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Posté par le 31 août 2008 dans Arts et Culture, Politique nationale

La culture… bientôt à 451° Fahrenheit

Fahrenheit 451

Puisque les conservateurs ont brandi la hache budgétaire dans le financement culturel au Canada, ce thème s’impose donc comme l’un des enjeux principaux à la prochaine élection fédérale. En effet, l’exemple en question est très révélateur des réels fondements idéologiques du gouvernement Harper. Or, un régime politique qui dénigre l’importance de la culture dans une société, un régime qui vise les intellectuels et les créateurs, chez moi ça sonne les petites clochettes de l’histoire… ai-je vraiment à vous dire que c’est inquiétant? Et là, j’ose à peine appréhender la perspective de subir l’oppression d’un régime conservateur majoritaire pendant cinq années. Soudainement, j’ai comme un souffle dans le dos… au point même que les Libéraux de Stéphane Dion commencent à me paraître sympathiques. Oh bon sang… qu’est-ce que je suis en train de dire là! Au secours! Pompiers! Notre société est en feu !!!

N’attendons pas 451° avant de réagir. 451° Fahrenheit…  vous savez, c’est la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.

Fahrenheit 451°, c’est aussi ce qui s’avèrera l’unique incursion cinématographique  de François Truffaut dans la science-fiction. Un film ou nous découvrons une société dans laquelle le contrôle de l’état sur les esprits est tel qu’il finit par en être invisible, diffus, infus. Pour ce faire politiquement, les livres sont strictement interdits et brûlés. Selon les autorités, «lire empêche d’être heureux». Pour anéantir définitivement ce fléau, la brigade des pompiers traque sans fléchir les réfractaires, détenteurs d’ouvrages écrits. Leur mission : réduire en cendre ces symboles de désordre et de désunion.

L’un d’eux, Guy Montag, exerce avec zèle sa profession, convaincu jusqu’ici du bien-fondé de son action. Sa rencontre avec Clarisse, une jeune institutrice amoureuse des livres sème le doute dans son esprit. Peu à peu, il s’interroge sur sa vie, son métier, ses certitudes… Il cède alors à la tentation et ouvre un livre. C’est l’engrenage. Montag dévore avec boulimie les fruits défendus. Éveillé d’un long sommeil, il entre en résistance contre cette société totalitaire et ses «brûleurs de livres».

Véritable plaidoyer pour la résistance et contre toutes formes de tyrannies, le film est avant tout un hommage aux livres et à la liberté de les lire.

Et maintenant, à quel point cette métaphore n’est pas l’ombre précurseur de la censure conservatrice qui s’abattra bientôt sur les esprits libres de la blogosphère? Faudra t-il détenir un onéreux permis de diffusion afin de pouvoir s’exprimer par un blogue ?

Image de prévisualisation YouTubeExcellent montage vidéo ici, Adolph Harper,  m’ayant été envoyé par un réseau d’anglophone progressiste
Image de prévisualisation YouTubeConservaTUEUR…

Allez, camarade blogueur! De gauche à droite… à vos clavier tous! Nous entrons en campagne électorale, et il s’avère que nous sommes encore en première ligne sur le front de la liberté d’expression. Manifestons notre vitalité, nous avons une société  démocratique à défendre… n’attendons pas de laisser l’idéologie conservatrice consumer les liens de notre tissus culturels.

Image de prévisualisation YouTubeCulture en péril

Et dire que dans un Québec indépendant… nous serions certainement à un autre niveau que de défendre le potentiel créatif d’une société.

Réduire en cendres et brûler les cendres : notre slogan !
– Montag (dans le film Fahrenheit 451)

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2 Commentaires

  1. Il y a une analogie comique à faire : une bonne partie des fonds coupés dans culture vont servir au relais internationale de la flamme olympique de Vancouver 2010.

    http://www.cyberpresse.ca/article/20080821/CPOPINIONS05/808210885/5360/CPARTS

    Le ridicule ne tuant pas, les Conservateurs vont probablement nous affliger encore quelques années.

    Sinon Farenheit 451 est un livre magnifique de Bradbury. Un incontournable du genre.

    Nicolas Racine| lire ici le dernier article de son blogue: Un artiste fini !

  2. Disons-le, il y a eu de l’exagération, en matière de subventions fédérales à la culture.

    Ceci dit, le problème avec les coupes conservatrices, c’est qu’elles ne sont pas accompagnées d’un plan clair pour relancer la culture, dans son ensemble — la revitaliser, en quelque sorte.

    Par exemple, le simple fait de diminuer le prix des connexions internet pour certains artistes pourraient les aider à vendre leur art en ligne. Parfois, les petits gestes peuvent faire une grosse différence!

    À la fin de la journée, il faut trouver le moyen de boucler le budget fédéral et en toute franchise, pour les Conservateurs, la culture (en tant que concept parfois abstrait) ne pèse pas lourd… et ce qui fait qu’ils s’en tirent si facilement, c’est que pour certaines subventions « trop faciles », ils ont raison.

    Claude Gélinas| lire ici le dernier article de son blogue: Nous sommes en élections fédérales!

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  1. Les subventions à la culture sont rentables | L'Électron Libre - [...] c’est cela que le gouvernement Harper espère détruire. RadiCarl exprime très bien mes craintes à ce sujet: Un régime…

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