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Posté par le 20 mai 2008 dans Politique nationale

Québécois, effacez-vous, le vaste monde arrive chez vous

Assimilation du Québec par le Canada

Ce texte est ma contribution pour la journée des patriotes

Les accommodements (dé)raisonnables… ce débat débilitant. Au départ, c’était la manifestation du ras-le-bol des Québécois face à des dirigeants priorisant les dogmes religieux (étrangers) sur nos lois civiques (et notre cohésion sociale). Puis, par l’intermédiaire (purement opportuniste) de Mario Dumont, ce fut l’occasion au peuple de manifester son inquiétude devant la minorisation progressive de la culture québécoise. Après, il y eut cette confusion générale entre les accommodements religieux et le racisme (!?!). Ensuite, le gouvernement Charest qui a géré cette «patate chaude» avec un grand exutoire national, la commission Taylor-Bouchard. La poussière dorénavant tombée, voilà finalement la conclusion de ce grand théâtre : les Québécois doivent se «mondialiser». Ne voyez-vous pas ici la stratégie fédéraliste se manifester ?

Le Québec, cette nation sans pays


Depuis le début, je le craignais, après avoir été en mode passif depuis sa création, la commission Bouchard-Taylor révèle aujourd’hui son orientation politique ; lisez par vous-même cette conclusion (selon The Gazette toutefois) :

  • C’est sur les épaules de la majorité francophone du Québec que repose la responsabilité «d’ouverture d’esprit» face aux nouveaux arrivants,
  • Le mécontentement de plusieurs membres de la majorité francophone envers les demandes des musulmans, des juifs et autres minorités religieuses semble être le résultat d’un manque d’information et d’une fausse perception.
  • Les Québécois doivent (impérativement) apprendre l’anglais, voire une troisième langue (accessoirement, cela s’entend).
  • L’expression «Québécois de souche» doit être modifiée par «Québécois d’origine canadienne-française». (Think big ‘stie !)

Moi je suis un Canadien québécois, un Français canadien-français… Un Américain du Nord français, un francophone québécois canadien… Un Québécois d’expression canadienne –française française. On est des Canadiens américains francophones d’Amérique du Nord… Des Franco-québécois
Elvis Gratton

Par déduction, il faut comprendre ici que ce ne serait donc pas aux immigrants de faire des efforts pour comprendre (le français) et intégrer leur société d’accueil, mais aux Québécois d’apprendre l’anglais afin de rejoindre « l’ouverture » au monde. Ensuite, les délires religieux là, on les rejetterait seulement parce que nous serions trop crétins pour les «comprendre». Puis en contrepartie, des immigrants, il ne faudrait même pas leur demander le respect ou la reconnaissance (après tout, les Québécois ne seraient qu’une tribu d’indigènes en voie de disparition). Bref, dans cette logique tordue, ce sont les Québécois qui devraient s’adapter à l’immigration… et non le contraire ?!? Ici, je n’ai pas à vous dire à quel point cette formule serait un précédent mondial, mais surtout, sa simple évocation démontre dangereusement notre subordination politique à une nation étrangère.

Par ailleurs, puisque cette commission aura abouti au laxisme politique en guise de solution (!!!), je comprends surtout que les colonisateurs canadians auront détourné la conclusion de l’exercice afin d’exposer l’impuissance des Québécois à maitriser leur destin. Car leur vision de notre avenir est claire : le Québec doit s’angliciser via le multiculturalisme. Et soyez-en assurés, leurs objectifs sont toujours en continuité avec le rapport de Lord Durham: marginaliser le peuple québécois afin de progressivement conquérir son territoire (et raffermir le contrôle sur ses riches ressources naturelles).

Il y a longtemps que je sais que je n’ai aucun avantage à faire partie du Canada. Je ne veux pas d’un gouvernement… que dis-je, d’un gouvernement ? de deux gouvernements ! Je ne veux pas, donc, de deux gouvernements qui travaillent contre moi, mais d’un seul qui me soutienne, me respecte et m’estime. D’un seul gouvernement qui gère décemment les ressources de mon pays, le Québec.

Depuis 1976, (et avant, mais j’étais trop jeune pour le concevoir) le Canada m’a démontré qu’il ne voulait pas de moi. Il veut de mes terres, de mon eau, de mes forêts, de mon vent, de mon argent, mais de moi, non.
– Ghislain Taschereau

Maintenant, réalisons-le, la lutte «démocratique» pour le contrôle final du territoire Québécois se joue en très grande partie sur l’intégration des immigrants (une priorité nationale). Et pour ce faire ici, je n’ai pas à dire à quel point le choix de la langue est déterminant. Or, les médias canadians font le nécessaire pour repousser les Québécois des immigrants, pour élaborer un fossé psychologique entre ces derniers et l’ensemble francophone. À cet effet, d’un côté, ils essayent de complexer les Québécois d’exister, puis, confondent notre réflexion collective par diverses manipulations médiatiques. De l’autre côté, auprès des immigrants, on veut nous faire passer pour une gang de «losers», de surcroit, attardés et racistes.

Parlant de racisme, le plus paradoxal ici c’est qu’il s’avère justement à l’avantage du système fédéral de générer de réelles tensions interethniques. En effet, si la paix sociale et l’harmonie interculturelles en arrivaient à se vivre dans la sphère francophone, ces conditions affirmeraient le modèle d’intégration prévalant au Québec. Or, l’objectif étant de transformer le Québec en une tour de Babel, c’est-à-dire, une myriade de petites collectivités en compétition les unes contre les autres, il leur faut trouver des manières d’exacerber les clivages communautaires (comme en imposant des accommodements raisonnables).

