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La guerre des étiquettes comme arme politique

Polarisation, langage et affaiblissement de la démocratie québécoise
Que devient la démocratie lorsque l’on colle une étiquette à l’adversaire avant même d’examiner ses arguments? À partir de l’affaire Karima Brikh et des accusations visant le Parti Québécois, j’analyse une mécanique où le soupçon moral finit par remplacer la discussion. Mais défendre mon camp ne m’oblige pas à reprendre ses raccourcis : je me méfie aussi des étiquettes de riposte et distingue le radicalisme de l’extrémisme. Avec un lexique politique pour temps confus, je propose de reprendre prise sur les mots afin de rouvrir une conversation exigeante, pluraliste et capable de construire un projet commun.
Carriérisme « à gauche » : L’archétype Alexandre Boulerice

Alexandre Boulerice pour QS dans Gouin : exception stratégique ou conflit d’intérêt politique.
Le carriérisme disparaît-il lorsqu’un parti se réclame de la gauche? À partir du passage envisagé d’Alexandre Boulerice du NPD vers Québec solidaire dans Gouin, je reprends un vieux désaccord sur les rapports entre engagement, carrière et appareil politique. J’interroge la souplesse des règles lorsqu’un candidat connu se présente, les incitations institutionnelles et la place réelle de l’indépendance dans cette trajectoire. Sans prétendre connaître les convictions intimes d’un homme, je pose une question de cohérence : que deviennent les principes lorsqu’ils rencontrent les intérêts stratégiques d’un parti et les acquis d’une carrière?
La vertu comme capital politique
La gauche peut-elle faire carrière au nom des valeurs qu’elle défend ? Cette question m’accompagne depuis une discussion avec un militant dont je respecte la sincérité. Mon expérience des partis m’a pourtant appris que les idéaux ne suffisent pas à protéger une organisation contre ses propres intérêts. Je reviens ici sur le carriérisme à gauche, sur la professionnalisation de l’engagement et sur cette autorité morale qui peut rendre la critique presque impossible. Comment continuer à défendre la justice sociale lorsque ceux qui en portent le discours finissent par devenir intouchables ?
La fracture rentable : quand le droit à l’avortement devient capital politique

Quand la peur devient une ressource politique
Le droit à l’avortement demeure pour moi un principe fondamental. Mais sa défense mérite aussi une réflexion sur les récits qui l’entourent. À partir du débat sur le projet de constitution québécoise, j’examine comment l’alerte peut devenir une ressource politique et médiatique. Qu’arrive-t-il lorsque la visibilité de certains acteurs repose sur la persistance d’un sentiment de menace ? Entre vigilance, polarisation et recherche de reconnaissance, je m’interroge sur une mécanique qui peut finir par détourner l’attention des droits qu’elle prétend protéger.
La liberté commence à table
Avant de devenir une position politique, l’égalité s’est imposée à moi autour d’une table familiale. L’affaire Chantal Daigle divisait le Québec, et je découvrais qu’une conviction pouvait tenir tête à l’autorité des adultes. Je retourne ici à ce souvenir pour comprendre les origines de mon féminisme universaliste. Entre mémoire, autonomie corporelle et apprentissage des relations égalitaires, je raconte comment s’est construit mon refus de la domination, avec cette exigence qui m’accompagne encore : reconnaître en l’autre une personne libre, capable de choisir pour elle-même.
Pour en finir avec l’égalité à géométrie variable de la SRC

L’égalité exige les mêmes principes pour tous
L’égalité peut-elle changer de sens selon le sexe de la personne visée ? L’entrevue d’Elizabeth Lemay à Radio-Canada m’amène à poser cette question et à examiner la responsabilité d’un diffuseur public devant les généralisations de ses invités. J’y vois une mise à l’épreuve de principes qui devraient demeurer communs : refuser le sexisme, préserver la nuance et reconnaître la souffrance sans hiérarchiser la compassion. À travers cette séquence, je défends une conception universaliste du féminisme et j’interroge la distance critique que nous sommes en droit d’attendre des médias publics.
Quand l’annulation woke devient antiféministe

Le cas Karima Brikh et la logique de la disqualification par association… ou bien quand défendre le Québec devient une faute morale
Je veux partir d’un point clair, assumé, et sans faux détours. Je suis solidaire de Karima Brikh. Solidaire de son droit de parole indépendant, de son parcours professionnel singulier, et du simple fait qu’une commentatrice puisse encore, en 2026, exercer son jugement sans devoir réciter un catéchisme idéologique avant de prendre la parole. Je suis solidaire aussi parce que cette séquence s’inscrit pleinement dans une culture d’annulation que certains tendent à normaliser, où l’on ne cherche plus à contredire une parole, mais à disqualifier une personne. Et cette mécanique frappe d’autant plus violemment lorsqu’elle vise une femme qui refuse de se soumettre à l’orthodoxie morale dominante.
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Maudit pick-up. Quand l’exutoire punk devient un appel au gros bon sens

Au delà de l’humour, Maudit pick-up est une chanson pour réfléchir aux comportements routiers au Québec
Cette chanson n’est pas née d’une grande idée.
Elle est née dans un rétroviseur.
Maudit pick-up est née d’un énervement banal, mais persistant. Celui que plusieurs vivent sur les routes du Québec. Celui d’un conducteur ordinaire qui roule normalement, respecte les règles, et se retrouve pourtant collé, pressé, parfois intimidé par des véhicules souvent beaucoup plus imposants. À force de se répéter, ce qui pourrait passer pour de simples anecdotes devient un phénomène difficile à ignorer, tant ces comportements semblent gagner en fréquence et en banalité.
Twelve in the Noise – This Song Belongs to the 12th Man

I offer Twelve in the Noise to Seattle’s 12th Man, a song about football, sound, and collective energy, freely shared ahead of the Super Bowl.
Twelve in the noise is the first song I’m offering publicly on the web. Not as a polished product designed to perform, but as a gesture. A sincere contribution, deeply rooted in what football has represented in my life for as long as I can remember.
As the playoffs arrive and the stakes rise, Seattle has become my anchor. Not by design, but through repetition, through history, through moments that stay with you long after the final whistle. By following the Seahawks when the games truly matter, I’ve come to know their story in depth, not as a distant observer, but through seasons that left a mark and became part of my own memory.
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Genèse de « Twelve in the Noise ». Une chanson pour le 12e joueur
C’est la première chanson que j’offre publiquement au Web. Pas comme un produit fini pensé pour performer à tout prix, mais comme un geste. Une contribution modeste, sincère, profondément ancrée dans ce que le football américain représente pour moi depuis l’enfance.
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