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Quand l’annulation woke devient antiféministe

Posté par le 9 février 2026
dans Politique nationale
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Analyse critique de la culture d’annulation, du wokisme et du double standard antiféministe à partir du cas Karima Brikh et du débat québécois.

Le cas Karima Brikh et la logique de la disqualification par association… ou bien quand défendre le Québec devient une faute morale


Je veux partir d’un point clair, assumé, et sans faux détours. Je suis solidaire de Karima Brikh. Solidaire de son droit de parole indépendant, de son parcours professionnel singulier, et du simple fait qu’une commentatrice puisse encore, en 2026, exercer son jugement sans devoir réciter un catéchisme idéologique avant de prendre la parole. Je suis solidaire aussi parce que cette séquence s’inscrit pleinement dans une culture d’annulation que certains tendent à normaliser, où l’on ne cherche plus à contredire une parole, mais à disqualifier une personne. Et cette mécanique frappe d’autant plus violemment lorsqu’elle vise une femme qui refuse de se soumettre à l’orthodoxie morale dominante.
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Refuser la polarisation étatsunienne pour mieux penser le Québec

Posté par le 27 janvier 2026
dans En primeur, Philosophie-politique, Politique
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Violence d’État, fascisme et pièges des paniques importées

En général, j’essaie de maintenir une certaine distance avec l’actualité étatsunienne. Non par ignorance, ni par indifférence, mais par lucidité. Donald Trump m’énerve, à l’instar du monde entier qu’il s’amuse à tenir sur la corde raide. Il est imprévisible, aime tester les limites, exhiber son sentiment de puissance, y compris face à ce que les États-Unis considèrent pourtant comme leurs alliés historiques. Mais plus profondément encore, au-delà de sa personne, la situation politique et sociale aux États-Unis me désespère d’une manière qui dépasse celle que je ressens face aux impasses canadiennes ou québécoises. Il y a là-bas une dramaturgie permanente, une tension constante, une fatigue morale qui aspire tout, et devant laquelle je me sens foncièrement impuissant.
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La théâtralisation politique de Catherine Dorion

Posté par le 23 janvier 2026
dans Indépendance du Québec
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Catherine Dorion attaque le PQ par amalgame trumpiste. Retour sur Option nationale et sur une dérive morale qui fragilise le camp du OUI.

Un rôle dans un scénario qui la dépasse

Ce texte s’inscrit en réaction à un statut Facebook récemment publié par Catherine Dorion, dans lequel elle accuse Paul St-Pierre Plamondon, pour demeurer poli, de complaisance à l’égard de Donald Trump, et suggère, par simple association, une dérive trumpiste du Parti québécois. Pour appuyer ce récit accusatoire, elle mobilise un imaginaire anxiogène et moralisant, afin de jeter un soupçon global sur la relance actuelle du mouvement indépendantiste.
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Pourquoi j’ai signé la lettre collective sur Christian Rioux, Le Devoir et la ligne invisible

Posté par le 5 janvier 2026
dans [pétition], Médias, Société
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Pourquoi l’éviction de Christian Rioux du Devoir soulève une inquiétude démocratique, révèle un glissement idéologique et interroge le pluralisme médiatique au Québec.

Lire notre lettre collective « Christian Rioux, Le Devoir et la ligne invisible » parue dans la section Idées du Devoir le 04 janvier 2026

J’ai choisi d’apposer mon nom à la lettre collective initiée par mon ancien député, Daniel Turp, non pas par réflexe partisan ni par fidélité personnelle, mais parce qu’elle touchait à quelque chose de plus fondamental, presque viscéral, dans mon rapport au débat public. Il arrive des moments où le silence devient une forme d’acquiescement, et celui-ci en faisait partie.

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Une mise au point nécessaire. Pour un débat civique à la hauteur de l’enjeu

Posté par le 17 décembre 2025
dans Politique nationale
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À l’approche des élections québécoises, une réflexion sur la rigueur, la responsabilité morale et les dérives du débat public. Un appel à élever le débat civique et à refuser les tactiques de discrédit politique.

À l’approche d’échéances politiques majeures, la qualité du débat public devient un enjeu en soi. Dans un climat marqué par les amalgames, les citations approximatives et les campagnes de discrédit, cette mise au point appelle à la rigueur, à la responsabilité et au refus des tactiques qui abîment durablement la démocratie.

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La marginalisation de Québec solidaire. Un danger sous-estimé pour le camp du OUI

Posté par le 14 décembre 2025
dans Indépendance du Québec, Québec solidaire
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La marginalisation de QS fragilise le camp du OUI. En s’éloignant de la nation, la gauche risque de devenir un levier involontaire du statu quo fédéral.

