Blogue
La guerre des étiquettes comme arme politique

Polarisation, langage et affaiblissement de la démocratie québécoise
L’épisode Karima Brikh a servi de déclencheur. Il a exposé, à ciel ouvert, une mécanique devenue familière sur les réseaux sociaux québécois, celle où l’on ne cherche pas d’abord à discuter ce qui est dit, mais à cadrer moralement celui ou celle qui le dit, jusqu’à rendre la discussion elle-même impossible. Et si cet épisode a tant résonné, c’est qu’il s’inscrit dans une dynamique plus large, déjà nommée frontalement par Réjean Bergeron et Normand Baillargeon, « nous traversons en ce moment une troublante et inédite crise de la conversation démocratique ».
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Carriérisme « à gauche » : L’archétype Alexandre Boulerice

Alexandre Boulerice pour QS dans Gouin : exception stratégique ou conflit d’intérêt politique.
Dans le texte précédent, j’ai posé le cadre. J’ai parlé d’innocence militante, de vertu transformée en capital politique, de cette mécanique par laquelle un appareil finit par protéger ses propres trajectoires tout en continuant de parler d’émancipation.
Il est maintenant temps de quitter l’abstraction, parce qu’il arrive qu’un seul cas mette à nu tout un système. Quand un parti plie ses règles pour accueillir une vedette, on voit soudain ce qu’on refusait de regarder, la stratégie, l’appareil, l’exception. Et derrière le vocabulaire noble, une question simple, mais décisive. Qui sert qui.
C’est ici que le nom s’impose : Alexandre Boulerice.
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La vertu comme capital politique
Il y a quelques années, j’ai eu un échange corsé avec Jean-François Lessard sur mon mur Facebook. Je me permets de le nommer ici, et même de le taguer, parce que la discussion était publique, assumée, et révélatrice de quelque chose de plus large que nous deux. À l’époque, Lessard se présentait au poste de co-porte-parole masculin de Québec solidaire. Sa candidature avait peu de chances d’aboutir, mais elle était fidèle à ce qu’il incarne, brasser les idées, nourrir la démocratie interne, porter un idéal militant même lorsque l’appareil du parti semble déjà avoir tracé sa route.
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La fracture rentable : quand le droit à l’avortement devient capital politique

Si le droit à l’avortement est non négociable, il n’est pas pour autant intouchable politiquement, car il peut aussi devenir un outil.
Je viens d’écrire sur la mémoire qui fonde mes convictions féministes, universalistes, à partir de cette table autour de laquelle, bien avant que je ne parle de politique, s’est installée en moi une évidence morale qui ne fluctue pas. Ce n’était pas une théorie. Ce n’était pas un slogan. C’était une manière simple de concevoir la dignité et la liberté. Ici, je regarde autre chose. Non pas la légitimité du droit, qui pour moi demeure ancrée dans cette mémoire intime, mais la manière dont, dans l’espace public, on peut le mettre en scène, l’importer, le monnayer, le transformer en récit mobilisateur.
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La liberté commence à table
En mai prochain, mon blogue aura vingt ans.
Vingt ans à écrire sur la nature, sur le passage du temps, sur le cinéma, sur la politique en général et parallèlement l’indépendance du Québec. Vingt ans à défendre une cohérence, parfois à contre-courant, souvent à distance des emballements collectifs.
Et pourtant, en près de deux décennies d’écriture, je n’avais jamais explicitement abordé la question du féminisme.
Plus précisément, je n’avais jamais abordé frontalement le droit à l’avortement.
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Pour en finir avec l’égalité à géométrie variable de la SRC

Elizabeth Lemay à Radio-Canada : quand le principe d’égalité cède au sexisme woke
L’entrevue accordée par Elizabeth Lemay à Radio-Canada ne relève pas d’un simple dérapage médiatique. Elle agit comme un révélateur d’un glissement plus profond dans notre espace public. Lorsqu’un principe aussi fondamental que l’égalité des sexes est appliqué de manière asymétrique, selon l’identité du groupe visé, il ne s’agit plus de progrès social, mais d’un déplacement moral inquiétant. À travers cette séquence, se dessine une forme de sexisme woke qui, sous couvert de vertu, fragilise le cadre commun et banalise des généralisations que l’on n’accepterait jamais dans l’autre sens.
Quand l’annulation woke devient antiféministe

Le cas Karima Brikh et la logique de la disqualification par association… ou bien quand défendre le Québec devient une faute morale
Je veux partir d’un point clair, assumé, et sans faux détours. Je suis solidaire de Karima Brikh. Solidaire de son droit de parole indépendant, de son parcours professionnel singulier, et du simple fait qu’une commentatrice puisse encore, en 2026, exercer son jugement sans devoir réciter un catéchisme idéologique avant de prendre la parole. Je suis solidaire aussi parce que cette séquence s’inscrit pleinement dans une culture d’annulation que certains tendent à normaliser, où l’on ne cherche plus à contredire une parole, mais à disqualifier une personne. Et cette mécanique frappe d’autant plus violemment lorsqu’elle vise une femme qui refuse de se soumettre à l’orthodoxie morale dominante.
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Maudit pick-up. Quand l’exutoire punk devient un appel au gros bon sens

Au delà de l’humour, Maudit pick-up est une chanson pour réfléchir aux comportements routiers au Québec
Cette chanson n’est pas née d’une grande idée.
Elle est née dans un rétroviseur.
Maudit pick-up est née d’un énervement banal, mais persistant. Celui que plusieurs vivent sur les routes du Québec. Celui d’un conducteur ordinaire qui roule normalement, respecte les règles, et se retrouve pourtant collé, pressé, parfois intimidé par des véhicules souvent beaucoup plus imposants. À force de se répéter, ce qui pourrait passer pour de simples anecdotes devient un phénomène difficile à ignorer, tant ces comportements semblent gagner en fréquence et en banalité.
Twelve in the Noise – This Song Belongs to the 12th Man

I offer Twelve in the Noise to Seattle’s 12th Man, a song about football, sound, and collective energy, freely shared ahead of the Super Bowl.
Twelve in the noise is the first song I’m offering publicly on the web. Not as a polished product designed to perform, but as a gesture. A sincere contribution, deeply rooted in what football has represented in my life for as long as I can remember.
As the playoffs arrive and the stakes rise, Seattle has become my anchor. Not by design, but through repetition, through history, through moments that stay with you long after the final whistle. By following the Seahawks when the games truly matter, I’ve come to know their story in depth, not as a distant observer, but through seasons that left a mark and became part of my own memory.
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Genèse de « Twelve in the Noise ». Une chanson pour le 12e joueur
C’est la première chanson que j’offre publiquement au Web. Pas comme un produit fini pensé pour performer à tout prix, mais comme un geste. Une contribution modeste, sincère, profondément ancrée dans ce que le football américain représente pour moi depuis l’enfance.
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