Un exemple concret ici, rappelez-vous de la campagne très agressive «anti-raciste» du fédéral en 1994. C’était des pancartes jaune et noir, bilingues pour que tout le monde puisse comprendre, qui portaient le titre : «Si vous n’arrêtez pas le racisme, qui va l’arrêter». Fait bizarre, c’était une campagne ciblée uniquement à Montréal (!!!), par hasard juste avant l’élection du PQ. Le gouvernement fédéral avait-il vraiment à coeur d’enrayer le racisme au Canada… ou avait-il le but d’envoyer le message à nos immigrants (avec nos fonds publics), qu’Ottawa les protège moralement des méchants racistes francophones auxquels il ne faut pas s’intégrer ?
PQ KKK

Le PQ caricaturé par le journal anglophone The Suburban. Bravo pour l’amalgame.

Voyez-vous, pour les stratèges fédéralistes, l’idée n’est pas de créer une société harmonieuse et solidaire, mais bien de gérer (en anglais) des unités de consommation (qui ne se comprennent pas entre elles). Il faut le réaliser, pour «nos» apatrides agents voués au développement d’un vaste ensemble économique en Amérique, l’auto-détermination politique de la nation québécoise est une menace à leur projet. Effectivement, non seulement l’indépendance du Québec compromettrait l’accès de leurs maîtres à nos ressources naturelles, mais son modèle «socio-démocrate» appréhendé risquerait d’inspirer davantage les régions hispanophones du continent.

La question maintenant, les Québécois seront-il assez intelligents pour défendre leur territoire et réaliser leur indépendance. Comme le pense Louis, trop colonisés que nous sommes, peut-être les Québécois ne méritent pas de rejoindre le concert mondial des nations. Mais la faute, ici, appartient-elle à la faiblesse du colonisé ou à la volonté raciste du colonisateur ? C’est un peu le syndrome de la femme battue se laissant dévaloriser par son bourreau.

Welcome to Quebec

Free for All !!!
Des fédéralistes anglophones présentent le Québec comme celui de toutes les cultures… sauf des québécois

Le racisme est une manière de déléguer à l’autre le dégoût qu’on a de soi-même
Robert Sabatier (Extrait de Le Livre de la déraison souriante)

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34 Commentaires

  1. Grâce à loi 101 plusieurs immigrants vont lire ce site. Est-ce que c’est ça que vous volez qu’ils apprennent de vous et de votre attitudes envers eux?

  2. J’ai grandi dans le Mile-End, un quartier très multiethnique, et j’habite toujours dans le Plateau. Évidemment, j’ai des amis de toutes les origines. (Tu peux même le constater via mon facebook). Pour une société, je crois à la richesse des échanges culturels; moi-même, je suis féru d’histoire et je m’intéresse vraiment aux origines des personnes que je rencontre. Alors, ma propre identité est colorée par mon tissus social cosmopolite. Toutefois, en rien mon intérêt pour les néo-Québécois ne m’empêche de défendre la langue d’intégration au Québec… voire la survie de ma propre identité nationale.

    Alors, je me demande, qu’est-ce que tu entends par “mon attitude” envers eux? Si j’en ai après un groupe, c’est bien plutôt envers les forces néolibérales… forces, qui tendent à uniformiser le monde en anglais pour mieux le contrôler. Alors, moi je te demande de réfléchir, le racisme que tu sembles sous-entendre, où se trouve t’il vraiment dans cette histoire ?

    Vois-tu, si je n’ai pas peur d’aborder le sujet du racisme, c’est que je l’ai toujours combattu, le racisme, à commencer par celui contre moi. Et franchement, y n’a rien de plus méprisable que le racisme. Je reviendrai ultérieurement avec un article consacré au sujet.

  3. Merci, parfois je trouve idéal que nous, les immigrants, sommes obligés d’apprendre le français, et vous, les québécois, n’êtes pas obligés d’apprendre d’autres langues. Tout ce que vous dites entre vous par rapport à nous devient claire sans besoin de traduction; et vous, vous ne pouvez jamais savoir qu’est-ce que nous pensons de vous. Merci la loi 101. Tu fais que 95% de nous vote NON.

  4. « …vous, les Québécois… »
    Un regard stéréotypé n’est-il pas la première manifestation du racisme ? Je ne vois pas le racisme dans le texte de Carl. J’ai une double nationalité… Mes racines sont ce qu’elles sont. Je m’adapte… j’évolue sans oublier qui je suis…
    Il y a une expression qui dit « En France, tu fais comme les Français… ». C’est très caricatural mais un peu nécessaire pour comprendre le regard de l’autre.

  5. Je suis français marié à une québécoise et on vit en France. Ce que j’ai compris du Québec, c’est qu’il faut sauvegarder ses racines, sa langue et sa culture.

    Pauvre immigrant… Je veux vivre au Québec mais je veux pas qu’on m’impose le français.
    Mais immigrant… le canada c’est grand et y’a l’Ontario ou Winipeg ou les sables bitumineux et pollués de l’Alberta (pour finir de bousiller le peu qui reste de la planète?) qui t’aimera bien…
    Non,non c’est au Québec que je veux vivre mais je veux pas parler français.
    Ben, alors faut se taire..