Quand l’effondrement d’un pôle fragilise toute la coalition souverainiste

Dans mon texte précédent, Le train fou de Québec solidaire, je décrivais un parti lancé à vive allure sans véritable aiguillage, mû par une inertie partisane plus forte que sa capacité à lire le réel, une formation qui parlait beaucoup de justice, mais de moins en moins de nation, un convoi qui se fragmentait à mesure que la base se crispait sur une pureté doctrinale incompatible avec l’action d’un peuple en marche. J’y montrais un parti oscillant entre la posture morale et le refus de prendre réellement position dans le camp du OUI, avançant sans carte ni horizon partagé.
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Quand PSPP montre la lune et que la gauche partisane préfère regarder son doigt

Posté par le 4 décembre 2025
dans Politique nationale
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PSPP dénonce le déclin du français, l’inféodation culturelle au fédéral et la nomination de Marc Miller, pendant que la gauche aliénée attaque le messager.

Le moment où nommer la réalité choque plus que la réalité elle-même.

Il y a des moments où la politique, dépouillée de ses costumes et de ses calculs, laisse entrevoir une vérité simple. C’est ce qui s’est passé lorsque Paul St-Pierre Plamondon a rappelé que notre culture francophone s’effrite, que le déclin est réel et qu’il s’inscrit dans un rapport de domination qu’Ottawa impose au Québec depuis des décennies. La polémique qui a suivi n’a pas révélé un dérapage, elle a révélé une fracture. Et je me surprends encore à voir une partie de la gauche, habituellement prompte à dénoncer l’oppression, les injustices et les inégalités, charger contre PSPP comme si nommer la réalité revenait à attaquer les artistes en général. Une gauche qui, d’ordinaire, se montre vigilante aux rapports de force et aux mécanismes d’effacement culturel, mais qui détourne ici le regard au moment même où l’un de ces mécanismes s’expose en pleine lumière. Cette contradiction me trouble, car elle vient d’un milieu qui se veut sensible à toute forme de marginalisation… sauf peut-être lorsque celle-ci touche sa propre identité nationale.
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Le fleurdelisé des Nordiques revient sur la glace. Sauf là où il devrait être

Posté par le 28 novembre 2025
dans Politique nationale, Sports
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Un essai politique et intime où le retour du chandail des Nordiques ravive trente ans de mémoire, de fierté et de blessures. Quand l’Avalanche fait renaître cette équipe disparue, c’est tout un pan de l’histoire québécoise qui resurgit et nous pousse à interroger ce que nous avons été, ce que nous avons perdu et ce que nous refusons d’oublier.

Mais pourquoi le Canadien de Montréal craint-il autant le retour du fleurdelisé sur la glace ?

Demain, à Denver, l’Avalanche du Colorado ramènera sur la glace l’uniforme fleurdelisé des Nordiques dans le cadre de sa série Héritage, qui revisite les trente ans de son passage de Québec au Colorado. Et ce retour prendra une résonance particulière, puisqu’il se fera contre le Canadien de Montréal. Sur une glace étrangère au Québec, ce duel réveillera inévitablement bien plus qu’une ancienne rivalité. Il ramènera à la surface la blessure encore vive laissée par le départ des Nordiques, une brèche qui a creusé un vide immense dans la culture sportive québécoise et, pour plusieurs dont moi, un sentiment durable de dépossession identitaire.
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Au four libéral, les brownies ne cessent jamais de cuire

Posté par le 25 novembre 2025
dans Politique nationale
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Analyse de la nouvelle crise du PLQ entre brownies, corruption et dérive structurelle, avec plaidoyer final pour l’indépendance du Québec

Encore une fournée de brownies dans la cuisine libérale

Ce texte s’inscrit dans un triptyque consacré à ma lecture des forces politiques québécoises à la veille de la campagne électorale de l’automne prochain. Après avoir examiné le PCQ dans La droite québécoise, et le Québec tout entier, méritent mieux qu’Éric Duhaime, puis QS dans Le train fou de Québec solidaire, je me penche ici sur le troisième pilier du paysage politique actuel, soit le Parti libéral du Québec. Quant à la CAQ, disons simplement que son déclin est si avancé que je doute qu’elle mérite encore un article à part entière.

Il y a dans la politique québécoise des odeurs que l’on reconnaît avant même d’en identifier la source, des effluves brunes qui montent comme la chaleur d’un vieux four qu’on n’a jamais vraiment éteint. La corruption libérale fait partie de ces parfums tenaces, presque familiers, tant elle revient avec la régularité d’une fournée de brownies qui sort du four sans que personne ne se souvienne avoir réglé la minuterie. On a beau savoir, à la lumière de l’histoire et de l’expérience, que cette culture d’influence et de patronage est presque intrinsèque aux partis libéraux, l’épisode se répète toujours avec la même lassitude, comme un rituel que personne n’ose interrompre.
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South Park, bastion de la liberté d’expression en Amérique

Posté par le 21 novembre 2025
dans Société, Télévision
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Je vais l’admettre sans détour, je suis un fan fini de South Park. Je suis cette série depuis ses débuts en 1997, ce qui ne me rajeunit pas, et j’ai l’impression étrange d’avoir vieilli en parallèle avec elle. Au fil des années, j’ai vu ce petit village du Colorado se métamorphoser en l’une des œuvres les plus audacieuses et adaptatives de la télévision américaine, toujours capable de se réinventer au rythme des crises et de l’actualité, alors que tant d’autres s’essoufflent dans un recyclage paresseux de leurs propres idées.
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