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Posté par le 4 août 2008 dans Loisirs

Expédition au Jardin des glaciers

Jardin des glaciers

une escapade s’étant déroulée du 29 juillet au 1er aout 2008

Bonjour groupe! Je suis de retour de mon escapade sur la Côte-Nord. Or, puisque notre destination principale était le Jardin des glaciers à Baie-Comeau, je laisserai aujourd’hui la plume à ma compagne, Anne-Marie, afin qu’elle vous raconte les faits saillants de notre expérience.


Notre premier contact avec le Jardin des glaciers à Baie-Comeau fut à l’ancienne église qui fera l’année prochaine office de centre d’interprétation (La Station d’exploration glaciaire). Ainsi à l’arrière du bâtiment, près du stationnement, nous apercevons une yourte d’inspiration mongole. Voilà, tout un anachronisme qui sera éclairci lors de notre arrivée au parc même. En entrant dans cette yourte, nous fûmes charmés par l’accueil chaleureux et le professionnalisme du personnel. Effectivement, Karine, la responsable de l’accueil, a su cerner tous nos besoins.

Karine à l'accueil

Elle a vite compris qu’il nous était impossible de dormir dans notre tente au parc étant donné la difficulté de transport et la grosseur de notre équipement. C’est alors qu’elle nous proposa de dormir dans la yourte de la Baie du Garde-Feu pendant deux jours et nous planifia tout un itinéraire d’activités.

De plus, comme nous étions arrivés en fin de journée et que nous voulions célébrer notre anniversaire d’un an ensemble dans un resto du centre-ville avec notre ami Pierre, Karine nous a gracieusement offert un terrain pour mettre notre tente à l’entrée du parc du Jardin des glaciers pour une nuit. En fait, ce fut le plus beau terrain jamais eu depuis le commencement de notre expédition . En effet, la veille, nous étions arrivés très tard dans le village Les Bergeronnes  et le terrain convoité affichait complet. Nous avions dû alors nous résigner à être au fin fond d’un camping pour véhicule motorisé loin de la mer. Bref, ce terrain à l’orée du stationnement était aménagé avec une plateforme de bois et nous offrait toute l’intimité désirée. C’était parfait, mais nous n’avions encore rien vu !

Notre souper fut délicieux. Nous sommes allés à l’Orange bleue, un resto-pub  que nous avions découvert lors de notre visite au festival du plein air en mai dernier. On nous conseille les pétoncles de la Côte en entrée et les moules sauce à la moutarde et érable comme plat d’entrée. Tout simplement sublime!

Souper au resto-pub l'Orange bleue

Au réveil, lors de notre deuxième journée nous avions à peine le temps de faire notre café et préparer nos bagages afin d’apporter le stricte nécessaire. Nous étions attendus pour le début d’une mémorable excursion au Parc d’aventure maritime! Première activité, la tyrolienne du Lac glaciaire. L’équipe nous explique comment mettre nos harnais de façon sécuritaire, ce qui fut très pratique tout le long de notre journée. Nous montons alors dans un promontoire où est attaché un fil qui traverse un lac. Là, je commençai à stresser. En effet, ayant peur des hauteurs, je trouvais l’expérience risquée.

Image de prévisualisation YouTubeMe voir ici sur la tyrolienne en question

Mais n’ayez crainte, à ma grande surprise, j’ai adoré l’expérience ! Le retour du lac se fait par une tyrolienne plus rapide où les plus téméraires (Carl) peuvent se rafraichir en plongeant la main dans l’eau.

tyrolienne

Après le dîner, on a rejoint le groupe pour faire la via ferrata des cannelures (la plus longue via ferrata en Amérique du Nord). C’est lors de cette activité que nous avons rencontré celle qui s’avèrera être notre guide « privée » pour le restant de notre expédition, Christina. Encore une fois, nous ne pouvons passer sous silence la qualité des guides qui nous permettent de passer une expérience inoubliable. Tous des gens professionnels, amoureux du plein air, souriants, et qui nous mettent en confiance dans chacune des activités.

Notre guide Christina

Donc, toujours équipés de nos harnais et nos casques, nous entreprenons une promenade sur le bord de la Baie du Garde-Feu.