    Ca parait raciste. Mais c’est juste une petite pensée pour nos amis québécois: continuez à vous battre!!!
    Franchement, si j’étais immigrant et que je voulais parler anglais, alors j’irais en Ontario. J’irais pas chercher midi à quatorze heures comme on dit en France. Parce que si tu vas au Québec et que tu ne veux pas parler français, alors c’est que tu n’as rien compris à la culture du pays qui t’accueille.

    Alain
    Vélorutionnaire tourangeau

    Alain| lire ici le dernier article de son blogue :130 dollars le baril: La fin du pétrole est là.

  6. Tu mets le doigt sur le problème. C’est assez juste. Je suis Québécoise de naissance mais aussi Française « d’adoption » (j’y habite…). Ma différence, je l’assume dans ma vie de tout les jours. Y compris celui d’être une femme dans un pays où sur les frontons des mairies, il y a d’inscrit « liberté, égalité, fraternité ». Il est très difficile pour la majorité des Français de « souche » de comprendre ma spécificité culturelle. Pour eux, je ne suis pas Québécoise mais Canadienne. Je sois expliquer qu’un pays comme le Canada étalé sur 6 fuseaux horaires… tout le monde ne peut pas être identiques. Il faut souvent dialoguer. Sur ce blog aussi, il y a un beau malentendu. Problème de communication qui dépasse le simple débat de la langue à mon humble avis. Bon, je ne vais pas refaire le monde via internet. J’espère juste qu’un jour, les humains arriveront a se comprendre plus facilement et sans avoir besoin d’une loi, d’un rapport ou d’un bulletin de vote.

    Dédé| lire ici le dernier article de son blogue :Un Jardin vivant ! Du bocal à l’assiette… (2)

  7. Moi non plus, je n’utilise même pas le mot « racisme » dans mes commentaires.
    “En France, tu fais comme les Français…” cela veut dire, qu’au Canada on doit faire comme les Canadiens. Ici commence le malentendu, parce que certains Canadiens insistent sur le fait qu’ils sont distincts des autres Canadiens. C’est la première leçon qu’un immigrant comme moi apprenne: « Ëtre distinct au Canada, ce n’est pas une crime, cela pourrait même apporter de l’argent » (la péréquation fédérale).
    En ce qui concerne la compréhension de l’autre, les immigrants comprennent très bien les québécois, une preuve, ils votent à 95% NON. La raisons, des textes comme celui-la.

  8. En premier lieu Simeon, saches que je suis heureux de savoir que mon blogue peut atteindre l’attention de personne à priori «externe» à la sphère francophone, c’est-à-dire de pouvoir communiquer ici avec toi. Mais comme le dit Dédé, il y a évidemment un malentendu… un problème de communication qui dépasse vraisemblablement le simple débat de la langue.

    En effet, tu dis : « Tout ce que vous dites entre vous par rapport à nous devient clair sans besoin de traduction; et vous, vous ne pouvez jamais savoir qu’est-ce que nous pensons de vous. Merci la loi 101. Tu fais que 95% de nous vote NON »

    D’entrée, tu fais un clivage avec les notions «NOUS» et «VOUS». Or, dis-moi pourquoi d’un coté il y aurait les Québécois francophones, et de l’autre les anglophones, allophones et immigrants de tout acabit ? Quant à moi, peu importe l’origine, le «nous» doit se partager en français; pour moi, tu es Québécois dans la mesure où tu décides de t’interpeller Québécois.

    Puis, précise s’il te plait, ton jugement à mon égard demeure dans le flou (volontaire ???). Qu’est-ce que «nous» serions supposés dire par rapport à «vous»? (M’as-tu réellement lu ou tu as spontanément réagis à la simple image sous le titre?). Ensuite, tu rajoutes, que nous pourrons jamais savoir ce que «vous» pensez de nous. D’entrée, je ne crois pas que les immigrants forment un groupe monolithique pour justifier l’idée d’un jugement uniforme à l’égard des Québécois; tu pourrais peut-être en profiter pour exprimer, finalement, ce que «toi» tu penses de nous.

    Pour terminer, tu sous-entends que c’est ta capacité à comprendre le français qui te convainc de voter contre l’indépendance du Québec. Laisse-moi penser que, loi 101 ou pas, tu as toujours été contre notre projet de société.

    Vois-tu Semeon, oui tu parles maintenant français, mais tu nous suggères que tu as appris notre langue par obligation (la loi 101) plutôt que par choix ou par intérêt; dans tes propos, je ne ressens pas réellement une volonté de comprendre ta société d’accueil.

    Par ailleurs, ta gratuite référence à la péréquation est grossière, tu n’es pas sans savoir que le Québécois paie à peu près la moitié de son impôt au gouvernement fédéral… il est donc parfaitement normal d’avoir un minimum en retour. (D’ailleurs, le déséquilibre fiscal cela ne te dit rien je suppose). Puis, nous ne sommes pas plus distincts que d’autre, nous sommes simplement québécois. Peut-être, ici, aurais-tu été confondu par le terme «distinct», qui, en anglais, est péjoratif en référant à la distinction (la supériorité) plutôt qu’à la différence.

    En terminant, comme si le fait de voter NON impliquait intrinsèquement de comprendre les souverainistes, ta conclusion est très malhonnête. Avant de prétendre nous comprendre, tu devrais commencer par m’expliquer ce qui te dérange autant dans mes propos… ce serait un bon début. Mais laisse-moi penser que ce qui te dérange autant, c’est simplement notre existence en soi. Or, je me demande bien qui est vraiment le raciste ici.

