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Posté par le 28 septembre 2026
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Quand la peur tente de remplacer le bilan de la CAQ

Montage satirique montrant des électeurs québécois entre Donald Trump et Christine Fréchette, devant un bureau de vote et des enjeux québécois relégués à l’arrière-plan.

Comment Trump, Carney et Christine Fréchette redessinent la question de l’urne au Québec

Depuis le début de cette campagne, j’observe une mécanique qui dépasse les simples slogans électoraux : effacer autant que possible le bilan de la CAQ derrière l’Équipe Christine Fréchette, faire de Donald Trump la menace autour de laquelle tout le débat doit graviter et inscrire la nouvelle cheffe dans le prolongement protecteur de Mark Carney. Mais l’affaire de la possible ingérence américaine vient maintenant de prendre un tour beaucoup plus embarrassant. Nous apprenons que l’équipe de la CAQ avait commencé à attirer l’attention de journalistes sur les textes du groupe américain DARC avant même que Christine Fréchette affirme en avoir été informée. Cela ne permet pas de conclure que la menace américaine est fictive. Cela oblige cependant à poser une question supplémentaire : qui a fait circuler cette information, à quel moment et comment a-t-elle fini par devenir l’un des événements centraux de cette fin de campagne?


Mathieu Bock-Côté publiait au début de cette campagne un statut dont le titre résumait brutalement l’impression qui commençait déjà à se dégager : « Détournement de campagne, la suite ». Il allait cependant beaucoup plus loin en affirmant que la campagne de Christine Fréchette serait désormais « menée à partir d’Ottawa », que Mark Carney en imposerait le rythme et les thèmes et que le gouvernement fédéral ne se contenterait plus d’intervenir dans l’élection québécoise, mais la piloterait carrément. La formule est spectaculaire, probablement trop pour être reprise telle quelle comme une affirmation de fait; car nous ne disposons d’aucune preuve démontrant qu’un centre de commandement libéral dicterait quotidiennement la stratégie de la CAQ. Mais ce serait tout aussi imprudent de rejeter complètement l’intuition, d’autant plus que les révélations qui se succèdent depuis le 25 septembre viennent maintenant donner à cette question une résonance particulièrement troublante.

Ce que nous pouvons observer est plus intéressant qu’une hypothétique chaîne de commandement secrète : une convergence remarquablement fonctionnelle des intérêts, du vocabulaire et du calendrier politique entre le gouvernement de Mark Carney et la CAQ de Christine Fréchette. Ottawa fournit la menace, le cadre et la figure du protecteur; Fréchette transpose ce récit dans l’élection québécoise et se présente comme la gestionnaire responsable capable de travailler efficacement avec le Canada pendant la tempête. Pendant ce temps, Paul St-Pierre Plamondon et le Parti québécois doivent constamment répondre à une question choisie par leurs adversaires : êtes-vous vraiment prêts à ajouter l’incertitude de l’indépendance à celle provoquée par Donald Trump?

Voilà, à mes yeux, le véritable détournement de cette campagne.

Les trois premiers actes

Dans Sauver la CAQ pour battre le Parti québécois, je soutenais que les adversaires de l’indépendance n’avaient pas nécessairement besoin de ramener Christine Fréchette au pouvoir pour atteindre leur objectif le plus immédiat : empêcher l’élection d’un gouvernement péquiste majoritaire. Dans notre mode de scrutin, une CAQ suffisamment forte chez les francophones peut faire perdre au PQ les quelques circonscriptions nécessaires à sa majorité, même si elle demeure incapable de gagner elle-même l’élection.

Dans La CAQ vire au rouge, je m’intéressais ensuite à la transformation de cette même CAQ. François Legault avait longtemps entretenu une ambiguïté efficace entre nationalisme, autonomisme et fédéralisme. Avec Christine Fréchette, le centre de gravité semble s’être déplacé : le Canada cesse progressivement d’être le cadre avec lequel on entretient un rapport de force pour devenir l’horizon politique normal et rassurant.

