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Posté par le 4 juin 2007 dans Entomologie

À Montréal, soyez attentifs à l’araignée jaune « Chiracanthium mildei »

Chiracanthium mildei

Bien qu’entomologiste amateur, mon réel intérêt pour les araignées est relativement récent. En effet, contrairement aux insectes, je n’ai jamais éprouvé de plaisir à manipuler les arachnides (probablement une mise en garde inconsciente de notre instinct). Bref, jusqu’à ces derniers jours, je faisais peu de cas des réelles distinctions entre les diverses espèces au Québec. Puis, le mois dernier, mon coloc Oli s’est réveillé avec une rougeur au visage… blessure qu’il a immédiatement mise sur le compte d’une morsure d’araignée. «Bon bon, bon», lui dis-je, encore un autre qui accuse de tous les maux les innocentes petites araignées québécoises. Effectivement, j’avais toujours pourfendu ces allégations de morsures nocturnes par des araignées, hypothèse que je jugeais incohérente (l’araignée chasse de petites proies et n’a aucun intérêt de nous mordre gratuitement), si bien que je plaçais cette idée dans la catégorie des légendes urbaines. Toutefois, puisque la question me travaillait depuis mon enfance, je suis quand même allé vérifier sur l’Internet de quoi il en retournait, en commençant par ici, sur le site Web de l’insectarium de Montréal.

Comme de fait, la première information assimilée confirme ce que je pensais :

« En 1983, une étude américaine révélait que 80 % des cas de rougeurs et autres symptômes spontanément associés à des morsures d’araignées étaient en fait causés par d’autres arthropodes. Parmi ceux-ci se trouvaient des puces, des tiques, des punaises, des acariens, des mouches, des abeilles et des guêpes. Diverses lésions sont aussi parfois confondues à tort avec des morsures d’araignées. Il peut s’agir de symptômes associés au virus Herpes simplex, à une dermatite arthritique, à un ulcère diabétique, à des plaies de lit, à la maladie de Lyme ou à une réaction à l’herbe à puce ».

Une deuxième information, cependant, me troubla.

« La morsure de Chiracanthium inclusum, une espèce indigène présente aux États-Unis et dans le sud-ouest du Canada, est considérée comme plus dommageable que celle de l’espèce trouvée au Québec. Aucun décès n’a toutefois été rapporté. Certains experts estiment que ces deux araignées sont responsables de la plupart des morsures sur des humains dans les maisons aux États-Unis ».

« Que, que quoi ?!? », il y a une espèce d’araignée au Québec qui est venimeuse… et qui est qualifiée de potentiellement mortelle!!! Puis, à bien analyser la première information ci-dessus mentionnée, si 80% des rougeurs nocturnes ne sont pas causées par les araignées… cela sous-entend tout de même que 20% de ces plaies sont quand même provoquées par des araignées. Mais qu’elle est donc cette fameuse espèce d’araignée que nous devrions craindre au Québec ?

Cheiracanthium3.jpg

Chiracanthium mildei

En consultant, donc, la fiche de l’animal, je reconnais sur le coup l’espèce en question… ce qui rajoute davantage à ma surprise. En effet, pour l’avoir souvent observée, je sais d’entrée que cette araignée est une familière de nos demeures urbaines ; et donc, une araignée fréquente à Montréal. À vrai dire, dans l’ensemble des logements où j’ai habité, j’ai même toujours toléré la présence de ce que je personnalisais comme «l’araignée jaune». D’ailleurs, à bien y penser, j’étais carrément un complice de l’araignée en question. Formellement, parce que j’ai toujours été quelque part écologiste, et qu’ainsi, je crois à l’autorégulation des espèces entre elles (Or, j’ai vite compris que la présence d’arthropodes carnivores dans un environnement donné est symptomatique de la présence des proies qu’elles doivent manger pour survivre). Dans cette logique, je préfère la présence de quelques petits prédateurs discrets que d’avoir à potentiellement «dealer» avec des espèces d’insectes invasives. Ainsi, pour protéger l’existence de «mon amie l’araignée jaune», je me devais de taire sa présence à mes parents, ou plus tard, aux autres colocataires… humains.