  9. Oui, en effet, un peu plus de précision.
    Les immigrants ne représentent pas un monolite; alors c’est pas suffisant pour vous d’apprendre une langue étrangère pour les comprendre; les immigrants parlent à peu près 200 langues.
    Désolé, j’ai pas appris le français avec la loi 101, mais bein avant, je l’ai fait par choix, pas par la force. Ce qui explique pourquoi j’utilise maintenant.
    Je suis venu au Canada comme immigrant, en utilisant le programme provincial du Québec, ni plus ni moins. Alors je suis Canadien comme tous les autres immigrants. Et je tiens à mon pays.
    Ëtre un québécois, cela veut dire être toujours déçu de la situation actuelle; je ne suis pas un révolutionnaire, comme la plupart des autres immigrants; les projets révolutionnaires ne nous plaisent pas.
    Au début je pensais que les conflits entre vous et les anglais ne me touchent pas; je voulais vivre en paix. Vous m’avez forcer de prendre une position. Désolé, c’est pas la vôtre.
    Pourquoi je suis « nous » et pas « vous ». Simple. Parce que pour vous je suis « eux » et pas « nous ». Le moment ou vous décidez de me mettre dans le « nous », vous avez peur de disparaitre, n’est-ce pas? Alors, acceptez cette situation. AU moins, dans telle situation vous existez toujours.
    À propos de votre article, je n’aime pas qu’on m’appelle « envaisseur » dans mon propre pays, le Canada. C’est mon pays jusqu’au moment ou le peuple décide autrement. Je respecte qu’une partie des Canadiens d’ici peuvent demander se séparer du Canada. Canada n’est pas GULAG, ils ont leurs droits. MAIS, je veut qu’attendant ce moment, ils respectent mon droit de vivre ici comme Canadien. Et d’avoir le même droit de me séparer de « vous » et de rester au Canada le moment quand vous décidez de vous séparer du Canada.
    P.S. Effectivement, chaque articles qui traite les immigrants comme « envaisseurs » est immédiatement traduite ou publiée dans la presse éthnique à Montréal. Dans ce sens je tiens encore à souligner que chaque article comme la vôtre est un act qui motive les immigrants à voter NON. Écoutez, en attendant que vous vous séparer du Canada, et nous nous séparons de vous, on peut vivre en paix.

  10. Bonjour,
    Moi j’habite en près de Paris normalement, je suis depuis 6 mois en Corse (pour ceux qui ne connaissent pas c’est une île francaise en méditerannée, ils veulent leurs indépendance) et j’ai trouver ici les plus belle choses de la vie, n’ayant aucune origine Corse, j’ai été merveilleusement accueilli, je pars d’ici dans 2semaines, je vais être triste comme je l’ai pas été depuis que j’ai mis les pieds sur cette île. Ils ont leurs langue, le Corse, ils l’apprennent dans certaine écoles ainsi que le francais et une 3ème langue et je ne vois pas où est le problème, plus on maitrise de langues plus ca peut aider dans certain métier, pour ma part je parle que francais et un petit peu anglais et je le vis tres bien.

    Je suis entrain de voir pour venir habiter quelques temps au Quebec à partir de septembre et si je pars c’est pour voir autre chose, une autre culture, une autre vie, pas pour que les habitants prennent les habitudes des gens comme mois qui viennent dans leurs pays, si malheureusement ca devenait comme ca au Quebec j’aurais pu de raison d’y aller!!! Mais je pense que le Quebec est assez fort pour garder en memoire leurs origines et qu’il ne sont pas pret de lacher ca et c’est une bonne chose je trouve, je les soutiendrais en tout cas quand je serais la bas!!!!!!!!

    A bientot peut etre les Quebecois 🙂

  11. Bienvenue à Toi Kepanu. Merci pour ton commentaire, c’est toujours intéressant d’avoir des points de vues extérieurs. D’ailleurs, quand tu seras de passage à Montréal, n’hésites pas à me contacter, il me fera plaisir de te faire visiter mon quartier. Cependant, ne t’en fais pas, bien qu’il y ait au Québec un débat sur le bilinguisme (et l’avenir intrinsèque du français), ce débat est pacifique… c’est-à-dire qu’il n’y a pas, comme jadis, de vive tension entre anglos et francos. La preuve, mon échange ici avec Simeon.

    Parlant du loup, je vais donc enchaîner avec ma réponse à ce dernier.

    Donc, merci Simeon pour ces explications : tes perceptions à propos de la dualité NOUS/VOUS est intéressante… quoiqu’intrinsèquement subjective. Tu sais, je comprends ton point de vue d’immigrant, et même celui de mes amis anglos qui sont attachés au Canada (mais je ne comprends pas les fédéralistes francophones). En effet, vous êtes surtout venus au Canada pour des raisons économiques, alors pourquoi risquer « l’aventure » d’un changement politique, d’autant plus que le fait francophone au Québec est un obstacle à l’identité américaine que la majorité des immigrants veulent intégrer (sur le territoire de la majorité francophone).

