Ah, comme la revanche est douce au cœur de l’Indien. Aujourd’hui, je me ferai donc un malin plaisir à vous relater les faits saillants des dernières charges du Web 2.0 sur Richard Martineau. En effet, je crois sincèrement qu’à travers ce phénomène social, il s’y dégage un symbole contemporain d’une guerre politique entre les cultures des internets et celles des médias de masse. Or, dans le contexte actuel de la grève étudiante, pouvons-nous aussi y déduire un clivage historique entre deux générations?

Le budget du Plateau-Mont-Royal en 2011... un vrai casse-tête
Assurément, le prochain conseil d’arrondissement dans le Plateau-Mont-Royal se fera sous la palpitante thématique du stationnement. En effet, durant l’adoption de notre dernier budget d’arrondissement en octobre dernier, nous avons voté l’augmentation du prix des vignettes de stationnement.
Puis, en vue d’une uniformisation de la gestion du stationnement, nous avons aussi pris l’occasion d’étendre les zones de SRRR. (Tous les quatre nouveaux secteurs du Plateau sont dans mon district en passant). Bien sûr, nous étions conscients que ces deux décisions n’allaient pas être populaires, mais étant donné le gel de notre dotation (l’enveloppe que la Ville-centre donne une fois par année pour gérer notre budget d’arrondissement), nous étions littéralement contraints à trouver des solutions pour balancer notre budget. D’ailleurs, je pense vraiment que nous étions pris dans un piège politique conçu par l’administration centrale, car concrètement c’est elle qui tient les cordons de notre bourse. Mais peu importe le réel responsable de cette situation, il faudra admettre que la majorité des citoyens ne comprend rien à la dotation et aux différences administratives entre celle de l’arrondissement et celle de la Ville de Montréal (Ville-centre dans notre jargon municipal). Cependant, nous saisissons tous que nous payons toujours davantage de taxes… pour toujours moins de services.

Soyez vigilant… ne vous laissez pas distraire par les forces occultes finançant la machine politique au pouvoir. Car, il n’est pas juste question de l’endroit où va votre argent… mais bien carrément de l’avenir de Montréal.
Nous sommes (l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal) dans une situation intenable; une situation qui empierrera inexorablement à chaque budget si l’iniquité fiscale de notre dotation persiste. Effectivement, comment expliquer le fait que notre dotation (c’est-à-dire l’enveloppe versée annuellement par la Ville-centre aux arrondissements pour faire leur budget) diminue tandis que les taxes que nous versons augmentent? (Résidents et commerçants du Plateau à la Ville en 3 ans: + 100 millions $ en taxes supplémentaires. Retour à l’arrondissement: + 0 $ en dotation supplémentaire). Bref, malgré le gel de nos projets d’investissement, les compressions drastiques que nous effectuerons dans notre fonction publique, les coupures de services et l’arrivée de nouveaux revenus issus de la hausse du prix des stationnements, nous sommes vraisemblablement contraints à voter une taxe spéciale pour éponger le déficit appréhendé. Il va sans dire, voter une taxe spéciale pour payer «l’épicerie» d’une seule année c’est politiquement désastreux. Mais soyons lucides, c’est exactement l’objectif visé de l’administration Tremblay pour démontrer «la mauvaise gestion» du seul arrondissement dirigé par Projet Montréal.

La spéculation dans le domaine de l'habitation engendre l'expropriation fiscale
À l’instar des autres quartiers centraux dans les métropoles du monde, le Plateau Mont-Royal s’embourgeoise. Or, si nous considérons que la mixité sociale est à la base de la culture du quartier, si nous considérons que cette culture est le terreau propulsant les politiciens les plus progressistes au Québec (Luc Ferrandez, Amir Khadir, Gilles Duceppe), si nous considérons que c’est l’endroit au pays ayant la plus grande concentration d’artistes, il faut réaliser l’importance capitale à maintenir son tissu social. En ce sens, le maintien de notre parc locatif (près de 70% des logements de l’arrondissement), le développement de logements abordables et la lutte à la spéculation s’avèrent être le nerf de la guerre.

L’inspiration nous vient certainement de Paris, mais l’idée flotte maintenant dans l’air de mon quartier. Ainsi, très tôt dans mon mandat, j’avais suggéré à mon caucus de générer des plaques historiques sur le territoire de notre arrondissement. Or, voilà que la Société d’histoire et de généalogie du Plateau-Mont-Royal nous invite, mercredi prochain, à la cérémonie de dévoilement de la première phase de son programme de plaques relatant l’histoire du quartier. Pour ma part, étant déjà inscrit au symposium de punaises de lit à Québec, je ne pourrai être sur place à l’événement. Si bien que par cet article ici, je tente de rattraper mon absence en participant au rayonnement de cette initiative. Par ailleurs, je tiens aussi à souligner l’importance de ce projet quant à son effet sur notre mémoire collective… et notre identité.


















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