Enfin, dans Trump, le français et le détournement de l’élection québécoise, j’examinais comment la guerre commerciale pouvait fournir à cette transformation son récit idéal. Nous arrivons maintenant au moment où ces trois fils commencent à se nouer.

Javelliser la CAQ

Le premier signe est presque trop évident : la CAQ elle-même s’est largement effacée de sa propre campagne. Sur les affiches électorales et dans une partie importante de son identité visuelle, le nom du parti cède le devant de la scène à « Équipe Christine Fréchette » et au slogan « Avançons ». Sans avoir accès aux recherches internes du parti, tout ressemble néanmoins à un exercice classique de repositionnement de marque politique : lorsque le produit traîne un passif devenu trop lourd, on modifie l’emballage, on personnalise l’offre autour d’un nouveau visage et on tente de créer une rupture perceptuelle avec ce qui précède.

La CAQ est ainsi passée à la javellisation. On demande moins aux Québécois de juger le parti qui gouverne depuis 2018 et qui doit répondre de SAAQclic, de Northvolt, des déficits, des difficultés en santé et de nombreux revirements politiques. On leur présente plutôt Christine Fréchette, une nouvelle équipe et une nouvelle apparence, comme si l’on pouvait tracer une frontière nette entre huit années de gouvernement caquiste et les quelques mois suivant le départ de François Legault. Mais une nouvelle image ne suffit pas. Encore faut-il parvenir à changer la question de l’urne.

Trump comme gigantesque sortie de secours

C’est ici que Donald Trump devient politiquement providentiel. Dès les premiers jours de la campagne, Christine Fréchette en fait un protagoniste presque permanent. Elle reproche aux autres formations de ne pas suffisamment parler des tarifs, évoque un « tsunami » économique et accuse PSPP de minimiser la menace américaine. Au début septembre, lorsqu’il soulève lui-même la possibilité d’une ingérence fédérale dans la campagne québécoise, Fréchette lui répond en établissant une « convergence de vues » entre lui et Trump autour d’un objectif commun : « affaiblir le Canada ».

Le piège fonctionne parce qu’il est circulaire. Pour dénoncer la stratégie de Fréchette, le PQ doit parler de Trump. Pour démontrer qu’il ne minimise pas la guerre commerciale, il doit parler de Trump. Pour répondre aux accusations voulant qu’un projet d’indépendance soit irresponsable dans le contexte actuel, il doit encore parler de Trump. L’épouvantail ne fonctionne donc pas seulement lorsqu’il effraie les électeurs. Il fonctionne lorsqu’il réussit à imposer le sujet autour duquel toute la campagne doit graviter, pendant que le bilan caquiste, la santé, le logement, le coût de la vie et les déficits passent au second plan.

L’épouvantail fonctionne moins par sa seule capacité à effrayer que par son pouvoir de fixer le regard. Tant que Trump occupe le centre du décor, le reste de la campagne demeure repoussé en périphérie.

Or, cette stratégie commençait justement à montrer ses limites. Après les débats, la CAQ reculait dans les intentions de vote et les préoccupations liées au coût de la vie et aux services publics reprenaient de l’importance. La campagne revenait progressivement sur le terrain québécois et Trump semblait perdre sa capacité à en déterminer seul le scénario.

Quand Ottawa fournit le décor

Dans cette scénographie, Mark Carney joue un rôle essentiel sans avoir besoin de participer officiellement à la campagne de Christine Fréchette. Le gouvernement fédéral contrôle la négociation commerciale, possède l’essentiel de l’information diplomatique et bénéficie naturellement d’une couverture nationale considérable chaque fois qu’il répond à Washington. La première ministre québécoise peut ainsi se placer dans le prolongement de cette action et se présenter comme la partenaire québécoise naturelle de l’effort canadien.

C’est ici que la transformation idéologique de la CAQ devient particulièrement intéressante. Le nationalisme de François Legault reposait largement sur l’idée que Québec devait obtenir davantage d’Ottawa et résister à ses empiètements. Le nouveau récit peut faire exactement l’inverse tout en conservant le langage de la protection nationale : puisque Trump menace le Québec, notre sécurité dépendrait maintenant de la force du Canada et de notre capacité à collaborer avec son premier ministre. Le fédéralisme cesse alors d’apparaître comme une doctrine. Il devient une assurance.