    Toutefois, en tant que citoyens à part entière, vous avez maintenant au Québec la responsabilité de choisir votre appartenance politique, voire nationale dans notre cas ici (alors, « nous » ne t’avons pas forcé à prendre position). Si bien que tu dois réaliser qu’en choisissant l’identité canadienne et son système politique, tu t’opposes aussi à la souveraineté du Québec… ce que tu constateras, n’est pas une condition gagnante pour familiariser avec la majorité Québécoise. À nos yeux, tu as d’entrée choisi de demeurer un étranger sur notre territoire (alors que tu pourrais très bien « nous » rejoindre en te considérant québécois).

    Vois-tu, il est vrai, si notre « nous » est ouvert (c’est quand même les Québécois qui t’ont accueilli au Québec), il « nous » sera toutefois toujours difficile de t’accepter si tu te considères comme un Canadien anglais… d’autant plus si tu méprises l’existence de notre identité nationale.

    Parlant d’envahisseur, bien que je n’ai pas employé ce mot, je constate en effet l’angle de ton point de vue par rapport à mon article. Voilà qui éclaircit d’ailleurs la réaction agressive de tes commentaires. Mais sincèrement, malgré toute ma volonté d’ouverture et d’accueil, essaye de te mettre un peu à notre place : Nous sommes le peuple fondateur de ce pays, conquis par la force militaire de l’armée britannique, nous avons une histoire, une langue, des infrastructures sociales, et des idéaux sociaux démocrates. Nous t’accueillons dans notre territoire… mais tu souhaites devenir à l’image de notre conquérant.

    Cette situation est tordue, si nous étions un pays indépendant, il n’y aurait plus ce genre de conflit, tu aurais d’entrée choisi de vivre avec « nous », et non contre « nous ». D’ailleurs Simeon, ne trouves-tu pas débilitant d’avoir à voter pour une identité (Canada ou Québec), plutôt que de voter pour un parti qui représente vraiment une idéologie (de gauche à droite). La réelle démocratie (si cela t’importe), ce n’est pas un débat stérile sur la couleur d’un drapeau, mais bien plutôt sur l’orientation politique d’une société.

    Vois-tu, la paix que tu sembles exiger (notre disparition semble t’il à tes yeux), ne viendra que lorsque nous aurons notre pays… ou que nous serons définitivement marginalisés sous le poids démographique des anglophones. D’ici là, puisque tu as choisi ton camp et que tu es prêt à nous combattre (sur notre territoire), ne viens surtout pas me parler de paix.

  12. Celui qui part en guerre doit en assumer la responsabilité. Je suis venu en paix; si une guerre éclate, je préfère être le plus loin d’ici. Mais dans une guerre tout le monde est perdant, même ceux qui crient victoire. Je ne veux pas que mes enfants assistent à cela. Je suis un parent responsable. Juste une précision à la fin; j’habite le Canada, pas le Québec; dans le sens politique il n’y a pas de tel pays; seulement dans certaines imaginations.

  13. @Simeon: Si tu habites le Canada, et pas le Québec, alors je te te suggère de prendre ta voiture, de rouler sur la 401 et de rejoindre ton pays, car ici tu n’es pas chez toi. Et d’après ce que je lis, et à voir à quel point tu es fermé d’esprit et fait preuve même de racisme à l’égard de ceux qui ont eu l’extrême amabilité de t’accueillir, je serais même tenté de dire « bon débarras ».

    À bon entendeur.

    Belz| lire ici le dernier article de son blogue: Du canot chez Céline… et autres merveilles

  14. Tu sais, Carl, j’hésitais à vouloir réduire le niveau d’immigration en me disant que tout ce qui manquait aux immigrants était un peu de formation et de cours de français, mais maintenant en lisant Simeon je suis résolument pour une baisse des niveaux d’immigration.

    On ouvre nos portes grand comme ça, et voilà le résultat: des ingrats qui nous crachent dessus et nous méprisent. Personnellement, je prendrais les gens comme ça et je les renverrais chez eux un coup de pied au cul pour leur rappeler leur chance d’avoir habité ici, ne serait-ce qu’un moment.

    Merci à Simeon de m’avoir aidé à préciser ma pensée et à réaliser que les immigrants peuvent être – et sont souvent – de mauvaise foi et ne sont ici que pour des considérations économiques et n’ont aucune envie de s’intégrer à nous.

    Belz| lire ici le dernier article de son blogue: Du canot chez Céline… et autres merveilles

  15. D’un autre côté, Simeon parle français. On peut toujours espérer qu’il a (aura) une descendance à l’esprit un peu plus ouvert et qui cherche à s’intégrer. Ça, au moins, ce n’est pas négatif.

    Belz| lire ici le dernier article de son blogue: Du canot chez Céline… et autres merveilles

  16. Simeon a l’avantage de me faire sourire… Ce qui est déjà pas si mal !

    Heureusement que tous les immigrants non pas la même perception des Québécois. Quand on s’installe dans une nouvelle patrie ou l’on espère faire ou refaire sa vie, il est utile de savoir être à l’écoute de l’autre pour tenter un minimum de se comprendre. Sinon, c’est une voie sans issue…

  17. @Belz, vouz avez bien compris une chose, bravo, le fraçais ne mène pas vers une identité distincte; le français au Canada c’est une langue officielle; si je parle cette langue, c’est par le respect envers mon pays; quant à ‘101 ou 401’, votre réaction est assez typique; mais soyez rassuré, dans un Québec indépendent, il n’y aura pas d’immigrants; la preuve est qu’il n’y a pas d’immigrants maintenant dans le territoire qui pourrait être détaché du Canada, ou très peu; là ou les immigrants vivent, c’est le Canada. Si je décide de m’installer à Trois Rivières ou à Québec, je prendrais note de votre suggéstion géographique.

