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La vertu comme capital politique

Posté par le 20 février 2026
dans Philosophie-politique, Politique nationale
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Pourquoi la gauche n’est pas immunisée contre le carriérisme

Il y a quelques années, j’ai eu un échange corsé avec Jean-François Lessard sur mon mur Facebook. Je me permets de le nommer ici, et même de le taguer, parce que la discussion était publique, assumée, et révélatrice de quelque chose de plus large que nous deux. À l’époque, Lessard se présentait au poste de co-porte-parole masculin de Québec solidaire. Sa candidature avait peu de chances d’aboutir, mais elle était fidèle à ce qu’il incarne, brasser les idées, nourrir la démocratie interne, porter un idéal militant même lorsque l’appareil du parti semble déjà avoir tracé sa route.
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La fracture rentable : quand le droit à l’avortement devient capital politique

Posté par le 20 février 2026
dans Politique nationale
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Quand l’alerte devient capital médiatique, le droit à l’avortement risque d’alimenter la polarisation qu’il voulait prévenir.

Si le droit à l’avortement est non négociable, il n’est pas pour autant intouchable politiquement, car il peut aussi devenir un outil.

Je viens d’écrire sur la mémoire qui fonde mes convictions féministes, universalistes, à partir de cette table autour de laquelle, bien avant que je ne parle de politique, s’est installée en moi une évidence morale qui ne fluctue pas. Ce n’était pas une théorie. Ce n’était pas un slogan. C’était une manière simple de concevoir la dignité et la liberté. Ici, je regarde autre chose. Non pas la légitimité du droit, qui pour moi demeure ancrée dans cette mémoire intime, mais la manière dont, dans l’espace public, on peut le mettre en scène, l’importer, le monnayer, le transformer en récit mobilisateur.
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La liberté commence à table

Posté par le 15 février 2026
dans Philosophie-politique, Souvenirs
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Avortement, mémoire et égalité: un féminisme universaliste contre la tutelle, la peur et la guerre des sexes.

Avortement, mémoire et féminisme universaliste

En mai prochain, mon blogue aura vingt ans.

Vingt ans à écrire sur la nature, sur le passage du temps, sur le cinéma, sur la politique en général et parallèlement l’indépendance du Québec. Vingt ans à défendre une cohérence, parfois à contre-courant, souvent à distance des emballements collectifs.

Et pourtant, en près de deux décennies d’écriture, je n’avais jamais explicitement abordé la question du féminisme.

Plus précisément, je n’avais jamais abordé frontalement le droit à l’avortement.
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Pour en finir avec l’égalité à géométrie variable de la SRC

Posté par le 12 février 2026
dans Médias, Politique nationale, Société
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Analyse critique d’Elizabeth Lemay à Radio-Canada et du sexisme woke qui fragilise le principe d’égalité.

Elizabeth Lemay à Radio-Canada : quand le principe d’égalité cède au sexisme woke

L’entrevue accordée par Elizabeth Lemay à Radio-Canada ne relève pas d’un simple dérapage médiatique. Elle agit comme un révélateur d’un glissement plus profond dans notre espace public. Lorsqu’un principe aussi fondamental que l’égalité des sexes est appliqué de manière asymétrique, selon l’identité du groupe visé, il ne s’agit plus de progrès social, mais d’un déplacement moral inquiétant. À travers cette séquence, se dessine une forme de sexisme woke qui, sous couvert de vertu, fragilise le cadre commun et banalise des généralisations que l’on n’accepterait jamais dans l’autre sens.

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Quand l’annulation woke devient antiféministe

Posté par le 9 février 2026
dans Politique nationale
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Analyse critique de la culture d’annulation, du wokisme et du double standard antiféministe à partir du cas Karima Brikh et du débat québécois.

Le cas Karima Brikh et la logique de la disqualification par association… ou bien quand défendre le Québec devient une faute morale


Je veux partir d’un point clair, assumé, et sans faux détours. Je suis solidaire de Karima Brikh. Solidaire de son droit de parole indépendant, de son parcours professionnel singulier, et du simple fait qu’une commentatrice puisse encore, en 2026, exercer son jugement sans devoir réciter un catéchisme idéologique avant de prendre la parole. Je suis solidaire aussi parce que cette séquence s’inscrit pleinement dans une culture d’annulation que certains tendent à normaliser, où l’on ne cherche plus à contredire une parole, mais à disqualifier une personne. Et cette mécanique frappe d’autant plus violemment lorsqu’elle vise une femme qui refuse de se soumettre à l’orthodoxie morale dominante.
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Refuser la polarisation étatsunienne pour mieux penser le Québec