Via ferrata

Encore une fois, nous sommes étonnés par la beauté du site, il faut dire que nous avons été choyés par la nature; ciel bleu sans nuages et soleil étaient au rendez-vous. Nous marchions donc sur les cannelures géantes.

Image de prévisualisation YouTubeVoir ici la Baie du Garde-Feu

À la fin de la via ferrata, nous quittons le groupe avec Christina pour nous rendre au site de la descente en rappel.

Image de prévisualisation YouTubeVoir ici une vidéo du panorama de la Baie du Garde-Feu

La descente en rappel se fait à partir d’une paroi d’une hauteur de 60 mètres au dessus du niveau de la mer. De ce point, nous avons une vue imprenable sur la Baie du Garde-Feu. Arrivés sur le site, nous devions attendre quelque temps afin de laisser la chance aux derniers participants d’un autre groupe de descendre. On a profité de l’occasion pour prendre du soleil et manger des bleuets sauvages. Un participant de l’autre groupe décida que c’était trop pour lui et préféra descendre par le sentier. Ce fut donc à notre tour de descendre. L’adrénaline montait de plus en plus. À vrai dire, Carl, qui partit le premier cette fois-ci, ne se sentait pas trop bien avec l’idée de se lancer dans le vide au bout d’une corde. Heureusement, Christina nous motivait et nous sommes arrivés à descendre en harnais. Comme nous étions fiers à l’arrivée ! C’est une excellente initiation à l’escalade que nous conseillions à tous ceux qui ne souffre trop du vertige.

Carl en rappel

La journée tirant à sa fin, nous étions prêts pour entamer notre dernière activité :  la tyrolienne de la Baie du Garde-Feu. Imaginez le décor, une fin d’après-midi, le soleil commençant à se coucher derrière la montagne laissant un ciel rosé. On s’est lancé sur le fil, mais cette fois-ci on n’avait pas de stress et on pouvait regarder le décor, la montagne d’un côté et la mer de l’autre… quelle belle façon de terminer la journée!

Image de prévisualisation YouTubeVoir ici le point de vue de Carl… directement dans la tyrolienne

Au retour, à la yourte de la Baie du Garde-Feu nous disons au revoir à l’équipe du parc qui, comme à chaque fin de journée doit remonter le sentier pour retourner chez eux.

Deux guides sympathiques du Jardin des glaciers

Enfin seul avec Carl, nous prirent tranquillement mesure de ce qui allait être notre “lieu d’habitation” pendant trois nuits.

yourte

Après le souper, nous avions fait un feu sur la grève et nous avons passé une excellente soirée. Imaginez le scénario, une soirée chaude soirée d’été sans vent ni lune à regarder les étoiles. Nous avons même vu la station spatiale internationale (SSI) passer dans le ciel. Du moins, c’est ce qu’on en a conclu puisque nous sommes encore sceptiques sur la réalité des ovnis. Puis, Carl décida d’aller vérifier l’affirmation que le phytoplancton de la Baie du Garde-Feu pouvait devenir bioluminescent lorsque stressé. Une thèse qui s’avéra confirmée lorsque que Carl lança de gros cailloux dans la baie; cailloux qui formèrent littéralement des cercles de lumière fluorescente dans l’eau de mer… purement magnifique!

Dinoflagellate

Dinoflagellate have an interesting twist on this mechanism. When a predator of plankton is sensed through motion in the water, the dinoflagellate luminesces. This in turn attracts even larger predators which will consume the would-be predator of the dinoflagellate

Le clou de la soirée, fut sans contredit le «chant des baleines» expirant leur souffle à l’entrée de la baie. Puisqu’il n’y avait aucun vent, nous avions l’impression qu’elles étaient tout juste à côté de nous.

Le lendemain matin, nous sommes partis avec un autre couple et Christina faire une randonnée de kayak dans le havre St-Pancrace. En chemin pour le fond du havre, Christina tenta de pêcher des oursins afin de nous faire goûter ce «délice» de la mer. Pour ma part, ayant auparavant mangé un sushi à l’oursin, je passé mon tour, mais Carl (le goinfre) tenta l’expérience. Avis aux intéressés… ça goûte la mer!