  18. @Dédé, ‘Heureusement que tous les immigrants non pas la même perception des Québécois’, vous avez bien raison, MAIS, à la fin, ils votent à 95% NON; demandez-vous pourquoi; (je pense qu’ici une bonne partie de la réponse s’explique par la perception); mes réponses ne vous satisfaient pas, alors trouvez la vôtre.

  19. @Vinster171: Nous sommes chez nous ici. Ça ne nous dérange pas de recevoir des invités dans notre maison; notre maison est grande ouverte comme le chantait Daniel Boucher, mais il y a des règles à respecter dans notre maison et ceux qui ne veulent pas les respecter peuvent quitter. C’est aussi simple que ça.

    En passant, apprendre une autre langue n’est pas une ouverture d’esprit, mais juste un apprentissage parmi d’autres, tout comme on apprend à programmer ou à jouer aux échecs. Avoir l’esprit ouvert, c’est être ouvert à de nouvelles possibilités, à de nouvelles hypothèses, et c’est être capable de se remettre en question. C’est aussi être capable d’observer les gens autour et être capable de s’intégrer à la population.

    Belz| lire ici le dernier article de son blogue: McCartney et le 400e de Québec

  20. « De quel droit cette “maison” est-elle plus la vôtre que celle de bien d’autres gens à qui on a accordé la nationalité? »

    – Parce qu’on a acheté le terrain, on a construit les fondations, on l’a construite, on l’a meublée, et c’est de même que ça marche chez nous.

    Il faut sortir au plus vite de cette débilité consistant à dire qu’un immigrant arrivé avant-hier devrait avoir les mêmes droits que quelqu’un qui est né ici. La citoyenneté automatique est un échec. Il est plus que temps d’instaurer des tests de citoyenneté comme aux États-Unis, en Angleterre et ailleurs.

    Oui, la population du Québec gagne dans l’unilinguisme. Car bilinguiser à grande échelle c’est mener à l’assimilation. Je n’ai rien contre le fait que les élites soient bilingues – tant mieux – mais de demander au petit mécano ou à la serveuse de restaurant de l’être, c’est courir à notre perte. Le bilinguisme institutionnalisé est l’ennemi, et tous ceux qui en font la promotion accélère notre disparition. Car comme VLB le disait avec raison, le bilinguisme de la minorité finit toujours par l’unilinguisme de la majorité.

    Belz| lire ici le dernier article de son blogue: McCartney et le 400e de Québec

  21. @Simeon: Tu es le bienvenu dans la maison si tu respectes les règles de ma maison. Sinon, tu n’es pas le bienvenu. Accueillons les immigrants, mais n’ayons pas peur d’imposer nos valeurs; nous sommes chez nous, ceci est notre pays, et c’est à eux de s’intégrer, pas à nous de renier ce que nous sommes.

    Belz| lire ici le dernier article de son blogue: McCartney et le 400e de Québec

  22. @Belz
    « Si tu habites le Canada, et pas le Québec, alors je te te suggère de prendre ta voiture, de rouler sur la 401 et de rejoindre ton pays, car ici tu n’es pas chez toi. Et d’après ce que je lis, et à voir à quel point tu es fermé d’esprit… »

    Comment se contredire sois-même en deux petites phrases. Vous êtes ouverts d’esprits, vous, lorsque vous dites à quelqu’un qu’il n’est pas chez lui? C’est vrai, c’est vrai… le Québec, après tout, n’appartient qu’aux bien pensants patrioteux. Les autres, ce ne sont que des locataires…

    Pour répondre au sujet principal, et revenir sur la langue… apprendre une autre langue, c’est faire preuve d’ouverture d’esprit. C’est vrai pour tout le monde. Autant pour l’immigrant qui vient ici et apprend le français, autant pour le Québécois qui tente d’apprendre l’anglais ou l’espagnol. Vous êtes très prompts à voir les défauts des autres, mais pas trop enclin à avouer les vôtres. Et le pire, dans tout ça, c’est votre démagogie de bien pensant… « Mais non, mais non, on vous aime bien, et on aime discuter avec vous. Sauf qu’à la fin, faudrait penser à sortir de chez moi! »

  23. @Vinster: Désolé mon ami, mais je ne suis pas xénophobe. Informe-toi sur le sens des mots avant d’insulter les gens et de dire n’importe quoi.

    Je me fous de savoir d’où viennent tes ancêtres. Ce que je te dis, et qui serait clair même pour un enfant (et qui est clair pour tous les pays qui se respectent) c’est qu’il est inacceptable qu’un immigrant fraîchement débarqué ait les mêmes droits que les autres sans avoir passé un test de citoyenneté.

    On ouvre les portes de notre maison, mais pas pour se faire voler la t.v. On fixe les règles de ce qu’on considère comme acceptable ou non et si nos invités sont prêts à respecter nos valeurs on les accepte dans la joie.

    Si tu persistes à m’insulter en me traitant de xénophobe, notre discussion se terminera ici.

    Belz| lire ici le dernier article de son blogue: McCartney et le 400e de Québec

  24. En passant, au lieu de célébrer le fait que vous travaillez en science en anglais, pourquoi ne vous battez-vous pas pour pouvoir travailler en français? Ah non, scusez, c’est vrai… Trop d’efforts que de se respecter.