Dans cette mise en scène satirique, Ottawa tient le projecteur, Trump fournit la menace et Christine Fréchette occupe la scène québécoise, tandis que les dossiers intérieurs demeurent dans l’ombre.

Et voilà que, le 25 septembre, à 48 heures du vote par anticipation, un nouvel élément vient remettre spectaculairement Trump au centre du décor. Le Bureau d’enquête de Québecor révèle qu’Ottawa a averti Québec d’une possible tentative américaine visant à influencer l’élection québécoise. Les informations alors disponibles évoquent notamment les écrits du Defense Analyses and Research Corporation, un groupe de réflexion américain qui propose ouvertement d’encourager les mouvements indépendantistes au Québec et en Alberta afin d’affaiblir le Canada. Rien, dans les informations rendues publiques, ne démontre toutefois que l’administration Trump ait elle-même mis cette stratégie à exécution. C’est d’ailleurs la distinction essentielle que faisait Guillaume St-Pierre dès le lendemain : entre l’influence, l’intention et une véritable opération d’ingérence.

À 48 heures du vote par anticipation, la menace d’une possible ingérence américaine surgit au cœur de la campagne. Un épisode dont le timing ravive inévitablement, chez moi, le souvenir des interventions fédérales qui ont marqué l’histoire référendaire québécoise.

Mais depuis, la chronologie s’est considérablement compliquée. Nous savons maintenant que des membres de l’équipe de Christine Fréchette avaient commencé dès le 12 septembre à attirer l’attention de journalistes sur les textes du DARC, donc avant que la première ministre affirme avoir elle-même été informée de leur existence. Fréchette reconnaît aujourd’hui qu’elle ignorait ces démarches et dit vouloir faire la lumière sur ce qui s’est passé dans son propre entourage.

Cette nouvelle information ne permet toujours pas de conclure que la menace américaine a été inventée. Elle rend cependant beaucoup plus difficile de réduire l’affaire à une simple alerte de sécurité descendue d’Ottawa vers Québec. La question porte désormais aussi sur la manière dont des documents publics, connus depuis des mois, ont d’abord été portés à l’attention de journalistes par l’entourage politique de la CAQ, puis se sont retrouvés quelques jours plus tard au centre d’un récit beaucoup plus vaste sur une possible ingérence américaine dans l’élection. Autrement dit, la chronologie n’est plus un détail périphérique de l’affaire. Elle en devient l’un des principaux enjeux.

Le parallèle historique s’impose jusque dans Le Devoir. Michel David évoque directement le « coup de la Brink’s » de 1970, lorsque la crainte d’une fuite des capitaux avait brusquement marqué la fin de la campagne. La comparaison ne prouve évidemment aucune opération équivalente aujourd’hui, mais elle rappelle comment une menace extérieure peut, à quelques jours du vote, déplacer la question de l’urne et faire de la peur le prisme du choix politique.

Le triangle se referme

C’est ici que le télescopage devient fascinant. Pendant des semaines, Christine Fréchette a associé PSPP à Trump en soutenant que tous deux chercheraient, pour des raisons évidemment très différentes, à « affaiblir le Canada ». Voilà maintenant que surgit l’hypothèse selon laquelle des intérêts américains pourraient souhaiter favoriser l’élection d’un gouvernement indépendantiste. Le triangle narratif se referme presque parfaitement : Trump représente la menace, Carney celui qui protège le Canada, Fréchette la partenaire québécoise du protecteur, et PSPP se retrouve indirectement placé du côté de ceux dont l’élection pourrait servir les intérêts d’acteurs américains hostiles au Canada. Sans prétendre que cette séquence ait été scénarisée, il devient difficile de ne pas constater à quel point chaque nouvel épisode replace les mêmes personnages dans les mêmes rôles et ramène la campagne sur le terrain où Christine Fréchette souhaite manifestement la mener depuis le début. C’est précisément ce que relève maintenant St-Pierre : après avoir lancé sa campagne sur la lutte contre Trump, une stratégie qui commençait à montrer ses limites, Fréchette voit ces révélations replacer simultanément la menace américaine et sa relation avec Mark Carney au coeur du débat, à quelques jours du vote.

