fanboys

Le délire identitaire, étrangement terrien, de l’idéologie issu des études de genres a-t-il infecté la très lointaine galaxie de Star Wars?

Black Panther sélectionné en tant que meilleur film de l’année en 2018 ?!? Come on ! Ce n’est pas parce que le super-héro est noir que ça fait de ce film une révolution justifiant sa nomination pour le meilleur film de l’année. Putain, ça demeure bien un osti de film de super-héros!

POUR EN FINIR AVEC LE CINÉMA DES SUPER-HÉROS AMÉRICAINS

Le genre fantastique des super-héros semble increvable malgré que ce soit essentiellement toujours des variations de couleurs sur un même thème. Par ailleurs, réalisez-vous que la redondance scénaristique de ce sous-genre parasite l’espace fantastique octroyé à la science-fiction… mon genre de prédilection ? Pour connaitre en profondeur ma position sur ce sujet, cliquez sur l’image pour lire mon article : Pour en finir avec le cinéma des super-héros américains

Pour faire suite au titre, tout ce « préambule » au sujet de ma relation à la télévision et au cinéma avait pour objectif de vous amener à celui des séries. Donc, à priori, j’avais effectivement de forts préjugés quant à l’intérêt de suivre ce (putain de long) format (siphonneur de temps libre). Réputé pour l’utilisation d’acteurs mauvais (justement, dit de séries B), ses absences d’effets spéciaux notables et ses longueurs inutiles afin de combler des scénarios intellectuellement imbuvables ou sans substances, il m’apparaissait inconcevable de perdre mon temps à regarder la moindre série télévisée. Si bien que durant l’essentiel de ma vie, j’étais hermétiquement fermé à toutes informations concernant ce format visuel qui sonnait dans ma tête au son de l’énervant timbre de Virginie et des rires en canne formatés.


Hilarant, le Joueur du Grenier ridiculise les sitcoms françaises des années 90, AB production

Mais voilà, face aux séries, une première faille apparue dans mon mur psychologique durant mon premier voyage dans le Nord-Ouest Pacifique. Plus précisément durant une visite en 2011 au
Museum of Pop Culture à Seattle qui consacrait alors une exposition à la série Battlestar Galactica. Pour ma part, si cette série m’évoquait les prémices de mon imagination fantastique d’enfant durant la maternelle, je fus étonné d’être initié à la profondeur philosophique au centre du scénario de son remake. En effet, l’une des attractions de l’exposition consistait à se glisser dans la peau des certains personnages et de répondre à leurs questionnements moraux durant certaines situations précises de la série. Or, si je sortis de l’expérience avec la ferme intention de m’embarquer dans une première série à vie, durant mon retour au Québec je fus toutefois découragé à la perspective de devoir louer chaque épisode dans un centre vidéo.

La représentation des extraterrestres au cinéma

Affirmatif, j’adore la science-fiction. À cet effet, je vous invite à lire mon article :  La représentation des extraterrestres au cinéma

Puis, révélation, durant les vacances de Noël 2017, ma conjointe Stéphanie ramena de son chalet le cadeau d’un de ses oncles… qui consistait en un coffret des trois premières saisons de Game of Thrones. Les adeptes de cette série addictive me croiront ici sur parole, car, durant trois jours successifs, blottis sous les couvertures , nous avons ainsi dévoré l’intégrité des épisodes à notre disposition. Comment dire, je fus alors subjugué par la qualité de l’oeuvre. Le jeu des acteurs est simplement excellent, les intrigues politiques sont complexes, les décors grandioses, et surtout, le scénario imprévisible. D’ailleurs, je suis encore traumatisé par l’épisode final de la saison 3 (quand mon personnage favori fut massacré en compagnie de sa mère et sa superbe fiancée durant les Noces écarlates). Putain, j’étais alors tellement choqué par cette conclusion inusitée que j’avais sur le coup pensé arrêter de suivre cette série. Mais si j’avais beau vouloir me convaincre de laisser l’univers de Game of Thrones et revenir à ma position de boycottage au sujet des séries… j’avais alors ouvert une boite de Pandore.