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  25. @Belz: Quand je passerais par ta maison te rendre visite, je vais t’envoyer un message pour que tu prépare quelqu’chose à manger et pour me coucher; mais dans ma maison, je suis dans ma maison; c’est comme ça. Si MA maison est en effet TA maison, alors, et je vais envoyer ton nom à la banque pour que tu paie le reste ($2000 par mois pour 10 ans à venir). D’accord?

  26. @ Belz : De quel droit cette « maison » est-elle plus la vôtre que celle de bien d’autres gens à qui on a accordé la nationalité? Parce que le fait français est plus ancien? Les Amérindiens sont ici depuis beaucoup plus longtemps que nous, et ça ne nous empêche pas de leur renier leurs droits à l’autodétermination dans l’hypothèse d’un Québec souverain. C’est beau, les doubles standards…

    Autrement, si, la langue, c’est une forme d’ouverture d’esprit. Ou plutôt, c’est une façon de se faciliter la tâche. Encore faut-il s’en donner la peine. Chose certaine, protéger le français, c’est tout à fait légitime. Mais la population du Québec n’a rien à gagner dans l’unilinguisme, tant francophone qu’anglophone.

  27. @ Belz :
    Bon bien en temps que co-propriétaires, on a un problème vu que je ne partage pas votre xénophobie. Au fait, tant qu’à y être, est-ce que vous voulez un certificat généalogique prouvant que ma famille est ici depuis assez longtemps pour mériter une part? Donc, du côté de mon père, mon plus vieil ancêtre au Québec était un soldat Français débarqué en Nouvelle-France au début de la colonie. Du côté de ma mère, c’est moins clair, sinon que la famille tire ses origines profondes de la Normandie… Suis-je assez « de souche », ou bien mon manque flagrant de « patriotisme » me disqualifie? Si ma famille est ici depuis plus longtemps que la vôtre, est-ce que ça me rend « plus citoyen » que vous, et est-ce que ça me donne le droit de vous mettre mon pied au cul pour vous sortir de ma cuisine?

    Votre affirmation selon laquelle l’unilinguisme profite au Québec est d’une débilité sans fond. Mais bon, remarquez, je ne vous blâme pas : l’ignorance est toujours bénéfique pour les régimes de bien pensants. Comment pouvez-vous croire qu’hypothéquer le futur de nos enfants via l’unilinguisme est une bonne chose? Je travaille en science. Si je ne parlais pas anglais, je serais drôlement mal pris puisque tout est publier en anglais. Et si c’est publié en anglais, c’est pas parce qu’un méchant-anglais-conquérant-qui-bave-en-pensant-à-son-futur-repas-de-bébé-chien-grillé l’a imposé. C’est tout simplement parce que l’anglais est devenu une langue internationale. La même chose est vraie dans le milieu des affaires, et parler anglais est un must même pour les dirigeants de PMEs.

    Je parle français, anglais, et j’essaie d’apprendre le vietnamien. Bien sûr que dans ma vie de tous les jours, je privilégie le français. Mais je ne suis drôlement pas assez cons pour me priver des avantages qu’apportent la connaissance d’autres langues juste pour satisfaire les purs laines au patriotisme enflé.

  28. @ Belz :
    Tu te fous peut-être de savoir d’où viennent mes ancêtres, sauf que ça démontre un point : où on trace la ligne? L’ancienneté est loin d’être un argument convaincant. C’est même tout à fait ridicule, comme argumentation. Et pour ce qui est d’un test de citoyenneté… s’il faut qu’on laisse nos politiciens s’obstiner sur la définition du « bon citoyen québécois », on est pas sorti du bois. Accorder la citoyenneté d’un bord, et retirer les droits de l’autre sous prétexte que, finalement, à bien y regarder, « l’autre est trop différent », c’est grotesque. Il faut jouer selon les règles du jeu avec les risques que ça comporte. La nouvelle réalité, c’est que le Québec est de plus en plus multiethnique, et ce n’est pas un mal.

    Pour ce qui est de la science, et bien là c’est toi qui parle drôlement à travers ton chapeau. Le monde de la science, c’est une grosse communauté de gens qui parlent des langues souvent différentes, mais qui publient tous en anglais pour le bénéfice de tous. Toute découverte est publiée et accessible à tous, pour peu qu’on se soit donné la peine d’apprendre l’anglais. Donc, j’aurais pu suivre ta logique. J’aurais pu m’enfermer dans des principes bidons, me refermer sur moi-même et dire aux autres : « j’en ai pas besoin de vos recherches! J’en ai pas besoin de vos connaissances! Ma recherche est meilleure que la vôtre! » … bref, j’aurais pu m’isoler dans mon coin. J’ai choisi de faire le contraire. Si vous avez deux sous de bons sens, vous allez voir une analogie avec d’autres situations… Bien sûr, il y a l’analogie avec l’immigrant qui arrive dans un nouveau pays, et qui a tout à gagner à tâcher de s’acclimater. Selui qui se retrouve seul au milieu d’une forte majorité résidente doit faire preuve d’un peu d’adaptation. Ne pourrait-on pas dire la même chose du Québec, dans le contexte de l’Amérique du Nord? Encore une fois, les doubles standards fusent…

    Se faire respecter, ce n’est pas si difficile. Se respecter soit-même en ce donnant les meilleures chances possibles, ça semble être moins évident. S’isoler dans son coin, ce n’est pas se respecter, et s’entêter comme un enfant gâté, ça n’attire pas non plus le respect.