Or comme à chaque fois que je rencontre une nouvelle espèce animale, je me rappelle très bien du contact initial, c’est-à-dire ici, le premier moment où j’ai observé l’existence de l’araignée jaune. C’était donc au milieu des années 80, dans mon logement de la coopérative La Loge sur la rue Clark à Montréal. En effet, j’avais remarqué des sortes de cocons blanchâtres situés aux coins supérieurs de certains murs. Ainsi, durant plusieurs jours, je me demandais quel était «l’insecte» responsable de cette production insolite. Puis, un jour, j’aperçus finalement l’araignée jaune dormir dans l’un de ses abris. À partir de ce moment, je commençai à recenser ses déplacements. De prime abord indolente, l’araignée ne se déplaçait, semble-t-il, qu’à de rares occasions… et quand elle s’activait finalement pour changer de cache, c’était avec une lenteur flegmatique. Puis, je décidai, tout de même, d’expérimenter un test d’agressivité en agitant le manche de mon filet devant un abri. L’absence de réaction de l’araignée, complètement retranchée, me laissa supposé que l’espèce jaune était pacifique. Bref, je classifiai cette espèce comme inoffensive, et surtout, pas vraiment en compétition pour l’occupation du territoire du fait qu’elle vivait dans les hauteurs de l’appartement. Or, si je m’habituai rapidement à la présence de l’araignée jaune dans ma demeure, je perdis aussi mon intérêt à observer l’animal en question. Mais aujourd’hui, je viens de réaliser que j’ai vécu toutes ces années avec une espèce venimeuse pour l’homme.

«Nos espèces indigènes, comme presque toutes les araignées du monde, produisent du venin pour paralyser ou tuer leurs proies. Mais aucune des araignées vivant au Québec n’est capable d’empoisonner un humain. Aucune n’est même considérée comme dangereuse. Les chélicères de la grande majorité des araignées de chez nous sont trop petites et trop faibles pour percer notre peau. Celles qui arrivent à nous mordre ne causent généralement qu’une douleur passagère. Il faut toutefois noter que, dans de rares cas, des réactions allergiques peuvent se manifester».

cependant :

«La morsure de Chiracanthium mildei (voir plus haut : Description des adultes) peut devenir problématique pour certaines personnes. Le venin de cette araignée est cytotoxique, c’est-à-dire qu’il attaque les cellules et cause une détérioration des tissus, ou nécrose. Dans la très grande majorité des cas, son effet est limité au site de la morsure. Les personnes mordues ne présentent généralement que des symptômes mineurs : rougeur locale, enflure, démangeaisons et sensation de brûlure sur le site de la morsure. On observe parfois une petite zone de nécrose au centre de la partie affectée. Lorsqu’il y a nécrose, la blessure guérit habituellement au bout de quelques semaines.On peut réduire les symptômes d’une morsure de C. mildei en lavant la plaie avec de l’eau et du savon, puis en appliquant de la glace. Il est recommandé de ne pas pincer ou gratter la plaie, car ceci peut causer une infection de la blessure et augmenter la dispersion du poison. De façon générale, si vous sentez qu’une petite bête vous marche dessus, n’essayez pas de l’écraser. Repoussez plutôt l’intrus en le balayant de la main».

Une morsure de Chiracanthium (selon ce site web)

Bon, en lisant ce passage le mois dernier, j’intègre donc l’information que l’araignée jaune est venimeuse. Cependant, puisque je n’ai jamais eu de contact physique avec l’araignée en question, je demeure perplexe quant au réel danger de se faire mordre… jusqu’à ce que la semaine dernière, lors d’un BBQ pour le 31e anniversaire de Phil (au centre-ville de Montréal), nous constatons un nombre anormalement élevé d’araignées jaunes au cours de la soirée. Or, cette fois-ci, non seulement elles se dénombreront par dizaines sur le petit territoire du patio, mais en plus, elles s’avèreront d’autrement plus mobiles que je le croyais à prime abord. De la sorte, sans trop vraiment y croire encore, je mets en garde les autres convives sur la toxicité de l’araignée jaune (mais puisque dans mon cercle, ma réputation n’est plus à faire dans le domaine entomologique, mes amis prendront tout de même l’avertissement au sérieux). À bien y penser, vu le nombre d’araignées jaunes qui défilaient entre nos plats, la situation était presque irréelle.

Puis, lorsque la plupart des invités eurent quitté (j’ai attendu pour ne pas avoir l’air trop bizarre), j’ai observé davantage le phénomène en me rapprochant d’un spécimen sur le plancher. Première constatation ici, à la démarche exploratrice (voire nerveuse) de l’araignée jaune, nul doute que cette dernière était en mode de prédation. À ce sujet d’ailleurs, mes incertitudes seront confirmées lorsque je baladerai un crayon devant les chélicères de l’araignée concernée… l’attaque fut d’une fulgurante rapidité. «OK !» Me dis-je, ne jamais promener son doigt devant une araignée jaune.