Kayak de mer

Ensuite, au fond de la baie, nous avons accosté nos kayaks pour entamer une promenade qui nous mènera à un petit coin de paradis. En effet, Christina nous fit découvrir une chute où l’on pouvait sauter et se rafraichir.

coin de paradis

Au retour, Carl fit des détours en kayak pour prendre (encore une fois) les cannelures en photo.

Le terme "cannelures" désignent les marques d'abrasion glaciaire plus large q'un centimètre, la largeur de ces marques peut quelques fois atteindre plusieurs mètres. Tout comme les stries et rainures, les cannelures sont allongées dans la direction de l'écoulement glaciaire, sans en distinguer l'amont de l'aval.

Le terme « cannelures » désigne les marques d’abrasion glaciaire plus large d’un centimètre, la largeur de ces marques peut quelques fois atteindre plusieurs mètres. Tout comme les stries et rainures, les cannelures sont allongées dans la direction de l’écoulement glaciaire.

Pendant ce temps, je me reposai en regardant l’horizon. C’est alors que nous avons entendu un souffle s’approcher de notre embarcation. Nous sommes restés d’abord aux aguets; puis avons aperçu deux marsouins qui nageaient autour du kayak. Quelle chance, des marsouins pour nous tous seul, car les autres étaient déjà loin…

Au retour, nous avons décidé d’expérimenter les sentiers pédestres du parc. Et là, ça n’a rien à voir avec les sentiers du Mont Royal! Un sentier rustique où surprise et paysage hors du commun nous attendent à chaque détour. Un moment, nous nous pensions dans un film, car le sol était couvert d’une mousse verte, une odeur de forêt comme jamais nous avions sentie auparavant, un moment magique et féérique.

mousse dans la forest

Nous avons baptisé le sentier « Sentier des champignons ». En effet, jamais nous n’avions vu une telle variété de champignons sauvages. Peut-être avons-nous même croisé le tristement réputé amanite phalloïde! On aurait bien aimé avoir un livre sur les champignons.

Monotrope uniflore

Le monotrope uniflore est une plante herbacée parasite de la famille des Éricacées. Contrairement à la plupart des plantes, elle est blanche et ne contient pas de chlorophylle. Au lieu de produire son énergie par la photosynthèse, elle vit en parasite. Plus précisément, elle parasite la relation symbiotique mutualiste entre une mycorhize et son hôte conifère.

Au sommet de ce sentier, nous avons vu l’orage arriver, vite il fallait retourner à la yourte. Après l’orage, nous profitèrent allègrement de notre dernière soirée sur la berge.

orage

En passant, je tiens à mentionner que je fus très fière d’avoir démarré un feu avec du bois mouillé afin de concocter notre dernier souper au Parc d’aventure maritime.

feu de camping

Le lendemain matin, la pluie était au rendez-vous! Heureusement, c’était aussi l’heure de plier bagage pour continuer notre périple jusqu’au bout de la route 138. De la sorte, la préposée de l’accueil venue nous chercher avec la navette électrique; quittant graduellement ainsi Baie-Comeau… la tête remplie de beaux souvenirs.

Marie-Josée

En conclusion, si vous avez à passer sur la Côte-Nord au Québec, le jardin des Glaciers à Baie-Comeau devrait un jour s’imposer comme une halte essentielle dans votre parcours. Effectivement, que ce soit en couple ou en famille, quoi de mieux que de combiner activités en plain-air, observations naturelles et contexte scientifique… tout cela de surcroit, dans le décor enchanteur du Parc d’aventure maritime.

Il n’y a pas de mauvaises températures… mais que de mauvais vêtements!
-Christina (notre guide)

se reposer dans la trace du glacier
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Cliquez ici pour voir l’ensemble de nos photographies de notre périple sur la Côte-Nord
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1 commentaire

  1. Déjà un an !
    Ca en aurait fait 2 ans…

    Juste un petit commentaire pour mettre cet article en premier plan. Tant de beauté naturelle, tant de souvenirs !

    Encore une fois, félicitations à toute l’équipe du jardins des glaciers

    Une destination plein-air incontournable 🙂

    http://www.jardindesglaciers.ca/accueil-19.html

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