  29. Simeon, encore une fois, tu utilises un vocabulaire agressif en évoquant « la guerre » … c’est justement une attitude irresponsable que d’agir ainsi; de quoi modéliser le début de tout conflit grand échelle d’ailleurs. Si tu me relisais un peu, tu verrais que j’évoque l’absence de paix : ce qui ne veut pas automatiquement dire la guerre (et d’ailleurs, je trouve ça très antipathique de me faire parler de guerre au Québec par un immigrant). D’autre part, comment peux-tu prétendre être venu en paix si d’entrée, tu dénigres l’identité nationale des Québécois? À moins que ton cerveau ait été manipulé par la propagande fédéraliste et anti-québécoise du gouvernement canadien. Car réalise-le, l’immigration est l’une des pierres angulaires des Canadiens afin de conquérir démographiquement le territoire Québécois.

    D’autre part, ton chiffre de 95% des immigrants qui voterait NON à la souveraineté du Québec est un concept totalement subjectif et non scientifique. Depuis notre supposée défaite en 1995 (à 49% et des poussières), l’option souverainiste a beaucoup progressé chez les néo-Québécois (au détriment de vote adéquiste à Québec ville). Les Maka Kotto, Amir kadhir, Maria Mourani et Vivianne Barbot en sont de très bon exemples pour exprimer ce changement. Si bien que maintenant, les communautés francophones sont autant divisées sur cette question que les Québécois d’origine (de là l’importance d’orienter notre immigration vers ce genre d’immigrant). D’autre part, les hispanophones sont culturellement beaucoup plus proches des Québécois que des anglophones; et d’ailleurs, je me rappelle que l’ancien député du Bloc Québécois, Osvaldo Nunes, avait déjà fièrement affirmé qu’il y avait certainement eu plus de Chiliens ayant voté OUI au référendum de 1995 que de français d’origine.

    Peu importe, comme le disait ci-haut Dédé, À la base de chaque conflit, il y a un problème de communication. Or, tu nous prouves ici, finalement, que la langue n’est pas nécessairement le seul obstacle à la communication… j’aurai appris quelque chose de cette enfilade.

    Le racisme, cette peur irrationnelle de « l’autre », est toujours issue de l’ignorance. Et toi Simeon, toi qui n’es pas dépourvu d’intelligence, il est consternant de constater que tu fais preuve d’une ignorance volontaire des Québécois. À mon tour de te poser une question Simeon : Mais pourquoi cette haine du Québec Simeon… pourquoi cette attitude belliqueuse (et raciste) envers le peuple qui t’accueille sur son territoire ?

  30. Au fait, petite précision : l’anglais est essentiel à mon travail, pour que mes recherches avancent. Dans mon milieu, par contre, on parle français. J’imagine que c’est de là que venait votre confusion…

  31. re: Carl Boileau
    Juste une petite remarque bien rapide en passant… Vous semblez quelqu’un de raisonnable. Pourtant, pour vous adressez à Simeon, qui semblent pourtant être citoyen du Québec au même titre que vous et moi, vous le qualifiez d’immigrant. Peut-être que pour vous, l’un inclus l’autre… sauf que le fameux « nous » vs « eux », c’est de là qu’il vient. Est-ce que vous trouvez ça raisonnable d’accepter des gens ici, de leur donner la citoyenneté, et d’ensuite leur dire qu’ils ne devraient pas avoir le même droit de parole que d’autres qui sont ici depuis plus longtemps?

    Autre chose… si le vote souverainiste gagne en popularité chez les communauté ethnique depuis 1995… et que l’option souverainiste stagne toujours à environ 40% dans les sondages, ça veut dire que cette option perd du terrain chez les « Québécois de souche ». En gros, le problème, ce n’est plus « les ethnies »…

    Sinon, au final, en vous lisant, j’ai l’impression que pour vous, un vrai québécois et un aspirant-québécois acceptable, c’est de gens qui sont forcément souverainistes… Bref, ma famille est ici depuis probablement 300 ans, mais vu que je ne suis pas souverainiste, j’imagine que ça veut dire que mon opinion a moins d’importance…

  32. ‘À mon tour de te poser une question Simeon : Mais pourquoi cette haine du Québec Simeon… pourquoi cette attitude belliqueuse (et raciste) envers le peuple qui t’accueille sur son territoire ?’
    Le Québec est une province canadienne, comme les autres; pourquoi je dois la détester? Les canadiens, y compris, les francophones, sont ma nouvelle nation, pourquoi je dois les détester? Je fais pas de différence entre Gilles Vigneau et Paul Démarais, tous sont les gens. Les gens qui m’ont acceilli dés l’aéroport et après, étaient tous les immigrants comme moi.

  33. Je suis né sur le plateau,quoique j’ai été conçu sur le bord d’un lac en région. Je crois qu’en dehors de Montréal la deuxième langue qui devrais être enseignée de la 1er à la 3ième année du primaire devrais être la langue autochtone régionnale. Après l’anglais,car on vit avec ceux qui nous entourent et qu’on doit respecter ceux qui étaient là avant nous. Tous ne sont en général pas après faire des affaires avec l’Ontario ou les États-Unis.Utopique? Probablement,mais que les colonialistes aillent se faire…!
    Tshinashkumitin! Miguetch! Oinen! Merci!

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