Posté par le 27 janvier 2026
dans En primeur, Philosophie-politique, Politique
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Violence d’État, fascisme et pièges des paniques importées

En général, j’essaie de maintenir une certaine distance avec l’actualité étatsunienne. Non par ignorance, ni par indifférence, mais par lucidité. Donald Trump m’énerve, à l’instar du monde entier qu’il s’amuse à tenir sur la corde raide. Il est imprévisible, aime tester les limites, exhiber son sentiment de puissance, y compris face à ce que les États-Unis considèrent pourtant comme leurs alliés historiques. Mais plus profondément encore, au-delà de sa personne, la situation politique et sociale aux États-Unis me désespère d’une manière qui dépasse celle que je ressens face aux impasses canadiennes ou québécoises. Il y a là-bas une dramaturgie permanente, une tension constante, une fatigue morale qui aspire tout, et devant laquelle je me sens foncièrement impuissant.
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La théâtralisation politique de Catherine Dorion

Posté par le 23 janvier 2026
dans Indépendance du Québec
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Catherine Dorion attaque le PQ par amalgame trumpiste. Retour sur Option nationale et sur une dérive morale qui fragilise le camp du OUI.

Un rôle dans un scénario qui la dépasse

Ce texte s’inscrit en réaction à un statut Facebook récemment publié par Catherine Dorion, dans lequel elle accuse Paul St-Pierre Plamondon, pour demeurer poli, de complaisance à l’égard de Donald Trump, et suggère, par simple association, une dérive trumpiste du Parti québécois. Pour appuyer ce récit accusatoire, elle mobilise un imaginaire anxiogène et moralisant, afin de jeter un soupçon global sur la relance actuelle du mouvement indépendantiste.
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Pourquoi j’ai signé la lettre collective sur Christian Rioux, Le Devoir et la ligne invisible

Posté par le 5 janvier 2026
dans [pétition], Médias, Société
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Pourquoi l’éviction de Christian Rioux du Devoir soulève une inquiétude démocratique, révèle un glissement idéologique et interroge le pluralisme médiatique au Québec.

Lire notre lettre collective « Christian Rioux, Le Devoir et la ligne invisible » parue dans la section Idées du Devoir le 04 janvier 2026

J’ai choisi d’apposer mon nom à la lettre collective initiée par mon ancien député, Daniel Turp, non pas par réflexe partisan ni par fidélité personnelle, mais parce qu’elle touchait à quelque chose de plus fondamental, presque viscéral, dans mon rapport au débat public. Il arrive des moments où le silence devient une forme d’acquiescement, et celui-ci en faisait partie.

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Une mise au point nécessaire. Pour un débat civique à la hauteur de l’enjeu

Posté par le 17 décembre 2025
dans Politique nationale
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À l’approche des élections québécoises, une réflexion sur la rigueur, la responsabilité morale et les dérives du débat public. Un appel à élever le débat civique et à refuser les tactiques de discrédit politique.

À l’approche d’échéances politiques majeures, la qualité du débat public devient un enjeu en soi. Dans un climat marqué par les amalgames, les citations approximatives et les campagnes de discrédit, cette mise au point appelle à la rigueur, à la responsabilité et au refus des tactiques qui abîment durablement la démocratie.

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La marginalisation de Québec solidaire. Un danger sous-estimé pour le camp du OUI

Posté par le 14 décembre 2025
dans Indépendance du Québec, Québec solidaire
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La marginalisation de QS fragilise le camp du OUI. En s’éloignant de la nation, la gauche risque de devenir un levier involontaire du statu quo fédéral.

Quand l’effondrement d’un pôle fragilise toute la coalition souverainiste

Dans mon texte précédent, Le train fou de Québec solidaire, je décrivais un parti lancé à vive allure sans véritable aiguillage, mû par une inertie partisane plus forte que sa capacité à lire le réel, une formation qui parlait beaucoup de justice, mais de moins en moins de nation, un convoi qui se fragmentait à mesure que la base se crispait sur une pureté doctrinale incompatible avec l’action d’un peuple en marche. J’y montrais un parti oscillant entre la posture morale et le refus de prendre réellement position dans le camp du OUI, avançant sans carte ni horizon partagé.
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