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Trump, le français et le détournement de l’élection québécoise

Posté par le 5 septembre 2026
dans Politique nationale
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Comment Ottawa et Christine Fréchette transforment un différend commercial avec les États-Unis en arme politique contre le Parti québécois

J’avais déjà avancé que la méthode ayant permis au Parti libéral du Canada de retourner la menace Trump contre Pierre Poilievre pourrait un jour être transposée au Québec contre Paul St-Pierre Plamondon. Je n’avais cependant pas prévu que le français deviendrait l’un des principaux instruments de cette opération. À partir d’un véritable contentieux commercial avec Washington, Ottawa a progressivement construit le récit d’un Mark Carney prêt à sacrifier une entente pour défendre notre langue et notre culture. Le paradoxe est saisissant : ce qui sert depuis des générations à montrer les limites du cadre canadien devient soudainement la preuve qu’il faudrait s’y accrocher. Et derrière ce retournement apparaît déjà une autre question : celle de l’usage électoral que Christine Fréchette peut en faire contre le Parti québécois.

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Et si vous aviez aimé MBC parce que vous pensiez lire Amir Khadir?

Posté par le 5 septembre 2026
dans [diffusé dans Facebook], Philosophie-politique, Sociologie
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Et si vous aviez aimé MBC parce que vous pensiez lire Amir Khadir?

Quand le nom de l’auteur pèse davantage que l’idée elle-même : petite expérience sur nos réflexes partisans et nos chambres d’écho.

Avant d’aller plus loin, prenez simplement quelques secondes pour lire cette publication comme vous liriez n’importe quel statut qui apparaît dans votre fil Facebook. Ne cherchez pas encore à savoir pourquoi je vous la montre. Lisez-la, voyez ce qu’elle vous inspire, si vous êtes plutôt d’accord ou en désaccord, si elle vous semble intéressante, excessive, pertinente ou banale

Montage fictif d’un statut Facebook attribué à Amir Khadir, créé pour une expérience sur les biais partisans. Amir Khadir n’a jamais publié ce texte.

Montage fictif créé pour cette expérience sur le biais partisan. Amir Khadir n’est pas l’auteur de cette publication.

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La Boussole électorale à perdu le nord

Posté par le 2 septembre 2026
dans Politique nationale
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Analyse critique des biais de la Boussole électorale et du rôle de Radio-Canada dans la représentation politique du Québec.

Quand Radio-Canada présente comme neutre une cartographie politique qui épouse les catégories du régime canadien

À première vue, la Boussole électorale ressemble à un simple outil permettant aux citoyens de comparer leurs opinions à celles des partis. Mais en remontant son histoire, j’ai découvert que la véritable question se situe en amont du calcul : qui dessine la carte sur laquelle nous sommes ensuite invités à nous situer? Depuis 2012, le Québec est représenté selon une architecture distincte de celle utilisée au Canada, où la question constitutionnelle, la langue et l’immigration sont regroupées sous un même axe « identitaire ». À travers l’édition 2026, j’examine comment cette construction, amplifiée par l’autorité de Radio-Canada, participe à définir ce qui doit paraître central, modéré ou radical dans notre vie politique.

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La CAQ vire au rouge

Posté par le 31 août 2026
dans Politique nationale
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Analyse du virage idéologique de la CAQ, de l’autonomisme de François Legault au nationalisme canadien de Christine Fréchette.

Derrière le maintien du vocabulaire nationaliste, le centre de gravité de la CAQ se déplace vers une acceptation durable du cadre canadien.

Dans ce deuxième volet, je cherche à comprendre ce qui change réellement à la CAQ depuis le départ de François Legault. Derrière la continuité du discours nationaliste, la victoire de Christine Fréchette me semble consacrer un déplacement plus profond, celui d’un parti autrefois partagé entre une sensibilité « bleue », autonomiste et portée au rapport de force avec Ottawa, et une sensibilité « rouge », gestionnaire et beaucoup plus à l’aise dans la permanence canadienne. Son parcours, que j’ai moi-même croisé il y a près de quinze ans, me ramène aussi aux réseaux péquistes dont est issue la CAQ et à cette étrange faculté de renoncer progressivement à l’indépendance sans jamais avoir à se dire fédéraliste.

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Sauver la CAQ pour battre le Parti québécois

Posté par le 26 août 2026
dans Politique nationale
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Analyse de la stratégie électorale où la survie de la CAQ pourrait empêcher le PQ d’obtenir une majorité au Québec.

Le véritable danger pour une majorité péquiste pourrait moins venir du PLQ que d’une CAQ assez forte pour diviser le vote francophone.

À la veille du déclenchement électoral, le Parti québécois demeure premier, mais la bataille décisive pourrait se jouer ailleurs que dans le duel annoncé avec le PLQ. La remontée de la CAQ à 23 %, toujours plus forte que les libéraux chez les francophones, confirme une mécanique que je crois centrale : Christine Fréchette n’a pas besoin de gagner pour devenir déterminante. Il lui suffit de retenir assez d’électeurs francophones dans la troisième voie caquiste pour faire basculer quelques circonscriptions et priver le PQ de sa majorité. Derrière le récit médiatique de « l’effet Fréchette », j’examine donc moins une renaissance qu’une fonction électorale : sauver suffisamment la CAQ pour empêcher le retour au pouvoir d’un gouvernement indépendantiste à l’Assemblé nationale.

