Lancement de ma filmothèque, la nouvelle section cinéma du blogue
Ce soir, pendant que le monde du cinéma aura les yeux tournés vers la cérémonie des Oscars, j’en profite pour souligner le lancement officiel d’un petit projet personnel auquel je viens de consacrer plusieurs heures de programmation.
Depuis aujourd’hui, mon blogue possède désormais une véritable section consacrée au cinéma. Elle prend forme autour d’une page qui rassemble mes analyses critiques les plus récentes, un espace pensé comme la porte d’entrée vers les films que je prends le temps d’observer, de décortiquer et de commenter.
Cette page présente les dix dernières critiques publiées, dans une mise en page qui reprend volontairement l’architecture de mes articles habituels. J’ai passé plusieurs jours à programmer cette section afin qu’elle s’intègre naturellement à la logique du site, comme si ces textes avaient toujours fait partie de son paysage.
Au fil du temps, une autre idée s’est imposée. Puisque ces analyses commençaient à s’accumuler, il devenait utile de pouvoir les parcourir autrement que par ordre chronologique. C’est ainsi qu’est née la filmothèque, qui agit comme l’extension naturelle de cette section cinéma.

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La filmothèque rassemble maintenant près d’une centaine de critiques, classées par réalisateur, acteur, genre, collection et note. Elle permet de naviguer dans cet ensemble de textes comme on feuillette une archive personnelle du cinéma que j’ai regardé au cours des deux dernières années.
Car ce projet n’est pas né tout à fait par hasard. Il y a deux ans, j’ai finalement mis en pratique une résolution du Jour de l’An que je mijotais depuis plus d’une décennie. Celle de commencer à écrire quelques notes critiques après certains visionnements.

Cliquez sur l’image pour consulter mon palmarès des films de 2024 : un cadeau cinématographique pour le Jour de l’An
L’idée était simple, prolonger un peu l’expérience d’un film en prenant le temps d’en noter les impressions. Peu à peu, regarder un film ne m’a plus tout à fait suffi. J’ai commencé à prendre des notes pendant les projections, à observer davantage la mise en scène, la construction du scénario, le rythme du récit ou encore les idées que le film tente de faire circuler.
Avec le temps, ces notes sont devenues des critiques. Et ces critiques ont fini par former un ensemble de textes qui, tranquillement, s’est mis à prendre la forme d’un petit corpus. C’est justement ce corpus que la filmothèque permet maintenant de parcourir plus facilement.
Derrière ces analyses, il y a aussi un petit parcours personnel. Au tournant des années 2000, j’ai obtenu un diplôme en multimédia, motivé à l’époque par l’envie très concrète de fabriquer des sites web et d’explorer ce nouveau territoire numérique qui s’ouvrait alors. Quelques années plus tard, en 2004, cette curiosité m’a aussi conduit vers une année d’études universitaires en scénarisation cinématographique, une expérience qui a nourri ma manière de regarder les films et d’en comprendre les mécanismes narratifs.
Aujourd’hui, ces deux fils se rejoignent. Le plaisir d’analyser les films d’un côté, et celui de construire les outils numériques qui permettent de partager ces analyses de l’autre.
La section cinéma n’est d’ailleurs pas encore tout à fait terminée. Je travaille présentement à modifier le thème afin d’ajouter une barre latérale qui permettra de naviguer plus facilement dans la filmothèque. Mais même dans cet état encore en construction, je dois avouer éprouver un certain plaisir à voir fonctionner ce qui n’était au départ qu’une idée un peu abstraite.
Fait amusant, deux de mes coups de cœur récents se retrouvent justement en lice ce soir pour l’Oscar du meilleur film, et je les avais tous les deux cotés très haut bien avant de savoir qu’ils seraient nommés.
D’abord F1, un drame sportif étonnamment humain dans lequel Brad Pitt incarne un pilote vétéran confronté au poids du temps et à la transmission entre générations. Derrière le spectacle de la Formule 1, le film raconte surtout ce moment fragile où l’expérience doit apprendre à se transformer en héritage.
F1 de Joseph Kosinski, quand Brad Pitt réinvente le drame sportif
Et surtout Sinners, l’œuvre audacieuse de Ryan Coogler, qui mélange horreur, blues et mémoire américaine. Sous son récit de vampires dans le Mississippi des années 1930 se cache une fable étrange et hypnotique où la musique, et particulièrement le blues, devient une mémoire vivante de l’histoire afro-américaine.
Bref, si vous aimez le cinéma, les analyses de films ou simplement découvrir des œuvres marquantes, je vous invite à aller explorer cette nouvelle section du blogue.
Et puisque c’est la soirée des Oscars, la question est presque inévitable.
Quel film vous a le plus marqué cette année ?
Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s’accorde à nos désirs
– André Bazin











Super idée. Je te souhaite de bon visionnages. Merci de les partager.
Très bien
Formidable
Éblouie par ton lumineux parcours.