Bien que petite en taille, les chélicères de Chiracanthium mildei m’apparaissent visuellement en état de pouvoir percer la peau humaine. Maintenant étant donné son agressivité potentielle et les particularités unique de son venin cytotoxique, la théorie des morsures d’araignée au Québec m’apparait pour la première fois plausible

Or, voilà qui change complètement, encore, mes perceptions sur le sujet ; ce comportement agressif n’a rien à voir avec l’idée pacifique que j’entretenais de l’araignée jaune… c’est à se demander si j’ai affaire à la même espèce que celle issue de mes premières observations au plafond de mes logements ? Cependant, après réflexion, puisque l’araignée jaune ne construit pas de toile pour capturer ses proies, il est logique que cette dernière doive se déplacer pour chasser. De la sorte, cette différence comportementale, très tranchée entre mes deux observations, doit s’expliquer entre un mode de vie complètement distinct le jour de la nuit. Or, l’araignée jaune étant formellement nocturne, cette dernière est donc finalement amorphe le jour en se mettant à l’abri, puis, une fois la nuit tombée; elle part en exploration chasser dans les quatre coins de son territoire (nos appartements). Voilà qui augmente considérablement le potentiel de contact physique entre l’homme et l’araignée jaune.

Hasard ou rendez-vous ?

La vie est drôlement faite; le mois dernier, je ne croyais pas aux morsures nocturnes d’araignée au Québec, et la semaine dernière, je déduis la possibilité que l’araignée jaune puisse explorer la surface de mon lit la nuit. Or, coïncidence, au moment de me coucher vendredi soir, voilà que je me lève en sursaut lorsqu’une nette sensation d’un «animal à pattes» se fait sentir le long de ma jambe droite. J’allume de facto la lumière… et bingo! Ne voilà-il pas confirmé qu’une grasse araignée jaune se baladait effectivement dans mon lit. Illico presto, je prends sur mon bureau le «pot Masson» (qui m’avait permis, une heure auparavant, de capturer une Lithobie à pinces sur le plancher de ma cuisine), puis, j’inverse le mode de la chasse à l’araignée jaune. Effectivement, mettant ma chambre sens dessus dessous, ce fut alors une réelle partie de chasse, une partie qui dura près d’une minute. En définitive, cette espèce d’araignée est véloce, et finalement, très consciente de son environnement, alternant les tentatives de se cacher à des fulgurants sprints en zigzag.

Image de prévisualisation YouTubeAppréhendez par vous-même, ici sur ce vidéo, la vitesse de la bête

J’avais préalablement capturé cette Lithobie à pinces dans ma cuisine. Mais comme à chaque fois, bien qu’il soit supposé que cette espèce puisse vive plusieurs années, les spécimens que je capture se laissent mourir dans les minutes suivant leur mise dans un pot. Il en va d’ailleurs de même pour les scutigères. Bizarre… les chilopodes auraient-ils une prédisposition pour le suicide lorsqu’ils se trouvent en captivité ?

Une fois la perturbatrice de mon sommeil attrapée, ma préoccupation sera de tenter de comprendre si j’ai vraiment échappé à une morsure. Donc, toujours à l’aide d’un crayon, je passe un autre test d’agressivité à l’araignée jaune. De la sorte, je commence tranquillement à lever les pattes avant de ma captive immobilisée… jusqu’à cette dernière sort d’un coup du pot par un bond aussi précis que surprenant. Cette foi-ci, ayant moi aussi fait un bond (par en en arrière), j’hésite à reprendre la chasse. Puis, profitant de ces quelques secondes de grâce, l’araignée trouvera un stratagème de fuite en bondissant directement dans l’interstice séparant mon bureau de mon lit!!! Or depuis… je n’ai pas revu ce colocataire.