GOT fut vraiment de mon côté une expérience d’évasion extraordinaire. D’embarquer dans cette série fut pour moi comme si une entité divine avait reproduit à l’écran nos fantasmes de l’époque où nous nous projetions, adolescent, dans l’univers de Donjons et Dragons (justement au nord des Royaumes oubliées).

Ainsi, l’effet de manque généré par GOT finit par m’amener à la Bibliothèque nationale où je découvris cette géniale possibilité d’emprunter gratuitement la plupart des séries connues, et cela, sur l’étendue de plusieurs semaines. Toutefois, je dus prendre mon mal en patience, car en ramenant de facto les saisons 4 et 5 de GOT à la maison, il se dessina un conflit entre moi et mon colocataire, Jean-Pierre, pour l’utilisation de mon cinéma maison. Eh oui, ayant laissé traîner les coffrets de GOT dans le salon, ce dernier venait alors d’entamer… la première saison de la série en question.

Jean-Pierre Douville

Pour la petite histoire, mon colocataire de cette époque était Jean-Pierre Douville, le père de ma sœur Marika… et donc pratiquement mon deuxième père. À ce moment où j’habitais avec lui dans le Mile-End, il était atteint d’un d’une leucémie et vivait sa dernière année d’existence. En ayant découvert que JP s’abreuvait autant de séries en tout genre, qu’il consommait à une vitesse industrielle, je me suis mis ainsi à nourrir cette activité en faisant quotidiennement la navette entre la BANQ et notre domicile. Parallèlement, la dernière fois que je l’ai vu vivant à l’hôpital, sa dernière confidence à mon égard fut de me signifier à quel point il avait apprécié les séries The Wired et The Walking deads que j’avais apportées à son attention.

Tout ça pour dire que pour la première fois de ma vie, je suis dorénavant plus attiré par les séries que les films à proprement dit. Mais puisqu’il y a dorénavant une myriade de séries sur le marché, parce qu’il faut tout de même choisir ses séries avec parcimonie, je vous laisserai ici avec le palmarès de mes meilleures séries à vie. De quoi, disons, vous inspirer durant vos prospections de séries à écouter durant les vacances de Noël 😉

Mon top 5 de mes séries télévisuelles à vie (en 2019)

1- Game of Thrones (Heroic Fantasy)

Un petit résumé intéressant des sept dernières saisons de Game of Thrones… Pour se rappeler que la dernière saison me semble la moins bonne du lot : scénario trop précipité, trop d’incohérences, stratégies militaires stupides, intrigues se concluant en queue de poissons, raccourcis scénaristiques). Bref, j’ai beau avoir adoré cette série… il était finalement peut-être temps que ça finisse.

2- Black Mirror (Science-Fiction)

Voici la série qui a remplacé le vide laissé par mon addiction à Game of thrones. Et franchement, si ce n’était pas l’idée de faire respecter dans ce palmarès la série qui m’a initié à ce format télévisuel, Black Mirror est concrètement ma série favorite de tous les temps.

Lancée de manière plutôt confidentielle sur Channel 4 en 2011, cette série britannique, désormais produite et diffusée par Netflix, s’est au fil des saisons imposée comme un véritable phénomène de société. En envisageant les écrans de plus en plus présents dans nos vies comme miroirs déformants des dérives de nos sociétés occidentales contemporaines, l’anthologie (chapelet de récits indépendants liés par un thème commun) se pose en vigie inquiète des dangers liés à notre addiction aux nouvelles technologies. Et si elle n’échappe pas à un certain moralisme, et s’égare parfois dans des accès de cruauté cyniques, elle a su jeter des ponts réjouissants entre science-fiction, sociologie et philosophie. Pour moi, en fonction de mon intérêt naturel pour la science-fiction, cette série est le nec plus ultra.


Bande-annonce officielle de la première saison de Black Mirror

3- Dark (Drame de Science-Fiction)

description à venir

4- The Haunting of Hill House (Drame familial et horreur fantastique)

description à venir

5- Tchernobil (Drame historique)

description à venir

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