Le triangle narratif poussé jusqu’à la satire : Trump comme menace, Carney comme protecteur et Christine Fréchette ramenant la campagne québécoise sur le terrain de la stabilité canadienne. Montage satirique.

Le plus révélateur est peut-être la réaction de PSPP lui-même. Plutôt que de nier par principe le risque d’ingérence américaine, il affirme vouloir travailler avec tous les partis si une menace réelle existe, puis cherche immédiatement à ramener la question de l’urne vers le Québec. Il refuse précisément le choix narratif qu’on tente de lui imposer : passer la dernière semaine de la campagne à débattre de Donald Trump plutôt que du gouvernement que les Québécois souhaitent se donner pour les quatre prochaines années.

Mission Leadership Québec et les limites de la comptabilité électorale

Les révélations entourant Mission Leadership Québec, organisme auquel la CAQ a confié deux contrats de campagne malgré son orientation fédéraliste et les liens de certains dirigeants avec des réseaux libéraux, ajoutent une pièce au tableau, sans qu’aucune infraction soit pour autant établie. Mais le débat des dernières heures permet surtout de préciser les termes : toute influence politique n’est pas nécessairement une ingérence, et toute ingérence ne prend pas nécessairement la forme d’une dépense électorale illégale. Comme le rappelle Guillaume St-Pierre, les gouvernements, les provinces et leurs représentants cherchent constamment à s’influencer mutuellement, notamment dans leurs relations commerciales avec Washington. Journal de Québec

L’enjeu dépasse donc ce que le DGEQ peut comptabiliser : Ottawa peut, dans l’exercice normal de ses fonctions, imposer des thèmes, occuper l’espace médiatique et détenir des renseignements de sécurité auxquels les partis québécois n’ont pas nécessairement accès également. Mark Carney avait d’ailleurs multiplié les annonces aux côtés de Christine Fréchette dans les semaines précédant le déclenchement de l’élection. Cela ne constitue pas en soi une ingérence, pas davantage que des discussions directes entre Québec et Washington ne suffisent à démontrer une opération américaine. Mais politiquement, chacun cherche évidemment à faire prévaloir ses intérêts et son récit. Journal de Québec

La question devient alors moins celle d’une ingérence au sens juridique que celle d’une influence politique : jusqu’où un gouvernement d’un autre ordre peut-il contribuer à structurer le récit d’une campagne québécoise sans jamais franchir les limites formelles de la loi électorale?

Après les débats, le scénario commençait pourtant à craquer

Ce qui rend l’épisode du 25 septembre particulièrement frappant est qu’il survient précisément au moment où cette mécanique semblait perdre de son efficacité. Les débats télévisés avaient momentanément ramené la campagne sur le terrain québécois. Lorsque les chefs se sont retrouvés directement confrontés, Trump ne suffisait plus à occuper tout l’espace. La santé, l’éducation, le coût de la vie, le bilan caquiste et les propositions des différents partis étaient revenus dans la conversation.

Cette caricature de Gaspard Skoda résume bien le « tunnel » que les débats commençaient justement à briser : derrière les tarifs de Trump demeuraient le bilan caquiste, la santé, le logement, le déficit, SAAQclic et Northvolt.

Depuis, ce recul ne s’est pas résorbé. Un nouveau sondage Léger-Le Journal/TVA publié le 28 septembre place maintenant la CAQ à 16 % des intentions de vote, en baisse de quatre points en une semaine et au quatrième rang dans cette mesure. Un sondage demeure évidemment un instantané et non le résultat du scrutin, mais cette évolution montre au minimum que la présence constante de Trump dans le récit caquiste ne s’est pas accompagnée, jusqu’ici, d’une remontée durable des appuis au parti. La fin de campagne se déroule désormais dans un contexte où le bilan gouvernemental et le désir de changement reprennent une place importante dans le débat.