Voici, sur le plancher de ma chambre, une photo du colocataire en question

Si je me rappelle bien de mes premières observations (diurnes) de l’araignée jaune, je croyais que cette dernière passait sa vie terrée dans ses petits abris de soie. Mon intérêt consistait alors à recenser ses déplacements entre ses quelques abris dans l’appartement. Dorénavant, je comprends que si l’araignée jaune revient bel et bien dans sa cache le jour, elle n’en demeure pas moins très active la nuit. D’ailleurs, à la vitesse que cette dernière peut se déplacer, il ne lui faut que quelques minutes pour traverser l’intégrité d’un appartement. Subséquemment, puisqu’aussi elle revient pratiquement aux mêmes abris le jour, nous pouvons donc déduire que l’araignée jaune est un animal territorial qui a décidément conscience de son environnement. Mais, en ville, son terrain de chasse n’est pas confiné à une petite toile immobile comme la majorité des araignées… car il est à la grandeur de nos appartements.

Bref, et maintenant, la question que nous nous posons: la présence de l’araignée jaune dans un appartement est-elle réellement une menace? Sincèrement, malgré mes dernières observations sur le sujet, je ne peux encore dire, d’autant plus que je n’ai jamais expérimenté une morsure d’araignée. Cependant, il est définitif que l’araignée en question peut se balader dans nos lits la nuit. Nous pouvons donc ainsi penser que quelques personnes ont déjà été mordues dans leur lit en se roulant par inadvertance sur une araignée de ce type. En effet, c’est universel, lorsqu’il y a morsure d’araignée, celle-ci se produit la plupart du temps quand une araignée se trouve coincée entre la peau et un objet (par exemple un drap, un vêtement ou une chaussure).

Alors, bien que l’araignée jaune peut être considérée utile (dans la mesure qu’elle se nourrit uniquement de proies vivantes et débarrasse ainsi votre habitation de plusieurs insectes), vous devez quand même concevoir le risque de morsure qu’implique le partage de son territoire avec elle. Ainsi, pour éviter les contacts avec l’araignée jaune, il vous suffit de simplement passer l’aspirateur dans les coins hauts des pièces et détruire les cocons, (d’autant plus que ses œufs s’y trouvent).

Cheiracanthium mildei dans son nid

Cheiracanthium mildei dans son nid/cocon/abris

En ce sens, je déconseille fortement l’utilisation des insecticides en aérosols, ils sont nocifs pour tous les êtres vivants et empoisonnent votre environnement. Puis, faites plus attention en automne, car lorsque les températures baissent, les proies sont plus rares à l’extérieur… d’autant plus que l’araignée jaune cherchera un environnement propice pour hiverner. En effet, Chiracanthium mildei est une espèce originellement méditerranéenne. Ayant donc été introduite en Amérique du Nord vers 1930, elle s’est répandue très rapidement sur le continent depuis.

De la sorte, puisque les nouveaux arthropodes introduits doivent s’adapter à leur nouvel environnement, et inversement, l’environnement doit s’adapter à ceux-ci, il y a souvent des perturbations biologiques au début de leur arrivée. Effectivement, l’absence de prédateur naturel et de maladies peut occasionner l’émergence d’une invasion massive de l’espèce intrusive… jusqu’à ce que la nature rééquilibre le tout. Or, maintenant, se pourrait-il ici, vu l’augmentation de mes contacts avec l’araignée jaune cette année… que nous entrons dans à un cycle de croissance de la population de cette espèce ? En ce sens, si cette théorie se confirme, il y aura assurément une augmentation des morsures d’araignée à Montréal.

L’étude entomologique peut-elle cohabiter avec la métrosexualité ?

Mes amis disent de moi que je fais apparaître les insectes… la vérité est simplement que je suis attentif aux autres formes de vie dans mon environnement.. En ce sens, je vous propose ici la lecture d’une petite anecdote croustillante: L’étude entomologique peut-elle cohabiter avec la métrosexualité ?

Pour terminer, à l’exception du site de l’insectarium de Montréal, et de la fiche Wikipédia anglophone, l’information actuelle à propos de cette espèce d’araignée sur l’Internet est peu substantielle. À ce sujet donc, je vais bientôt développer la fiche Wikipédia francophone de l’animal (présentement inexistante), cependant, pour aider à l’identification de l’araignée en question, puis à permettre de populariser sa désignation, nous devons lui trouver un nom vulgaire en français. Effectivement, il ne semble pas officiellement exister pour l’instant. En anglais cependant, cette dernière est communément dénommée «black-footed spider» et «Yellow sac spider». Mais, il est expliqué sur Wikipédia que Chiracanthium mildei à été préalablement classifiée à tord dans la famille dénommée «sac», c’est-à-dire la famille des Clubionidae. Or, Chiracanthium mildei est plutôt dans la famille des «long-legged sac spiders» c’est-à-dire des Miturgidae. De la sorte, puisque l’important est de se comprendre, je choisirai donc un nom simple évoquant la couleur de l’araignée. Bref, voici donc « l’araignée jaune à pieds noirs».