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Le pape woke : quand le camp du bien s’arroge le droit de haïr

Posté par le 8 août 2026
dans Philosophie-politique, Sociologie
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Analyse du wokisme, du camp du bien et de la façon dont le désaccord politique peut être transformé en faute morale et en hérésie.

Comment la certitude d’incarner la justice sociale transforme le désaccord en faute morale et l’adversaire en hérétique

Deuxième volet d’une trilogie consacrée à la mécanique politique d’Alexandre Dumas, ce texte prend naissance dans une caricature où les « wokes » incarnent l’amour tandis que les conservateurs sont réduits à la haine. J’y examine le ressort moral qui prolonge la guerre au centre : lorsqu’un camp se convainc d’incarner naturellement la justice sociale, la contradiction change de nature. Le désaccord devient soupçon, le soupçon devient faute morale et le dissident finit par prendre la place de l’hérétique. Derrière la bienveillance apparaît alors une question démocratique fondamentale : que reste-t-il du pluralisme lorsque certains s’accordent le monopole du bien?

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Alexandre Dumas et la guerre au centre

Posté par le 7 août 2026
dans Philosophie-politique, Politique nationale
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Analyse de la politique du coin, du déplacement de la fenêtre d’Overton et de la délégitimation du centre par Alexandre Dumas.

Comment la politique du coin déplace la fenêtre d’Overton, délégitime la modération et fabrique la polarisation

À partir de deux textes d’Alexandre Dumas, j’examine ici une mécanique politique qui dépasse largement leur auteur : la politique du coin. En redéfinissant sa propre gauche comme le point naturel de la modération, puis en associant le centre au faux équilibre et à la complaisance envers l’extrême droite, Dumas contribue à déplacer la fenêtre d’Overton tout en donnant l’impression de simplement défendre l’évidence morale. Le problème n’est pas de nier l’existence d’une droite radicale, encore moins de minimiser le trumpisme. Il est de comprendre ce qui arrive lorsqu’un courant politique s’accorde à lui-même le pouvoir de déterminer où commence la décence et où finit le désaccord légitime.

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Le Parti québécois a-t-il vraiment tourné à droite?

Posté par le 28 juillet 2026
dans Parti Québécois, Politique nationale
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Analyse du virage à droite du PQ à travers son héritage social-démocrate, son recentrage national et sa coalition souverainiste.

Entre l’héritage social-démocrate et l’urgence nationale, le véritable déplacement du PQ ne se trouve peut-être pas là où on le prétend.

Le Parti québécois aurait-il abandonné son héritage social-démocrate pour rejoindre la droite identitaire? Je propose plutôt de distinguer ses véritables virages économiques, marqués par l’austérité et les affrontements avec les travailleurs, de son recentrage national actuel. Le programme du PQ demeure traversé par l’intervention de l’État, le logement social, les services publics et la redistribution, tandis que son discours se durcit sur l’immigration, la langue et le multiculturalisme. Cette tension ne se comprend qu’en revenant à l’histoire du parti, au déplacement contemporain des frontières de la gauche et à la coalition politique nécessaire pour faire du Québec un pays

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Sortir du Canada intérieur

Posté par le 25 juillet 2026
dans Indépendance du Québec, Politique nationale
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Quand le régime fédéral finit par parler à travers ceux qu’il domine.

Le Canada ne limite pas seulement les pouvoirs politiques du Québec. Il impose aussi le cadre moral à travers lequel nous apprenons à interpréter notre histoire, notre langue et notre volonté de durer collectivement. À force de présenter le nationalisme canadien comme une neutralité bienveillante et l’affirmation québécoise comme une menace, ce régime a installé son tribunal jusque dans notre imaginaire collectif. Certains Québécois en viennent ainsi à reprendre contre leur propre nation les accusations, les caricatures et les catégories du pouvoir dominant. Sortir du Canada intérieur, c’est rompre avec cette aliénation, retrouver notre dignité politique et comprendre que l’indépendance représente aussi une émancipation mentale.

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Le Canada libéral : comprendre le régime fédéral pour s’en libérer

Posté par le 12 juillet 2026
dans Politique nationale
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Analyse du régime libéral canadien, de la polarisation politique et de leurs effets sur l’avenir national du Québec.

Sous le vernis du progrès, la peur devient l’instrument d’un régime fédéral qui se reproduit en neutralisant le Québec.

Le gouvernement de Mark Carney ne marque pas simplement un nouveau chapitre du Parti libéral du Canada. Il révèle la nature d’un régime fédéral toujours plus à droite, technocratique et profondément enraciné dans les institutions canadiennes. Sa principale force politique ne réside plus dans un projet collectif, mais dans sa capacité à fabriquer la peur, à polariser les électeurs et à se présenter comme l’unique rempart contre Trump, l’extrême droite ou le chaos. Derrière cette stratégie apparaissent un écosystème judiciaire, médiatique et multiculturaliste, ainsi qu’une gauche culturelle enrôlée dans la défense du statu quo. Pour le Québec, comprendre cette mécanique n’est pas un exercice théorique : c’est une condition préalable à toute véritable libération politique.

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