Pourtant, au moment même où cette stratégie semblait perdre de son efficacité, Trump est revenu au centre de la scène, non plus seulement comme menace économique, mais comme menace potentielle à l’intégrité même de l’élection québécoise.

Quel extraordinaire sens du théâtre.

La peur ou le projet

Christine Fréchette peut parfaitement soutenir qu’un monde dominé par l’imprévisibilité de Donald Trump exige davantage de prudence, de stabilité et de coopération avec Ottawa. C’est une position politique qui mérite d’être débattue comme telle. Mais dès lors que cette prudence devient l’un des principaux arguments en faveur du maintien du cadre canadien, une autre question apparaît : quel projet la CAQ propose-t-elle au Québec au-delà de cette protection? Et si l’argument consiste essentiellement à dire que le monde est devenu trop dangereux pour envisager un changement politique majeur, ne risque-t-on pas de substituer à un projet collectif une simple politique de gestion de la peur?

L’élection du 5 octobre ne porte pourtant pas sur un choix entre Christine Fréchette et Donald Trump. Elle porte sur le bilan du gouvernement sortant, sur les projets proposés par les différentes formations et sur ce que les Québécois souhaitent faire de leur propre État. Le débat sur l’indépendance appartient évidemment à cette discussion, mais il devrait pouvoir être mené pour ce qu’il est, plutôt que constamment réinterprété à travers les intentions prêtées à un président américain.

Or, les révélations survenues depuis le 25 septembre compliquent considérablement le récit initial. Nous savons maintenant que l’équipe de Christine Fréchette avait commencé dès le 12 septembre à attirer l’attention de journalistes sur les textes du Defense Analyses and Research Corporation, avant même que la cheffe caquiste affirme en avoir elle-même été informée. Fréchette soutient qu’elle ignorait ces démarches et dit vouloir maintenant « faire la lumière » sur ce qui s’est passé dans son propre entourage.

Cela ne démontre ni que la menace américaine était fictive, ni qu’Ottawa aurait orchestré toute cette séquence. Mais cela change la question. Il ne suffit plus de s’interroger sur ce que certains groupes américains auraient souhaité faire au Canada. Il faut également examiner comment des documents publics ont circulé à l’intérieur de la CAQ, auprès des médias, puis jusque dans le débat sur une possible ingérence étrangère. La chronologie cesse alors d’être un détail périphérique. Elle devient elle-même un élément politique de cette fin de campagne. Le fait qu’un groupe de réflexion américain ait proposé une stratégie favorable aux mouvements indépendantistes ne prouve d’ailleurs pas que Washington l’ait mise à exécution.

C’est précisément le retournement qui rend cette affaire si révélatrice. Depuis plusieurs semaines, j’observe une mécanique visant à effacer autant que possible le bilan de la CAQ derrière l’Équipe Christine Fréchette, à inscrire la nouvelle cheffe dans le prolongement protecteur de Mark Carney, à faire de Trump l’épouvantail permanent et à associer progressivement l’indépendance à l’incertitude. L’affaire de l’ingérence devait replacer spectaculairement Trump au centre de la scène. Elle oblige maintenant la CAQ à répondre de la manière dont sa propre équipe a contribué à faire circuler les informations qui ont alimenté cette controverse.

Nous sommes maintenant le 28 septembre. Le vote par anticipation est en cours et il ne reste qu’une semaine avant le scrutin du 5 octobre. Élections Québec Dans une campagne qui évolue aussi rapidement, d’autres révélations peuvent encore modifier notre compréhension de cette histoire. Mais une chose a changé depuis le début : à force de voir revenir les mêmes menaces, les mêmes personnages et les mêmes ressorts, il devient plus facile de distinguer l’événement réel du récit politique construit autour de lui.

Le décor est toujours planté, mais cette fois, nous voyons les ficelles.

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