L’homme est un animal qui lève la tête au ciel et ne voit pas les araignées au plafond.
Jules Renard

Fiche technique de Chiracanthium mildei
cheiracanthium_fiche.gif
•La coloration du corps de cette petite araignée varie de vert pâle à jaune blanchâtre. On peut parfois distinguer une tache allongée sur l’abdomen. Ce dernier est légèrement translucide et peut changer de couleur selon la nourriture absorbée. Il se termine par des filières coniques plutôt que cylindriques.

•La tête porte deux rangées horizontales de quatre yeux à peu près de la même taille. Les palpes et les chélicères sont bruns.

•Les pattes sont assez longues, la première paire l’étant davantage que les autres.

•L’araignée mesure environ 7 mm de long.

•Cette espèce nocturne ne construit pas de toile et capture ses proies en chassant.

•Elle peut mordre, mais cette araignée reste cachée la plupart du temps. C. mildei est la seule espèce du Québec dont la morsure peut causer des nécroses

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J’ai écris une suite à cet article en novembre 2007
 Nouvelles observations sur des araignées du Québec
Nouvelles observations sur des araignées du Québec

Le mystère des piqûres nocturnes durant notre sommeil… sur la piste des punaises de lit

Puis finalement écrit en 2011, la suite à ce billet: Le mystère des piqûres nocturnes durant notre sommeil… sur la piste des punaises de lit

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158 Commentaires

  1. Salut! Moi ça fait deux ans que j’ai commencé à m’intéresser à ce type d’araignée. C’est la première que j’observe en fait, compte tenu que sa présence s’est fait sentir chez-moi. 😉 Moi je les laissent se balader dans mon appartement, tant qu’il n’y en a pas trop. Sinon, je les sort à l’extérieur car je les aime bien. 🙂 Parfois pendant l’hiver, je met un peu d’eau dans un bouchon, et j’approche le bouchon près de l’une d’elles. Souvent, elles s’enfuient, mais parfois aussi, elle passent entre mes doigts pour aller dans le bouchon (j’ai lu quelque part, peut-être ici même, que les araignées peuvent boire pour éviter la deshydratation pendant l’hiver, dû à la rareté des proies). D’ailleurs, je n’ai encore jamais observé d’aggressivité à mon égard. Elles ne vont pratiquement jamais dans les chambres, probablement parce que c’est presque toujours sombre. Elles semblent aimer d’avantage chasser dans les endroits éclairés, et je suspecte que la raison est que la majorité de leurs proies sont attirées par la lumière, donc plus nombreuses dans les endroits éclairés… mais je peux me tromper. 😉 Ah oui, j’en ai vu quelques unes se ballader le jour, mais c’est plutôt rare. Je crois que ça conclut mes humbles observations pour l’instant. 🙂

  2. je trouve que cette araignee ressemble a la famille des recluses! D’ailleurs, les recluses qui sont aux etats unis font évidement plus de ravage a la peau lors de morsure mais le meme genre de lesion qui engendre de la necrose des tissus.

  3. Merci M.Boileau c’est vraiment la meilleure source que j’ai trouvé à date sur cette araignée. Je suis certain que je suis mordu (2 marques) par cette araignée depuis quelques automnes. En retournant le lit à l’envers la nuit je l’ai vu sous le sommier. Les morsures sont toujours sur les avant bras et poignets (en-dehors des couvertures près du mur). Fait intéressant – morsure toujours vis-à-vis une veine apparente (chaleur)!! Enflure et démangeaison intense au site pendant plusieurs jours – je succombe toujours au grattage ce qui aggrave le cas. Après quelques temps la peau se nécrose – s’arrache et laisse une marque. Puisqu’il semble impossible de l’éradiquer de la maison- il serait intéressant de trouver un piège qui l’attirerait plus que moi la nuit!! Les exterminateurs disent qu’il n’y a pas de piège – utilisent toujours un insecticide tout le long du bas des murs. Voilà où j’en suis dans ma recherche. Si un spécialiste lit ce blog, avez-vous des solutions pour attirer ces araignées vers un piège. Merci à tous.
    Bonne journée

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